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http://www.archive.org/details/bulletinancienst35soci 



3 * j 



Bl LLETIN DE LA S< >< : I i 11 : 

ANCIENS TEXTES 

FRANÇAIS 






Le Puy, imp. R. Marcbessou. — Pcyriller, Ronchon et Gamon, successeurs 



BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ 



DES 



ANCIENS TEXTES 



FRANÇAIS 



. fE-CINQUIÊME A.NN1 E 







'o° 




PARIS 

L I B R A I l< I E P [RMIN-DIDO I E l 






BULLETIN DE LA SOCIETE 



DES 



ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



DECRET 

LA SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 

COMME ÉTABLI 



Le Président de la République française, 
ir le rapp >rt du Président du Conseil, Ministre de 
l'Intérieur; 

Vu la deman : ntée par la Société des anciens 

textes français, dont le siège est à Paris, à l'effet d 

it d'utilité publique : 
Vu l'avis du Ministre de l'Instruction publie]'. 
date du 19 juin 

La délibération du Conseil municipal de ! I 
date du 3o mars 1906; 

La l<>i du 1" juillet IQOI sur le contrat d'à 

ret réglementaire du ; rendu p>-ur 

son tppli 



- 6 — 

Les Statuts de l'Association; 
Ensemble les pièces du dossier ; 
Le Conseil d'Etat entendu; 

Décrète : 

Article premier. 

La Société des anciens textes français, dont le siège 
est à Paris, est reconnue comme établissement d'utilité 
publique. 

Art. 2. 

Cette Association sera régie par les statuts annexés 
au présent décret. Aucune modification ne pourra y 
être apportée sans l'autorisation préalable du Gouver- 
nement. 

Art. 3. 

Le Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur, est 
chargé de l'exécution du présent décret. 

Fait à Paris, le 28 février 1907. 

Signé : A. Fallières. 

Par le Président de la République, 
Le Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur, 

Sigiié : G. Clemenceau. 



- rATUTS 

DE LA SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



I . — But et composition de la Société. 

Article premier. 
La Société des anciens textes français, fondée en 1875, 
a pour but de publier des documents de toute nature 
rédiges au moyen âge en langue d'oc et en langue d'oïl; 
sa durée est illimitée: elle a son .iris. 

Art. 2. 
- -ciété comprend des membres fondateurs, per- 
pétuels et ordinai: 

Pour être membre, il faut : r j être présente par deux 
membres de l'Association et agréé par le Conseil d 
ministration ; 2' paver une cotisation dont le minimum 
inq trancs. 
Les membres fondateurs paient une somme de 
cinq cents francs um ur toutes. Les membres 

perpétuels paient une somme de deux cent cin- 
quante francs une fois pour toutes. Les membres ordi- 
naires paient chaque année une cotisation de vingt- 
ci n 1 tr.i:i 

Indépendamment des cotisations, tout membre, au 
:i, acquitte un droit d'entrée 
. 

A m 
Lfl qualité de membre de la S perd : ; 

la démission ; a* par la radiation pi pour m 



graves par le Conseil d'administration, le membre inté- 
ressé ayant été préalablement appelé à fournir ses expli- 
cations, ou par l'Assemblée générale, sur le rapport du 
Conseil d'administration. 

II. — Administration et fonctionnement. 
Art. 4. 

La Société est administrée par un Conseil composé 
de vingt-trois membres élus chaque année par l'Assem- 
blée générale à la pluralité des voix des membres pré- 
sents. 

Le Conseil choisit parmi ses membres, un bureau 
composé d'un président, de deux vice-présidents, d'un 
administrateur, d'un trésorier, d'un trésorier-adjoint, 
d'un secrétaire et d'un secrétaire-adjoint. 

Le Conseil comprend quinze membres auxquels le 
Bureau est adjoint de droit. 

Tous les membres du Bureau et du Conseil sont 
indéfiniment rééligibles, à l'exception du Président qui 
ne peut être réélu à la présidence qu'après un délai de 
deux ans. 

Art. 5. 

Le Bureau et le Conseil se réunissent tous les mois 
et chaque fois qu'ils sont convoqués par le Président 
ou sur la demande du quart de ses membres. 

La présence du tiers des membres du Bureau et du 
Conseil est nécessaire pour la validité des délibérations. 

Il est tenu procès-verbal des séances. 

Les procès-verbaux sont signés par le Président et le 
Secrétaire. 



Ari • 
Les fonctions de membre du Bureau et du Conseil 
gratuites. 

A y r . - . 

Les membres de la Société sont tous convoqués à 
L'Assemblée générale qui se réunit tous les ans et chaque 
t'ois qu'elle est convoquée par le Conseil d'administra- 
tion. 

Elle entend, chaque année, un exposé de la situation 
de la Société par le Président; le rapport du Secrétaire 
sur l'état des publications et le rapport du Trésorier 
sur les comptes de l'exercice. Elle délibère sur les ques- 
tions mises à l'ordre du jour et pourvoit au renouvelle- 
ment des membres du Bureau et du Conseil d'adminis- 
tration. 

posé du Président ainsi que les rapports du Se- 
lire et du Trésorier sont imprimes annuellement 
dans le Bulletin de la Société. 

ir le Président. La 
; :tées! représentée en justice et dans tuu^ 
delà vie civile par le Président. 

Ah i 

Les délibérations du Conseil d'administration rela- 
l aux aliénations de rentes ou valeurs faisant partie 
onds de réserve ne sont valables qu'après l'appro- 
bation de l'Asscmi raie. 

10. 

lu C l'ad ' 1 1 i < > n rcla- 



— 10 — 

rives à l'acceptation des dons et legs ne sont valables 
qu'après l'approbation administrative donnée dans les 
conditions prévues par l'art. 910 du Code civil et les 
articles 5 et 7 de la loi du 4 février 1901 . 

Art. 1 1. 

Les délibérations de l'Assemblée générale concernant 
les aliénations de biens dépendant des fonds de réserve 
doivent être soumises à l'approbation du Gouverne- 
ment. 

III. — Fonds de réserve et ressources annuelles. 

Art. 12. 

Le fonds de réserve se compose : 
i° de la dotation ; 

2 du dixième au moins du revenu net des biens de 
la Société ; 

3° des sommes provenant des libéralités, dons ou legs. 

Art. i3. 

Le fond de réserve est placé en rentes perpétuelles 
nominatives sur l'État ou en obligations nominatives 
de chemins de fer dont le minimum d'intérêt est garanti 
par l'État. 

Art. 14. 

Les recettes annuelles de la Société se composent : 
i° des souscriptions des membres fondateurs et 
perpétuels; 

2 des droits d'entrée des nouveaux membres; 
3° des cotisations des membres ordinaires; 
4 du produit de la vente de ses publications ; 



— II — 

3° des subventions qui peuvent lui cire accord. 

6° des dons et legs dont l'acceptation aura été auto- 
risée par le Gouvernement, ainsi que des ressources 
créées à titre exceptionnel, et s'il y a lieu, avec l'o- 
rnent de l'autorité compétente; 

7° du revenu de ses biens. 

IV. — Modification des statuts et dissolution. 

A ri. i5. 

Les statuts ne peuvent être modifiés que sur la pro- 
position du Conseil d'administration ou du dixième 
des membres, soumise au bureau un mois avant la 
:c. 
L'Assemblée extraordinaire, spécialement convoquée 
I effet, devra se composer du quart au moins des 
membres et ne pourra modifier les statuts qu'à la majo- 
rité des deux tiers des membres présents. 

Ait. i6. 

lemblée générale, appelée à se prononcer sur la 
iété, et convoquée spécialement a 

cet effet, doit comprendre au moins la moitié plus un 

membres inscrits. Si cette proportion n'était 
atteinte. l'Assemblée serait convoquée de nouveau, 
mais a quinze jours au moins d'intervalle, et cette 
pourrait valablement : . quel [ue tût le nombre 

membres présents. Dans tous Les cas, la dissolution 
ne peut être l'a la majorité des deux tiers des 

meml . dis. 



I 2 — 



Art. i - . 



En cas de dissolution, l'Assemblée désigne un ou 
plusieurs commissaires chargés de la liquidation des 
biens de la Société. L'actif net est attribué à un ou plu- 
sieurs établissements analogues publics ou reconnus 
d'utilité publique. 

Ces délibérations sont adressées au Ministère de l'In- 
térieur et au Ministère de l'Instruction publique. 

Art. 18. 

Les délibérations de l'Assemblée générale prévue aux 
articles i5, 1 6 et 17 ne sont valables qu'après l'appro- 
bation du Gouvernement. 

V. — Surveillance et règlement intérieur. 

Art. 19. 

Le Président devra faire connaître dans les trois 
mois à la Préfecture tous les changements survenus 
dans l'administration. 

Les registres et pièces de comptabilité de la Société 
devront être présentés sans déplacement à toute réqui- 
sition du Préfet, à lui-même ou à son délégué. 

Le rapport annuel et les comptes seront adressés 
chaque année au Préfet, au Ministre de l'Intérieur et 
au Ministre de l'Instruction publique. 

Art. 20. 

Un règlement, préparé par le Conseil d'administra- 
tion et approuvé par l'Assemblée générale, arrête les 
conditions de détail relatives à l'application des statuts. 



— 1 3 — 



REGLEMENT 

DE LA SOCIE1 FRANÇAIS 



■nposttioii de /j Société. 

ARTICLK IRKMIl H. 

I a Société se compose de membres Fondateurs, perpétuels et 
ordinaires dans les conditions déterminées par l'article 2 des 
statuts, sous réserve que les Bibliothèques publiques, les per- 
sonnes civiles, les maisons de commerce ne peuvent être admises 
qu'à titre de membres ordinaires. 

séances. 

. 2. 

La ~ réunit en Assemblée générale le premier jeudi du 

mois de mai. 

éunit le quatrième mercredi de cha- 
que h. 

Du président ei fente. 

A NT. ). 

I.c président de la Société nu, en ion absence, l'un des 
sidents ouvre et lèl 

cil, met aux voix les . discussion et, en C 

:idérantc. 

ite comi 



— »4 — 

Art. 7. 

Le président convoque d'office et extraordinairemcnl, lorsqu'il 
le juge nécessaire, les diverses commissions, le Conseil et la So- 
ciété. Néanmoins il doit, dans ce dernier cas, prendre l'avis du 
Conseil. 

Du secrétaire. 

Art. 8. 

Le secrétaire envoie les convocations, rédige les procès-verbaux 
des séances, est chargé de la correspondance et conserve les ar- 
chives. 

Art. g. 

Dans chaque séance du Conseil il prépare l'ordre du jour, fait 
connaître l'état d'avancementdes publications entreprises, le nom- 
bre des feuilles tirées et composées, les manuscrits dont l'impres- 
sion est proposée, etc. 

Art. 10. 

Il est chargé de la rédaction du Bulletin que publie la Société. 
Ce Bulletin comprend le résumé des séances et une série de no- 
tices. 

De l'administrateur. 

Art. 1 1 . 

L'administrateur de la Société est spécialement chargé de la re- 
présenter dans ses rapports avec ses imprimeurs ainsi qu'avec les 
libraires et relieurs. 

Art. 12. 

Il prépare et soumet au Conseil les projets des traités qui doi- 
vent être passés avec eux et en surveille l'exécution. 

Art. i3. 

Il vise tous les comptes financiers de la Société avant leur paye- 
ment par le trésorier. 

Art. 14. 

Il surveille la conservation, la distribution ci la vente dus publi- 
cations, et, à la fin de chaque exercice, rend compte au Conseil du 
nombre d'exemplaires restant en magasin. 



— I D — 

Des publications de la Société. 

Art. i5. 

Les ressources de la Société sont entièrement consacrées à la 
publication de volumes auquel* ont droit tous les membres de la 
Soc;. 

Art. 16. 

Les publications de la Société se composent pour chaque exer- 
cice : i* d'un Bulletin; 2° de volumes en nombre indéterminé. 

Art. 17. 

Les membres fondateurs et ceux des membres ordinaires qui 
paient une cotisation annuelle de cinquante francs reçoivent les 
publications de la Société tirées sur papier Whatman, les mem- 
bres perpétuels et ceux des membres ordinaires qui paient une 
itioo de vingt-cinq francs les reçoivent tirées sur papier 
ordinaire. 

Art 

1 Conseil désigne les ouvrages à publier et nomme pour chacun 
d'eux un commissaire responsable chargé d'en surveiller l'exé- 
cution. — Aucun volume ne pourra paraître sous le n»m de la So- 

oseil, et s'il ne porte le visa du com- 
missaire responsable. 

Art. 19. 

Bulletin est expédié directement par les soins du libraire 
: l". iris, en province et .1 l'étran- 

:cmis ;iu\ membres de la Société 
leur- re de la Société <. 

d'une lettre d'a\is qui leur est adressée par !c secrétaire. 
Au 1 

Le prix de vente de chacune des publication! de la Société e->t 

Ce prix pour; . arc augmente. 

3 I . 



— îb — 

Art. zi. 

Lorsqu'une publication est acceptée en principe par le Conseil, 
celui-ci nomme, séance tenante, une commission de trois mem- 
bres pour examiner le projet de publication et fixer le chiffre du 
tirage. 

Art. 23. 

Celte commission fait son rapport dans la séance suivante, et, en 
cas d'adoption, il est désigné un membre pour remplir les fonctions 
de commissaire responsable. 

Art. 24. 

Les honoraires attribués aux éditeurs sont déterminés par le 
Conseil pour chaque publication. 

Art. 25. 

Les éditeurs auront droit à dix exemplaires, dont un en papier 
Whatman, de chacune de leurs publications. Dans le cas où une 
publication aurait plusieurséditeurs, il sera attribuéà chacund'eux 
un exemplaire en papier Whatman, imputable sur les dix. Le com- 
missaire responsable recevra deux exemplaires, dont un en papier 
Whatman. 

Art. 26. 

La Société n'a pas de bibliothèque. 

Du trésorier et de la commission de comptabilité. 

Art. 27. 

Le trésorier a l'administration des fonds de la Société, il perçoit 
les cotisations, délivre les quittances, tient le journal de caisse et 
acquitte les dépenses votées en Conseil et visées par l'administra- 
teur. 

Art. 28. 

Il propose au Conseil les diverses mesures qui lui paraissent 
utiles pour le placement des fonds de la Société. 

Art. 29. 
lia voix consultative dans la commission de comptabilité 






Art. 3o. 



La commission de comptabilité nommée dans la première séance 
de l'année, se compose de trois membres. 

Art. 3i. 

Elle vérifie les comptes de l'exercice précédent, dresse un projet 
de budget pour l'année qui s'ouvre et le soumet auConscil dans la 
séance de lévrier. 

Art. 

Elle propose au Conseil, s'il y a lieu, après avoir entendu le 
Mer. la radiation des membres qui n'ont pas acquitté leurs 
cotisations. 

Art. 33. 

Ses pouvoirs expirent en mars après approbation donnée par le 
i à ses proposi; 






— i8 — 



LISTE DES MEMBRES 



DE LA 

SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 
AU i" MAI 1909. 



MEMBRES FONDATEURS 



Réthune (baron François), 

[702]. 
Bonnardot (François), [44]. 
f Bordier (Henri), [4]. 
Didot (Alfred), [408]. 
Laborde (marquis J. del, 

[i5]. 
•J- Lamarle (A.), [261]. 
Laurençon (Léon), [208]. 
Le Pileur (D r Louis), [388]. 
7 Lowell (J.-R.), [401]. 

MEYER(Paul), [21]. 

-}• Pannier (Léopold), [25]. 
7 Paris (Gaston), [26]. 



7 Queux de Saint- Hilaire 

(marquis de), [3o]. 
| Richard (Ed.), [237). 
7 Rœderer (L.), [452]. 
7 Rothschild (baron Arthur 

de), [na]. 
Rothschild (baron Edmond 

de), [n3]. 
RoTHSCHiLD(baron Henri de), 

[6 4 3]. 
7 Rothschild (baron James 

dei, [3ij. 
7 Schefer (Charles), [466]. 
7 Wailly (Natalis de),[2j. 



MEMBRES PERPETUELS 



7 Andouillé (A.), [171]. 
7 André (Edouard), [ 1 3 1] . 
7 Aron-Duperret(H.),[i47]. 
7 Avril (baron Adolphe d'), 
[556]. 



Balsan (Ch.), [247]. 
Batiouskof (Th.), [634]. 
t Baudry (F.), [3]. 
Bernon (baron de), [624]. 
Bethmont(D.), [698]. 



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— 20 — 



Smith (Miss Lucy Toulmin) 

[439]- 
Stimming iDr Albert), [32i]. 

SUCHIER (A.), [164]. 
SUDRE (L.), [659]. 

-J- Sundby (Thor), [323]. 

f Templier (Armand), [3S4J. 

Thurneysen iD'), [5S5]. 

TOBLER (Adolf), [60]. 

Todd (Henry A.), [6i3]. 
Tqynbee iPaget), [608]. 



7 Urbain (Fr.), [217]. 

t Van Hamel iA.-G.), [598]. 

VlENMOT (W.), [591]. 

f VlLLEMESSANT(H.de),[30/]. 

Walberg (Emm.), [767]. 

Walhund (C), [447]. 

f Weber (Dr Alfred), [396]. 

Wechssler (Ed.), [676]. 

v Wesselofski (Alex.), [446]. 

Wulff (Fr.), [569]. 



LISTE GÉNÉRALE 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ 1 

Aberdeen (Bibliothèque de l'Université .sse; 

correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palis^ 

brrt Collège, [701], à Cleveland, iDhioi, Etats-Unis 
Amérique; correspondant M. Stechert, libraire, rue de 
Rennes. 

A (Bibliothèque universitaire d'), ' - ■ : correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

A Bibliothèque universitaire d" correspondant 

M. Rutr, libraire, à Alger. 

A- îur de français, j5, Montpomcry 

strect, Glasgow, i 11 M. Picard, 

libraire, rue Bonn; 

|ue de l't'ni\ i -res- 

pondant M. .1 . Miller, libraire à Amsterdam. 

Ancona (Aless. d'i. 22j , correspondant de L'Institut, pro- 
fesseur a l'Université de Pise. 

Bibliothèque publique d'), 7*3]; correspondant 
M . Siraudeau, librai: 

■ tlu-quc principale I nscienec. 

a le M. Fr. 1 rvateur. 

Ahb :: 1 ■ il. . . membre de l'Institut, 

professeur au Collège de France, Boulevard Montparna 

du département du Nord. Lille 
M Br chet, archiviste. 

Bibliothèque d 

.ird. libraire, rue I 

tiol Coll 1 1 
im M. Schlachter, libraire, rue des Grands \ 

■ 

I. I.rv mi 
excmplairr 



Asher, "142;, libraire, à Berlin, L'nter den Linden: corres- 
pondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3o (6 exem- 
plaires . 

ATHnwiM (Bibliothèque de l'i, [708], à Boston (Mass.), 
Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Terquem, 
libraire, rue Scribe, 19. 

Aubry (Pierre), [697], ancien élève de l'Ecole des Chartes, 
avenue de Wagram, 74. 

Aubry-Vitf.t (Eug.), Soj], rue Barbet de Jouy, 9. 

Avignon (Bibliothèque municipale et Musée Calvet, à) [65o], 

Babcock (Earle B.), [787], professeurs l'Université de Chi- 
cago (Illinois), Etats-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Bale (Bibliothèque de l'Université de), [58]; corresp. 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Bai. san (Ch.), [247], rue de la Baume, S ^membre perpé- 
tuel). 

Baltimore (Johns Hopkins University, à), États-Unis 
d'Amérique, [554j; corresp. M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

Bangelet Schmitt, libraires de l'Université de Heidelberg, 
[728J; correspondant M. Brockhaus, libraire, rue Bona- 
parte, 17. 

Bangor (Bibliothèque d' University Collège, à), Pays de 
Galles, Angleterre, [674]; correspondant M. Welter, 
libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Batiouskof (Th.), ['04], ancien professeur à l'Université de 
Saint-Potersbourg; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82 (membre perpétuel'. 

douin-Bugnet Maurice), [675], juge au tribunal de 
Reims (Marnei 

Bawdoin Collège [Bibliothèque de), [778], Brunswick 
(Maine), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Otto 
Harrassowitz, libraire à Leipzig. 

Beau Gabriel), [5 60], boulevard Raspail, 207. 



Bedford (Miss Elizabethi. 784 . professeur de langues 
modéra le normale de Cape (îir 

Etats-Unisd'Amérique; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonapai 

Bédier (Joseph), [672], professeur au Collège de France, 
rue Soufflot, 1 1 • 

Belfast (Queen's Collège à), Irlande [49a]; correspondant 
M. Welter, rue Bernard-Palissy, 4. 

. 298], docteur es lettres. Directeur adjoint 
a L'Ecole des Hautes-Etudes, rue de Cond 

Y (Bibliothèque Je l'Université de), Californie, 
; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
• 4- 



Berlin l Bibliothèque de l'Université de). rrespon- 

dant M. Gaulun, libraire, rue Madame. 

Bibliothèque cantonale de), correspondant 

M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

;ren droit, rue des SaintS- 
tnbre perpétui 

iliothèque universitaire de). trrespon- 

dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Paliss 

Dani conseiller référendaire à la Cour 

des Comptes, boulevard Emile Aubier, 14 (membre per- 
pétuel . 

6, rue Bériot, à 
I tuvein (B respondant M. Welter, libraire, 

rue Bernard : (dateur). 

Bibi l I liège Romain, 

nae;corre 1 ri 1 cher, libraire a Rome. 

l'aris. 

Bibuothkqui 11 Palais de l'Institut, 

Pi 

; iLE, Pi 

léraie si; hus- 

• «kholm. 

1 ii quero, libraire, n 

l'Univei ir au 

lycée d'< 



- 2 4 - 

Bonn (Bibliothèque de l'Université de correspondant 

M. Le Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain, 176. 

Bonn (Séminaire pour l'étude des langues romanes à l'Uni- 
versité de), [617]; correspondant M. Fr. Cohen, libraire 
à Bonn. 

* Bonnardot (François), [44], à Champlan. par Lonjumeau 
-et-O.), (membre fondateur). 

Bordeaux (Bibliothèque universitaire de), [646]; correspon- 
dant, M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Bos(D r Alph.), [04], cours Lieutaud, 52. Marseille (membre 
perpétuel). 

Boston (Bibliothèque publique de', Etats-Unis [441]; cor- 
resp. M. Terquem, libraire, rue Scribe, 19. 

Boucher (Aug.), [362], ancien élève de l'École normale su- 
périeure, rédacteur politique du Correspondant, rue du 
Regard, 14. 

Bouchet (Emile), [610], rue Saint-Jean, 58, Dunkerque. 

Bourdillon (F. W.), [653^, Buddington, Midhurst (Sussex) 
Angleterre; correspondant M. Nutt, libraire à Londres. 

Bovet |D r E.i, r 72i\ professeur à l'Université de Zurich, 
Bergstrasse, 29, Zurich; correspondant M. Gamber, 
libraire, rue Danton. 7 (membre perpétuel). 

Brandin 1 Louis), [770], professeur à University Collège, 
10 1 a. Abbey Road, Londres N. W. 

Brera (Bibliothèque nationale), à Milan, [Goo] ; correspon- 
dant M. Mellier. libraire, rue Mignon. 2. 

Britjsh Muséum [7 64], à Londres; correspondant M. Le 
Soudier, libraire, boulevard St-Germain, 176. 

Pirown (John Hartl, '701 '. professeur à Washington 
University, Saint-Louis (Missouri), Etats-Unis d'Amé- 
rique: correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, $2. 

Brunot (F.), : 4 , professeur à la Faculté des Lettres de 
Paris, rue Leneveux, 8. 

Bryn-Mawr Collège Library, [724], Philadelphie (Pensyl- 
vania), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M.StecheVt, 
libraire, rue de Rennes 



— 2 5 — 

I' • : -- le l'enseignement des 

langues à la Manual trainina High School, Kansas Citv, 
M:ssouri ; correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, • 

Bush iStcphen H. professeur à l'Université* de 

Jowa (Jowa Citj ' "nis d'Amérique; correspondant 

M. Picard, libraire, rue Bonaparte. 

(Bibliothèque universitair 7 correspondant 

M. Jouan. libraire a Caen. 

bliothèque de L'Université de), "?Ô7;: corres- 
pondant M. 1-e Soudier, libraire, boulevard St-Germain, 
176. 

V- professeur de français à 

l'Université de Michigan, Ann-Arbor, Etats-Unis d'Amé- 
rique: correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy. 

iti (Charles), ciller honoraire à !a Cour d'ap- 

pel de Paris, rue de Prony, 

' . librai 

mon Pierri I iphe, rue Mi- 

chel' 

Châtelain Henri ' . docteur ès-lettres, ai- 

de l'Université, boulevard de 

pondant 
M. Ni ". libraire à Londres. 

Etats-1 \ 

spondant M. libraire, r 

pondant \1 . I •, libraire, rue de l.ilb 

m de la Faculté des Lettres de 

■ 
M, vVelttr, libraire, rue 



— 20 — 

Cloetta (W.), [670], professeur à l'Université de Iena; 
correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4 
(membre perpétuel). 

Collins (Charles), [jS3], Head Master, Oak Hill School, 
Saint-Louis (Missouri), Etats-Unis d'Amérique; corres- 
pondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Columbia (Bibliothèque de l'Université de), [602] (Missouri), 
Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Columbia University (Bibliothèque de), [677], à New-York ; 
correspondant M. Stechert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Constans (L.), [173], professeur à la Faculté des Lettres 
d'Aix (Bouches-du-Rhône). 

Copenhague (Bibliothèque de l'Université de), [687]; corres- 
pondant M. Per Lamm, libraire, rue de Lille, 7. 

Copenhague (Bibliothèque royale de), [i 5 1] ; correspondant 
M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3q. 

Cormenin (R. de), [242], rue de l'Arcade, 25. 

Cornell University [660], Ithaca, Etats-Unis d'Amérique; 
correspondant M. Stechert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Cornu (J.), [56], professeur à TUniversité de Graz (Styrie), 
Laimburgasse, 11, à Graz (membre perpétueli. 

Coulet (C), [260], libraire-éditeur, à Montpellier. 

Courcel (Valentin de), [369], rue de Vaugirard, 20. 

Crescini (Vincent), [71 5], professeur à l'Université de 
Padoue, Italie. 

Dareste (Rod.), [1G8], membre de l'Institut, conseiller 
honoraire à la Cour de Cassation, quai Malaquais, 9. 

Darmstadt (Bibliothèque grand-ducale de), [665] ; corres- 
pondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Daspit de Saint-Amand, [5 11], La Réole, Gironde. 

David (Mme veuve), [657], rue des Saints-Pères, 81. 

Delaville Le Roulx (Joseph), [3oo], ancien élève de l'École 
des Chartes, docteur es lettres, rue de Monceau, 52. 

Delisi.e (L.), [7], membre de l'Institut, administrateur 
honoraire de la Bibliothèque nationale, rue de Lille, 21. 



>ndant de l'Institut, archi- 
viste de la ville de Reims, rue Nicolas Perse val, 21, Reims. 

William- M . cur à l'I'niversité de Mis- 

nis d'Amérique ; correspondant 
M. Ricard, libraire, rue Bonap 

* DlDOT(Alfre libraire-éditeur, rue de Varenru 

(membre fondateur!. 

Bibliothèque universitaire), [695]; correspondant 
If. Welter, libraire, rue Rernard-Ralissy, 4. 

. 714], bibliothécaire de l'École supéru 

de Pharmacie de l'I'niversité de Paris, avenue de l'Ob- 
re, 4: correspondant M. Welter, libraire, rue 
4. 
I ernand), [a 19], à Saint-Medard-en-J ailes (Gironde . 

PÉRIEURE, [lai], rue d'Ulm, 45, corres- 
pondant M. Fontemoing, libraire, rue Legoff, 4. 

iHAi. (Eugène d'i, [107], membre de l'Institut, boulevard 
Malesherbes, 144. 

M 780], professeur à l'Université de 

Missouri, 1861 North market st.. Saint-Louis (Missouri); 
adant M. Ricard, libraire, rue Bonaparte, 

. [345], membre de l'Institut, Meudon, 
s (membre perpétu 

. 12 a, rue des Paroissiens, Bruxelles, 

correspond.!! | M . libraire, rue Madame. 

Edmond), [807], professeur à 1*1 '. nne, 

rue Claude 1 

. bibliothécaire de la Bibliothèque 
universitail -Hier; correspondant M. Ricard, 

libraire, rue Bonaparte, v 

114], professeur au Collège de France, nie 
de Berlin 

archiviste de la Nièvre, rue de 

iliothèqu - pondant 

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1 • • irdwell 1' 

perpétu< I 

MI». ! 



- 2% — 

Francfort-sur-le-Mein (Séminaire des langues romanes Je 
l'Académie pour les sciences sociales et commerciales, 
à), [75o], correspondant M. Gaulon, libraire, rue Ma- 
dame, 3g. 

Franqueville (Gaston de), [?i f >], château de Bizanos, par 
Pau (Basses-Pyrénées). 

Fréville de Lorme (Marcel de). [5q6], conseiller référen- 
daire à la Cour des Comptes, rue Cassette, 12 (membre 
perpétuel). 

Fribocrg-ex-Brisgau (Bibliothèque de l'Université de), [5So]. 

Fribourg (Bibliothèque de l'Université de), Suisse [752 : 
correspondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Friedwagner (Dr Mathias), [709], professeur à l'Université 
de Cernowitz (Autriche-Hongrie 1. 

Furnivall (D r Fr.-J.), [37], directeur de YEarly English 
Text Society, 3. George's Square, Primrose Hill, Lon- 
dres, N. (membre perpétuel!. 

Gamber, [719], libraire, rue Danton, 7. 

Geijer (Pierre-Adolphe), [358], professeur à l'Université 
d'Upsal. 

Genève l Bibliothèque publique de), [428]; correspondant 
M. Delagrave, libraire, rue Soufflot, i5. 

Gerig (J. -L.). [800], professeur à l'Université Columbia, 
New-York, Etats-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

GEROLnet C ie , [61 51, libraires à Vienne (Autriche); corres- 
pondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39 (2 exem- 
plaires). 

Giessen (Bibliothèque de l'Université de), [654] ; correspon- 
dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy. 4. 

Girton Collège (Bibliothèque de), [699k près Cambridge, 
Angleterre; correspondant, M. Le Soudier, libraire, bou- 
levard Saint-Germain. [76. 

Gotha (Bibliothèque grand-ducale de), Allemagne, [86]; cor- 
respondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

GœttinGUE (Séminaire pour l'étude des langues romanes, à 
l'Université de), [656]; correspondant M. Welter, libraire, 

rue Bernard-Palissy, 4. 

Grand (Daniel), [809], ancien élève de l'École des Chartes, 
a Versailles, rue de la Paroisse, 3i. 



Gratz (Styriej (Bibliothèque de l'Université de), [465]; cor- 
respondant, AI. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Grenoble (Bibliothèque municipale de), [82]; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Grenoble (Bibliothèque universitaire de), [5g5] ; correspon- 
dant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Grœber (G.), [485], professeur à l'Université de Strasbourg; 
corresp. M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Guiffrey (J.-.T.), [38 1 ] , membre de l'Institut, directeur 
honoraire de la manufacture des Gobelins, boulevard 
Bonne-Nouvelle, 34. 

Halle (Bibliothèque de l'Université de), [567] ; correspon- 
dant M. A. Schulz, place de la Sorbonne, 3. 

Hall (Joseph), [761], à Manchester; correspondant M. 
Barber, libraire, 24, S« Ann's str., Manchester, Angleterre. 

Hambourg (Bibliothèque de la ville de), [io3] ; correspondant 
M. Lucas Gràfe, libraire, Rathhausmarkt, i5, Hambourg. 

Hammond (Miss Eleanor P.), [779], 36o East 57 th str., à 
Chicago, Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82. 

HARRAssowiTz(Otto),[68i], libraire àLeipzig(2 exemplaires). 

Harvard University (Bibliothèque de), [229], à Cambridge 
(Mass.), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82 (2 exemplaires). 

Havet (Louis), [46], membre de l'Institut, professeur au Col- 
lège de France, quai d'Orléans, 18 (membre perpétuel). 

Havre (Bibliothèque municipale du), [644]; correspondant 
Mme Dhombre fils, libraire, place de l'Hôtel de Ville, 10, 
Le Havre. 

Hayem (Julien), [7 5], rue du Sentier, 38. 

Heidelberg (Séminaire roman de l'Université, à), [797] ; 
corresp. M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Helsingfors (Bibliothèque de l'Université de), Finlande, 
[732]; correspondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3g. 

Hodges, Foster et C^, [317], libraires à Dublin; corres- 
pondant M. Le Soudier, libraire, boulevard St-Germain, 
176 {2 exemplaires). 

Hœpffner iD 1 Ernest), [753], quai de l'Ill, 5, à Strasbourg. 



— 3o — 

Holbrook i Richard), [773], professeur à Bryn Mawr Collège* 
Bryn-Mawr (Pensylvania), Etats-Unis d'Amérique (mem" 
bré perpétuel). 

House (Ralph E.), [766], professeur à l'Université de Chi- 
cago, 6o32 Ellis Avenue, Chicago, Etats-Unis d'Amérique: 

correspondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Hubt (G.l, [638], bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, 
rue Spontini, il. 

1 1 uguet (Edmondl, [6G1], maître de conférences à la Faculté 
des lettres de Caen, rue Guilbert, 3o, à Caen; correspon- 
dant M. Henri Huguet, boulevard Saint-Michel, 127 
imembre perpétuel). 

Humbert (L'abbé), [718), professeur au grand Séminaire 
de Verdun (membre perpétuel). 

Iéna (Séminaire pour l'étude des langues romanes, à l'Uni- 
versité de), [671] ; correspondant M. Welter, libraire, rue 
Bernard-Palissy, 4. 

Imbert (Louis), [804], professeur à l'Université d'Illinois, 
Urbana (Illinois), États-Unis d'Amérique; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Inspruck (Bibliothèque de l'Université d'), [739^; correspon- 
dant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Iowa City (Bibliothèque de l'Université de), États-Unis 
d'Amérique, [771] ; correspondant; M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Jarnik (Jean-Urbain), [87], professeur à l'Université tchèque 
de Prague ; correspondant M. Gamber, libraire, rue 
Danton, 7. 

Jeanroy (A.), [035], correspondant de l'Institut, professeur 
à la Faculté des Lettres de Toulouse, rue Monplaisir, 
9, Toulouse (membre perpétuel). 

Joi.ivald (l'abbé Ph.), [368], à Mandern, par Sierck, Lor- 
raine, correspondant M. Pierre Jolivald, boulevard Saint- 
Marcel, 28. 

Joret (Charles), [276], membre de l'Institut, professeur 
honoraire à la l'acuité des Lettres d'Aix, rue Madame, 64 

(membre perpétue! |. 

Jouon des Longrais (Fr . rue des Lices, 28, Rennes. 

Kansas (Library ofthe University ofi.l-27], Lawrence ( Kan- 
sas), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Stechert, 

libraire, rue de Rennes, 76. 



— 3i — 

KARULouis), [788], professeur à Buda-Pest, rue Egyetem,2 ; 
correspondants MM. Larchon et Ernouf, libraires, rue 
Soufflot, 10. 

Keidel (George C), [691], Johns Hopkins University, Bal- 
timore, Etats-Unis d'Amérique. 

Ker (William P.), [667], Gower street, 95, Londres; cor- 
respondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4 
(membre perpétuel). 

* Kermaingant (P. L. de), [389], avenue des Champs-Ely- 
sées, 102. 

Kiel (Bibliothèque de l'Université de), [592]. 

King's Collège (Bibliothèque de), [620], à Cambridge, An- 
gleterre; correspondant M. Le Soudier, libraire, boule- 
vard Saint-Germain, 176. 

King's Inns Library, [290], Henrietta Street, Dublin; corres- 
pondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

* Laborde (marquis J. de), [i5], quai d'Orsay, 25 (membre 
fondateur). 

Lafenestre (Georges), [191], membre de l'Institut, professeur 
au Collège de France, avenue Lakanal, 5, Bourg-la-Reine 
(Seine). 

La Haye (Bibliothèque royale de), [704]; correspondant 
M. Per Lamm, libraire, rue de Lille, 7. 

Lair (M me J.), [794], rue Bossuet, 8; correspondant M. Fro- 
ment, rue Croix-des-Petits-Champs, 11. 

Langlois (Ernest), [607], professeur à la Faculté des lettres 
de Lille, parvis St-Michel, 26, Lille (membre perpétuel). 

Lanson (Gustave), [720], maître de conférences à la Sor- 
bonne, boulevard Raspail, 282. 

* Laurençon (Léon), [208], ancien député, rue Freycinet, 26 
(membre fondateur). 

Lausanne (Bibliothèque cantonale de), [655]; correspondant 
M. Pavot, libraire à Lausanne (Suisse). 

Leipzig (Bibliothèque de l'Université de), [537]; correspon- 
dant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Leland Stanford Junior University Library [731], (Cali- 
fornie), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Ste- 
chert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Lelong (Eug.), [223], chargé de cours à l'Ecole des Chartes, 
rue Monge, 59, (membre perpétuel). 



— ?2 — 

PiLEUR.(D r Louis), [3S8 : . rue Je l'Arcade, ir (membre 
fondateur). 

Leroy-Beaulieu (Anatole), [i5o], membre de l'Institut, rue 
Saint-Guillaume, 27. 

Levy (Emile), [589], professeur à l'Université de Fribourg- 
en-Brisgau, Bade (membre perpétuel); correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Liège (Bibliothèque de l'Université de), [Si]; correspondant 
M. Demarteau, libraire à Liège. 

Lille (Bibliothèque des Facultés catholiques, à), [882] ; cor- 
respondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Lille 1 Bibliothèque universitaire de), [642]; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Lisbonne (Bibliothèque nationale de), [736]. 

Lister (J.-L.), [355], Shibden Hall, Halifax, Angleterre 
(membre perpétuel). 

Liverpool (Bibliothèque de l'University Collège, à), [686]; 
correspondant M. Nutt, libraire à Londres. 

Longnon (Auguste). [17], membre de l'Institut, professeur 
au Collège de France, rue de Bourgogne, 52 (membre 
perpétuel). 

Louys (Pierrei, [740], rue de Boulainvilliers, 29. 

Lund (Bibliothèque de l'Université de), [627] ; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Lyon (Bibliothèque universitaire de), rue de l'Hôtel-de-Ville, 
[464]; correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, 82. 

Madison (Bibliothèque de l'Université del, "670], Madison 
(Wisconsin), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. 
Welter, libraire, rue Bernard-Palissy. 4. 

Mandrot (Bernard de), [76], ancien élève de l'Ecole des 
Chartes, avenue du Trocadéro, 42. 

Mans (Bibliothèque municipale du), [257]; correspondant 
M. Pelle-chat, par .M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

Marande (A.), [602], rue Saint-Michel, 1, Le Havre. 

MARBouRG-en-Hesse, (Bibliothèque de l'Université de), [211]. 
, irrespondant M. Welter. libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 



— 33 — 

MARBOURG-en-Hesse (Séminaire pour l'étude des langues 
romanes à l'Université de), [212]; correspondant M. Gam- 
ber, libraire, rue Danton, 7. 

Marchessou (Régis), [649], imprimeur, rue de Pampelune, 
17, Soissons (Aisne) (membre perpétuel). 

Matzke (John E.), [711], professeur à l'Université Leland 
Stanford Junior (Californie), Étais-Unis d'Amérique; cor- 
respondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Mély (Fernand de), [606J, rue de la Trémoïlle, 26. 

Metman (Etienne), [371], avocat, place Saint-Michel, 25 
Dijon (membre perpétuel). 

*Meyer (Paul), [21], membre de l'Institut, professeur hono- 
raire au Collège de France, directeur de l'Ecole des 
Chartes, avenue de La Bourdonnais, 16 (membre fonda- 
teur et perpétuel). 

Miami (Bibliothèque de l'Université de), [8o5], Oxford (Ohio), 
Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Michigan (Bibliothèque de l'Université de), [664], Ann- 
Arbor, Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Ter- 
quem, libraire, rue Scribe, 19. 

Middletown (Library of theWesleyan University), Connec- 
ticut [647]; correspondant M. Welter, libraire, rue Ber- 
nard-Palissy, 4. 

Moore (Olin), [769], professeurà Millsaps Collège, Jackson 
(Mississipi), États-Unis dAmérique ; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Morel-Fatio (Alfred), [210], professeur au Collège de 
France, directeur adjoint à l'Ecole des Hautes-Etudes, 
rue de Jussieu, i5 (membre perpétuel). 

Mouravit (G.), [243], notaire, rue des Prêcheurs, 34, Aix- 
en-Provence ; correspondant M. Picard, libraire, rue 
Bonaparte, 82. 

Munich (Bibliothèque de la Cour à), [3oi]; correspondant 
M. Per Lamm, libraire, rue de Lille, 7. 

Munich (Séminaire royal de philologie moderne à l'Uni- 
versité de), [424] ; correspondant M. Le Soudier, libraire, 
boulevard Saint-Germain, 1 — • > . 

uui.i.ETiN. — 1909. 3 



- 3 4 - 

Munster (Bibliothèque Paulina, à), Westphalie, 1333]; cor- 
respondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3o,. 

Muret (Ernest), [6r2], professeur à l'Université de Genève, 
rue Tœpffer, 19, Genève, (membre perpétuel). 

Musée Condé, [?o3], à Chantillv (Oise); correspondant 
M. Champion, libraire, quai Mafaquais, 5. 

Naville (Louis), [281], cours des Bastions, i5, Genève; 
correspondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3o, 
(membre perpétuel). 

Neumann (Fr.), [538], professeur à l'Université de Heidel- 
berg; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Pahssy, 4 

Newcastle upon Tyne (The Literary and Philosophical So- 
ciety), [349], (Angleterre). 

New- York Public Library, Lp8\ à New-York, Etats-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

New- York State Library, [663], Albany, (N. -Y.), États-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Stechert, rue de Rennes, 76. 

Noordhoff, [662], libraire à Groningue (Pays-Bas); corres- 
pondants MM. Gentil, rue Vivienne, 16. 

Northwestern University (Library of), [78?], à Evanston 
(Illinois), Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Ste- 
chert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Novati (Francesco), [625], professeur à l'Université de Milan, 
Borgonuovo, 18, Milan. 

N'itt |D.), [273], 57-59, Long-Acre, Londres W. C. ; corres- 
pondant la librairie Hachette, boulevard Saint-Germain 
(4 exemplaires). 

Nyrop (Kr.), [488], professeur à l'Université de Copenhague, 
Jœgesborg, près Copenhague; correspondants M .M. Groux 
et C ie , libraires, rue de Bucy, i3. 

Oelsmer |D r H.l, [802], lecteur à l'Université d'Oxford 
1 Angleterre) ; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

Ohio State Untvkrsitv Library, [801], à Columbus (Ohio), 
Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Stechert, 
libraire, rue de Rennes. 76. 



— 35 - 

Omont (Henry), [590], membre de l'Institut, conservateur 
du département des manuscrits de la Bibliothèque natio- 
nale, rue Raynouard, 17, Passy-Paris (membre perpétuel). 

Oulmont (Charles), [756], place Malesherbes, 5. 

Oxford (Bibliothèque Bodléienne, à), [3o5]; correspondant 
M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20. 

Pange (comte Maurice de), [604], faubourg Saint-Honoré, 29 ; 
correspondant M. Leclerc, libraire, rue St-Honoré, 219. 

Paris (Bibliothèque de la ville de), [781], aux soins de 
M. Poète, conservateur. 

Parker et C'% [5oo], libraires à Oxford; correspondant 
M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20. 

Pasquier (l'abbé H.), [406], directeur de l'École Saint- 
Aubin, à Angers. 

Passy (Louis), [240], membre de l'Institut, député, rue de 
Courcelles, jb. 

Pasteur (Adolphe), [435], villino Pasteur, San Rerao, Italie; 
correspondant M. Guiet, rue Saint-Lazare, 80. 

Peabody Institute (The), [546], Baltimore, Etats-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

Peyriller, Rouchon et Gamon, [758], imprimeurs au Puy. 

Philadelphia (Free Library of), Etats-Unis d'Amérique 
[735]; correspondant M. Terquem, libraire, rue Scribe, 19. 

Philadelphia (University Library of Pensylvania), [760] 
Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Stechert, 
libraire, rue de Rennes, 76. 

Piaget (A.), [632], professeur à l'Académie de Neuchâtel, 
les Poudrières, 3i, Neuchâtel, Suisse (membre perpétueli. 

Picard (Auguste), [420], libraire, rue Bonaparte, 82. 

Picot (Emile), [29], membre de l'Institut, professeur à l'Ecole 
des langues orientales vivantes, avenue de Wagram, 1 3 5 
(membre perpétuel). 

Picot (Georges), [1 83], secrétaire perpétuel de l'Académie des 
sciences morales et politiques, rue Pigalle, 54. 

Poinsignon (J.), [248], libraire, place de l'Hôtel-de-Ville, 10, 
Le Havre fmembre perpétuel). 



V 



- 36 - 

-Pope (Miss MilJred K.), 77'-]. résident tutor à Somerville 
Collège, Oxford (Angleterre); correspondant M. Schlach- 
V ter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20 (membre 

perpétuel). 
Prague (Bibliothèque de l'Université de), [496]; correspon- 
dant' iM. Calvé. libraire à Prague. 

Prarond (Ernest), [460], à Abbeville. 

Rahir, [707], libraire, passage des Panoramas, 55. 

Raj'na (Pio), 296], professeur à l'Institut des études supc- - 

rieures à Florence', piazza d'Azeglio, i3, Florence (membre 

perpétuel). 

Rath, [680], libraire à Buda-Pest; correspondant M. Bro- 
ckhaus; libraire, rue Bonaparte,- 1 7. 

Raynavd (Gaston), [79], bibliothécaire honoraire au dépar- 
tement des manuscrits de la Bibliothèque nationale, 
avenue de Villiers, i3o(2 exemplaires). 

Rencogne (Pierre de), [509], nie du Minage, 47, Angoulême. 

Rennes (Bibliothèque universitaire de), [619] ; correspon- 
dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Reuss (Rod.), [184], maître de conférences à l'Ecole des 
Hautes Etudes, rue Albert Joly, 52, Versailles (membre 
perpétuel!. 

Ritter (Eug.), [202], professeur à l'Université de Genève, 
chemin des Cottages, 3, Florissant, Genève; correspon- 
dant M. Schlachter, libraire, rue de l'Eperon, 5, (membre 

perpétuel. ' < 

Robert (Charles), 754]. directeur de la Bibliothèque de 
Neuchâtel (Suisse), (membre perpétuel 1. 

Roques (Mario), [712], agrégé 'de l'Université, maître de , 
conférences à l'Ecole des Hautes Études, rue de Poissy, a. 

Rostock (Bibliothèque de l'Université de), Allemagne, [757]; 
correspondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

* Rothschild (baron Edmond de), [n3], membre de l'Ins- 
titut, rue du Faubourg Saint-Honoré, 41 (membre fon^ 
dateur). 

Rothschild (baron Gustave de), [1*14], rue Laffitte, 23 (mem* 
bre perpétuel!. , 

'Rothschild (baron Henri de), [643], rue du Faubourg 
Saint-Honoré, 33 1 membre fondateur et perpétuel). 



- 3 7 - 



j>"' 



Rothschild (Bibliothèque publique Charles de), [696], à l 

Francfort-sur-le-Mein ; correspondant M. Champion, 
libraire, quai Malaquais, 5. ;' - 

Rouen (Bibliothèque publique de), [725]; correspondant - * 
M. Lestringant, libraire, à Rouen. 

Roy (Maurice), [5831,, conseiller référendaire à la Cour des 
Comptes, avenue ,Rapp, 20 (membre perpétuel). 

Saint-Marc (Bibliothèque), à Venise [776]; correspondants 
MM. Bocca frères, libraires à Turin. 

Saisset (Paul de), [5 1 7] , avenue Victor Hugo, 107 .(membre - 
perpétuel). 

Salverda De Grave (Jean-Jacques), [689], professeur à 
l'Université de Grôningue,' correspondant M. Pedone--" 
Lauriel, libraire, rue Souffiot, i3. . r 

Servois (Gustave), [578], directeur honoraire de's Archives 
nationales,boulevardMalesherbes,ioi (membre perpétuel). 

Sheffield (Bibliothèque de l'Université de), Angleterre, 
[782]; correspondant M. Gamber, libraire,, rue Danton, 7. 

Sheldon (E. S.), [648], professeur à Harvard University, 
Francis Avenue, 11, Cambridge (Massachusetts), Etats- 
Unis d'Amérique. 

Shepard (William P.), [755], pro/esseu'r à Hamilton Collège, 
Clinton (N.-Y.), Etats-Unis d'Amérique. 

Sibien (Armand), [745], architecte-expert, rue de Gra- 

mont, a 4. ';•-'- 

Smith (H. AHison), [764J, professeur à l'Université de 

Wisconsîn, Madison (Wisconsin), États-Unis d'Amérique ; 

correspondant M. Picard," libraire, rue Bonaparte, 82. 

Smith (Miss Lucy Toulmih). [45q], 1, Park Terrace, Oxford, 
Angleterre, (membre perpétuel). 

Sœderhjelm (W.), [6122], professeur à l'Université de Hel- 

singfors, Finlande ; correspondant M. Gamber, libraire, 

rue Danton, 7. 
« 

Stencel (Edm.), [21 3], professeur à l'Université de Greifs- 

wald, Allemagne; correspondant M. Welter, libraire, rue 

Bernard-Palissy, 4. 

Stewart (Charles O.), [798], University of Missouri, 
CoTumbia (Missouri), Etats-Unis d'Amérique ; corres- 
pondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 



- ?s — 

Stimming (Dr Albert), [32 1], professeur à l'Université de 
Gœttingue, Allemagne; correspondant M.Welter, libraire, 
rue Bernard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Stockholm (Bibliothèque royale de), [3jo]; correspondant 
M. Rrockhaus, libraire, rue Bonaparte, 17. 

Strasbourg (Bibliothèque de l'Université de),[23i] ; corresp. 
M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

Strasbourg (Séminaire pour l'étude des langues romanes, 
à l'Université de), [404] ; correspondant M. Welter, li- 
braire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Straus (Emile), [106], avocat, rue de Miromesnil, 104. 

Suchier {H.), [164], professeur à l'Université de Halle (mem- 
bre perpétuel). 

Sudre (L.), [65g], professeur au lycée Louis le Grand, bou- 
levard de Port-Royal, 85 (membre perpétuel). 

Taylor Institution, [792], Oxford, Angleterre; corresp. 
M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20. 

Tempier (D), [i65], archiviste des Côtes-du-Nord, Saint- 
Brieuc. 

Texas (Bibliothèque de l'Université de), [768], Austin 
(Texas), États-Unis dAmérique; correspondant M. Ste- 
chert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Thomas (Antoine), [524], membre de l'Institut, professeur à 
la Faculté des Lettres de Paris, avenue Victor Hugo, 32, 
Rourg-la-Reine (Seine). 

Thompson (Sir E. Maunde), 1 1<)3], correspondant del'Institut, 
directeur du Musée Britannique, Londres; correspondant 
M. Le Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain, 170. 

Thurgovie (Bibliothèque du canton de), [694], à Frauenfeld, 
Suisse; correspondant M.Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4. 

Thurneysen (Dr R.), [5S5], chargé de cours à l'Université 
de Fribourg-en-Brisgau ; correspondant M. Welter, 
libraire, rue Bernard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Tobler (Adolf), [Go], correspondant de l'Institut, professeur 
à l'Université de Berlin, Kurfurstendamm, 25, Berlin W. ; 
correspondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3() 
(membre perpétuel 1. 

Tnim (H. -A.), ^6i3), professeur à Columbia Collège, New- 
York, États-Unis d Amérique (membre perpétuel). 



- 3 9 - 

Toronto (Bibliothèque de l'Université de), Canada, [638]; 
correspondant M. Brockhaus, libraire, rue Bonaparte, 17. 

Toulouse (Bibliothèque universitaire de), [597]. 

Toynbee (Paget), [608], Five Ways, Burnham (Bucks), 
Angleterre; correspondant M. Welter, libraire, rue Ber- 
nard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Tubingue (Bibliothèque de l'Université de), [471] ; corresp. 
M. Pedone-Lauriel, libraire, rue Soufflot, i3. 

Tubingue (Bibliothèque du Séminaire roman de l'Université 
de), [750]; correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, 82. 

Turin (Bibliothèque nationale de), [566] ; correspondant 
M. Le Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain, 176. 

Twietmeyer [743], libraire à Leipzig. 

University Collège, Gower Street, Londres, [740]; corres- 
pondants MM. Williams et Norgate, libraires, 14, Hen- 
rietta Street, Covent Garden, Londres W. C. 

Upsal (Séminaire roman de l'Université d'), Suède, [5oi]. 

Vander Haeghen (F.), [3 60], correspondant de l'Institut, 
bibliothécaire de l'Université de Gand, Belgique. 

Van Doesburgh, [799], libraire à Leyde (Pays-Bas). 

Viennot (William), [591], boulevard Saint-Germain, 202 
(membre perpétuel). 

Vire (Bibliothèque municipale de), [716]. 

Vogué (le marquis de), [1 10], membre de l'Institut, rue Fa- 
bert, 2. 

Vollmœller (Karl), [363], Wienerstrasse, 9, à Dresde; cor- 
respondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Voretzsch (Karl), [yS 1], professeur à l'Université de 
Tubingue, Wurtemberg; correspondant M. Picard, 
libraire, rue Bonaparte, 82. 

Wahlund (C), [447], professeur honoraire à l'Université 
d'Upsal, Suède, (membre perpétuel). 

Walberg (Emmanuel), [767], professeur agrégé à PUniver- 
versité de Lund, Suède, 2 Kiliansgatan ; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4 (membre 
perpétuel). 



— 40 - 

Wallenskold (Axel), [722], professeur à l'Université de 
Helsingfors, Finlande. 

Warocqué (Raoul), [626], 4?, avenue des Arts, Bruxelles. 

Washington (Library of Congress, à), [7J7]; correspondant 
M. Terquem, libraire, rue Scribe, 19. 

Watkinson Library [685], à Hartfort (Connecticut), États- 
Unis d'Amérique; correspondant M. Welter, libraire, rue 
Bernard-Palissy, 4. 

Webster (K. G. J.), [7S6], professeur à Harvard University, 
Cambridge (Massachusetts), Etats-Unis d'Amérique; cor- 
respondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Wechssler 1 Edouard 1, [676], Roserstrasse, 23 a , Marbourg- 
en-Hesse; corresp. M. Gamber, libraire, rue Danton, 7 
(membre perpétuel). 

Weeks (Raymond), [733], professeur à l'Université d'Illi- 
nois, Urbana (Illinois), Etats-Unis d'Amérique ; cor- 
respondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Whimar (Bibliothèque de), [i53], Allemagne ; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Welter (H.), [623], libraire, rue Bernard-Palissy. 4. 

Wettergren et Kerber [749], libraires à Gothembourg 

iSuèdel. 

Willems (A.), [65], professeur à l'Université de Bruxelles, 
chaussée de Haecht, 84, Bruxelles; correspondant M. 
Martroye, boulevard Saint-Germain, i3i. 

Williams (Miss Grâce Sarai, [790], professeur à Woman's 
Collège, Baltimore, Etats-Unis d'Amérique; correspon- 
dant Ni. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Williams et Norgate, [748], libraires, 14 Henrietta Street, 
Covent Garden, Londres W. C. ; correspondant M. Le 
Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain, 170. 

Wilmotte (Maurice), [741]. professeur à l'Université de 
Liège, rue de la Ferme, 118. Bruxelles; correspondant 
M. Champion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Wulfp (Fr.t, [5ÔQ , professeur à l'Université de Lund, 
Suède; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4 (membre perpétuel). 



— 4 i — 

Yale University (Bibliothèque de), [40], à New-Haven 
(Connecticut), États-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Stechert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Young (B. -Edward), [793), Vanderbilt University, Nashville 
(Tennessee), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Zurich (Bibliothèque cantonale de), Suisse, [553]; corres- 
pondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Zurich (Séminaire de philologie romane à l'Université de), 
[806]; correspondant" M. Gamber, libraire, rue Danton, 7, 



LISTE DES MEMBRES 



CONSEIL D'ADMINISTRATION 



POUR L ANNÉE I9OO-I9O9 



MM. Bédier. 




MM. 


Muret. 


BONNARDOT. 






Omont. 


Brunot. 






PlAGET. 


DlDOT. 






Picot. 


Fréville (de). 






Raynaud. 


HUET. 






Roques. 


JORET. 






Rothschild (Baro 


LABORDE(Marq' 


■'de). 




E. de). 


Lelong. 






Roy. 


Longnon. 






Servois. 


Meyer. 






SUDRE. 


Morel-Fatio. 






Thomas. 




MM 


. Lelo 


ng. 






Brunot, Morel-Fatio. 






Raynaud. 


Secrétaire 




Meyï 
Huei 


2R. 


Secrétaire-adjoint . . . 


r. 


Trésorier 




Rothschild (EaronE.de 
Picot. 


Trésorier-adjoint 



BULLETIN DE LA SOCIETE 



ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



SEANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 
Tenue à l'Ecole des Chartes, le 3 février 1909. 



Présidence de M. Lelong, président. 

État des impressions : L Entrée d'Espagne, t. II, 
douze feuilles tirées, feuille i3 en page. — Œuvres de 
Simon de Freine, douze feuilles tirées (texte et glos- 
saire), trois feuilles en pages et deux en placards (intro- 
duction). — Doon de la Roche, trois feuilles en pages, 
feuille 4 en placards. 

Le tome troisième et dernier des Œuvres de Guil- 
laume Alexis, est arrivé chez le relieur de la Société et 
le tome premier de Guillaume de Machaut y sera dans 
quelques jours. Le tome IV du Roman de Troie sera 
expédié à Paris sous peu, de sorte que ces trois volumes, 
affectés à l'exercice de 1908, pourront être distribués à 
la fin du mois. 



— 44 — 

M. le Président t'ait part au Conseil du décès de 
M. Gevaert, associé étranger de l'Institut de France, 
directeur du Conservatoire de musique de Bruxelles, 
l'un des plus anciens membres de la Société, qui prit 
une part importante à la première de ses publications, 
Les Chansons françaises du XV e siècle. 

Proposition de publication : par M. A. Piaget, d'une 
reproduction en phototypie de la première édition du 
Jardin de plaisance, à la grandeur de l'original. A cette 
reproduction serait joint, en forme d'introduction, un 
volume de texte, contenant des recherches sur les poé- 
sies dont se compose ce recueil de pièces du xv e siècle, 
et des tables. — Au sujet de cette proposition, M. Picot 
fait remarquer que le but principal qu'on se propose 
est de sauver de la destruction un livre infiniment rare 
qui est très fréquemment consulté et dont les pages se 
détériorent peu à peu par suite d'un constant usage ; que, 
d'ailleurs, la reproduction par un procédé mécanique 
coûtera moins cher qu'une édition typographique, qui 
ne comporterait pas moins de quatre volumes. L'exa- 
men de la proposition est renvoyé à une commission 
composée de MM. Longnon, Picot et Raynaud. 



SÉANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 

Tenue à l'École des Chartes le 28 avril 1909 



Présidence d'e M. Le long, président. 

Nouveaux membres: M. Louis Imberr, professeur 
à l'Université d'Illihois, Urbana 'Illinois), États-Unis 



— 4 > _ 

d'Amérique ; la Bibliothèque de l'Université de Miami, 
Oxford (Ohio), Etats-Unis d'Amérique; le Séminaire 
de philologie romane, à l'Université de Zurich, cor- 
respondant, M. Gamber, libraire; M. Edmond Faral, 
professeur à l'Ecole alsacienne; la bibliothèque prin- 
cipale de la ville d'Anvers représentée par son conser- 
vateur M. Frans Gittens; M. Daniel Grand, ancien 
élève de l'Ecole des Chartes. 

Etat des impressions : L'Entrée d'Espagne, t. II, dix- 
huit feuilles tirées. — Œuvres de Simon de Freine, 
onze feuilles tirées (texte et glossaire) ; quatre feuilles 
(introduction) tirées; deux feuilles (introduction) en bon 
à tirer. — Florence de Rome, t. I, sept feuilles tirées; 
feuilles 8 à 12 en pages. — Roman de Troie, t. V, deux 
feuilles en placards. 

Les volumes afférents à l'exercice de 1908 étant dis- 
tribués, le Conseil décide que l'exercice de 1909 se 
composera des Œuvres de Simon de Freine, dont l'im- 
pression est presque achevée, du 1. 1 de Florence de Rome 
et du t. V du Roman de Troie ou de Doon de la Roche. 

M. Picot fait un rapport sur le projet de publication 
du fac-similé phototypique du Jardin de plaisance, pro- 
posé par M. Piaget (séance du 3 février), et conclut à 
son admission. M. Picot est nommé commissaire res- 
ponsable pour cette publication. Le tirage est fixé à 
5s5 exemplaires dont 25 sur papier Whatman. 

Proposition de publication : par M. Longnon, d'une 
édition de l'Armoriai de la Table ronde, par Jacques 
d'ArnTagnac, duc de Nemours. Renvoi à une commis- 
sion composée de MM. le marquis de Laborde, Ray- 
naud et Thomas. 



- 4 o - 

NOTICE D'UN MS. DE L' IMAGE DU MONDE 
(B. N. fr. 14961) 

CONTENANT UNE INTERPOLATION PROVENÇALE 



Le ms. B. N. fr. 14961 renferme la seconde rédac- 
tion de Y Image du monde de Gautier de Metz. On sait 
que la première rédaction est datée de l'épiphanie 1246 
(n. st.), et la seconde de mars 1248 (n. st.) \ Bien que 
les manuscrits de la seconde rédaction soient beaucoup 
moins nombreux que ceux de la première, on en pos- 
sède cependant plus d'une douzaine \ Aussi n'y aurait- 
il pas lieu de consacrer à l'un d'eux et non des meil- 
leurs, une notice spéciale, s'il ne s'y rencontrait deux 
particularités intéressantes. La première, c'est qu'il a 
été écrit par un copiste méridional qui entendait mal le 

1. Voir les vers qui contiennent cette date, ci-après, p. 49. 

2. Dont neuf à la Bibliothèque nationale : M. Fant en donne 
la liste dans sa dissertation sur l'Image du monde (Upsal, 1886), 
p. 5j. M. Fant appelle « rédaction interpolée » ce que j'appelle 
« seconde rédaction ». En d'autres termes, il croit, comme autre- 
fois V. Le Clerc {Hist. litt. de la Fr., XXIII, 024), que les addi- 
tions qui caractérisent la seconde rédaction sont l'œuvre d'un 
écrivain anonyme distinct de l'auteur (Gautier de Metz) de la 
première rédaction. Je crois avoir établi au contraire que ces 
additions sont l'œuvre de Gautier de Metz lui-même, reprenant, 
et remaniant son ouvrage, à la suite d'un voyage qui lui avait 
fourni des données nouvelles. Voir Romania, XXI, 482-4. 



— 47 — 

français, et a introduit dans sa copie une quantité de 
formes provençales. Ce cas, pour n'être pas sans 
exemple, est cependant très rare, et par conséquent 
mérite d'être signalé. La seconde particularité consiste 
en ceci que le même copiste a introduit, dans le second 
livre, un morceau en prose provençale, sur les vents, 
qui vient, soit directement, soit plutôt par quelque 
intermédiaire, des Etymologiae d'Isidore de Séville, 
livre XIII, chap. xi. Je ne me contenterai pas de trans- 
crire ce morceau (ci-après, p. 55) : je donnerai quelques 
extraits du poème pour qu'on puisse prendre une idée 
du texte mélangé de français et de provençal que con- 
tient le manuscrit. Ces extraits pourront être comparés 
à ceux que j'ai donnés ailleurs ' d'un autre manuscrit 
beaucoup plus correct du même ouvrage, appartenant à 
la bibliothèque de Caius Colllege à Cambridge. 

Qui vet entendre a cest comens 

Si puet aprendre en ce romans 

Des o[v]res Deu e de clerzie 

S'ay per 2 la gent romanencie 3 . 

Qui sotil sunt e de bon sen, 

Don plusors trovei en enten ' 

Que, si latin apreseisent ', 

Maint gran ben aprendre hi puissent tt . 

E por itals gents m'entremis, 

Que de latin en romans mis 



i. Romania, XXXVI, 5 1 8 et suiv. 

2. Ecrit en abrégé : p barré. — 3. Faute pour Qu'ai por laie 
gent romande. — 4. Corr. en mon tens. — 5. Corr. ap ris eussent. 
— G. Corr. paissent. 



- 4 8 - 

De sens e de clerzie aques ' biens 
Dont mantes gens n'en seven rens, 
Qu'en romans puissent ce entendre 
Qu'en latin ne puent aprendre. 
Cist livers qui descrit lo mond, 
Qui a nom l'Image del mond, 
Deus parties deu libre tient, 
Dont li prumers livers contient 
.vj. capitres de bone escole, 
C'est a de chaps 2 de paraule. 

Voici le début de la vie de saint Brandan, qui, 
comme on sait, ne se trouve pas dans la première 
rédaction : 

Entendet ci de saint Brandaat (/. 2~ b) 

Qui fu netz devers Orient, 

Qui .vij. ans ala por la mer 

Por plus dopter Deu e amer. 

Il fu hom de gran atenanse, 

E tôt 3 desotz sa obedïense 

Près de .iij. mile moinnes e frères 

Dont [il] estoit abes e pères. 

Einsi avint que uns sos cozins, 

Prodom vers Deu, qu'ot nom Barins, 

Que d'une vile estoit revenutz, 

Vint d'une vie e li dist salutz. 

Sains Brandans tantost li requist 

C'acuns de bens de li dist '; 



i. Corr. aucuns. — 2. Corr. c'est a dire chiès. Il y a, dans le 
ms., un blanc entre de et chaps. — 3. Corr. s'ot. — 4. Corr. des 
biens Dieu li deist. 



— 49 — 

E cil prist tantost a plorer, 

Mes si a terre por Deu orer... (v°) 

A la fin de la vie de saint Brandan se trouve ce pas- 
sage qui donne la date de la seconde rédaction ' : 

D'un autre en après diroms. (/. 40 b) 

A Sant Ernol una abbaïe 

De moines noirs est establie, 

Droit devant Mez 2 , en lor aine 3 

Trobai l'estorie mult autaine. 

De latin l'ai mis en romans 

Por faire entendre a las 4 gens. 

En .ix. jorns de mars l'ai parfait, 

Segon que oirent e est retrait J , 

.M. ce. xl. e .viij. G , 

E ses dus si après ovec 

Dont l'un comense si lec '. 

Uns philos[o]phes fu jadis 
Qui mante terre e mant pais, 
Por aprendre mant lue sercha 
E mant libre en reversa. . . 

Fin de la première partie et début de la seconde : 

Mes ci finist ceste partie (/. 44 c) 

Prou la devize 8 en la segonde 
La faiture de tôt lo monde, 

i . Passage imprimé non seulement dans ma notice du ms. de 
Caius Coll. (Romania, XXXVI, 5 18), mais dans la dissertation de 
M. Fant, p. 7. — 2. Le copiste a écrit nie\. — 3. Corr. Loheraine. 
— 4. Corr. as laies gens. — 5. Vers à supprimer. — 6. Lire .vij. 
qu'exige la rime. — 7. Corr. lime... ciluec. — 8. Corr. Por deviser. 

bulletin. — 1909 4 



— 30 — 

Si com Tholomeus, li bon rois, 
L'enquist el ' prova mantes fes. 

Incipit liber ij"\ 
Qui veut aprendre e oïr 
Dont il se porra esjoïr, 
S'il i veut mettre entendement 2 
Tôt cest libre ordeneiment, 
Si que ne die rien après 
Cil n'entent so devant adès; 
Autrement petit li vaudra 
Gant qu'en ceste partie orra... 

Je cite une partie du passage sur l'Etna, qui est si 
curieux parce que l'auteur, se mettant en scène, conte 
ses impressions personnelles. 

Encele yle * est uns mons grans 

Tôt jorn corne .j. caut forn fumans, 

D'ileques a .c. miles près, 

Un autre en mer que fume adès. 

Ge que i cest libre fi ici 

Celés deus grans montaines vi, 

E montai en sus la plus grant (/• 61 d) 

Por v[e]oir so qu'ist de laïns. 

La boche vi de la fumeie 

C'adès fume seis '' repauzeie. 

Li fugz que de laens issoit 

Tantosten nue s'en montoit 6 ; 

N'avoit nule maie pudor, 



i. Corr. et. Cet el est purement provençal. — 2. Corr. Si liseou 
oie entendanment. — 3. Corr. En Sébile. — 4. que pour qui, c'est 
l'usage provençal. — 5. Le prov. ses (sans). — 6. Corr. se muoit. 



Au cors ' rendoitdose sabor. 
Au fug tint ma main nuement, 
Suder l'en fistdosetement. 
Cant plus prenoie haut a rider 2 . 
Plus veoie le fug trobler. 
Gran esté fu; si oi gran soi, 
Si beui del englei noi 3 

Le morceau provençal sur les vents prend place entre 
les chap. v et vi du second livre, à la suite des vers 
que Gautier de Metz a composés sur le même sujet, et 
dont voici le texte d'après notre manuscrit : 

Des vens put hom raizon enquerre (/. 6g d) 

Por las mers qu'environ la terre 

Corent e s'ancontrent soent 

En pluzors lues si durement 

Que els s'en lèvent contremont, 

Si que l'ayr debotent amont; 

E li ayrs, qui est debotét 

Par forse e de son lug ostétz, 

Renunt * l'autre ayr en tal maneire 

Qu'il retorte 5 ausi comme arrire, 

E s'en vai ainsi, ondeiant 

Corne l'eve que s'en vai corant. 

Vent n'est rien fors ayr esmoùz 

Tant que ses esfortz es[t] cheùtz ; 

N'est que l'onde qu'en la mer nest, 

N'est fors eve que esmaïe 6 est. 

i. Corr. Ançois. — 2. Corr. crider (prov. cridar); l'original 
portait crier. — 3. Corr. Si bui de l'engelée noif. —4. Corr. 
Remnet. — 5. Corr. retorne. — 6. Corr. menée. 



— 32 — 

Einsi vienent par mantes fois 

Neues, plues, grailes e nois 

E les choses que dit avoras. 

S'i a encor autres raizons 

Cornent iteus choses avienent, 

Mes celés qui meils i avienent ' [f, yo) 

Avom retraites breumens. 

Si mis teus choses en romans 

Por les laies gens entendens 

Dont je vi pluzors en mon temps ' 

Per que ren 3 volunters eussent 

Apris si de latin seussent. 

Suit immédiatement l'interpolation provençale sur 
les vents. Pour faciliter l'intelligence de ce texte, 
corrompu en maint endroit, je transcrirai d'abord 
les passages d'Isidore dont il est traduit très libre- 
ment : 

(Isid. Etym. XIII, xi). 1. Ventus est aer commotus et 
agitatus, et pro diversis partibus caeli nomina diversa 
sortitur — 2. Ventorum quatuor principales spiritus sunt : 
quorum primus ab oriente Subsolanus, a meridie Auster, ab 
occidente Favonius, a septentrione ejusdem nominis ventus 
aspirât, habentes geminos hinc inde ventorum spiritus. — 
3. Subsolanus a latere dextro Vulturnum habet, a laevo 
Eurum; Auster a dextris Euroaustrum, a sinistris Austroa- 
fricum, Favonius a parte dextera Africum, a laeva Corum. 



i. Ajouter ici : Por entendre legierement (B. N. fr. 25343, 

f. 68 c). — 2. Ajouter : Par nature de sotil sens (ibid. — 3. 
Qu'aucun bien (ibid.). 



— 53 — 

Porro Septentrio a dextris Circium, a sinistris Aquilonem. 
Hi duodecim venti mundi globum flatibus circumagunt. — 
4. Quorum nomina propriis ex causis signata sunt. Nam 
Subsolanus vocatus eo quod sub ortu solis nascatur; Eurus 
eo quod ab Eoo flat, id est ab Oriente. Est enimconjunctus 
Subsolano. — 5. Vulturnus, quod alte tonat; de quo 
Lucretius : Altitonans Vulturnus et Auster fulmine pollens. — 
6. Auster, ab hauriendo aquas vocatus, unde et crassum 
aerem facit et nubila nutrit Hicgrœce vo'toç appellatur, prop- 
ter quod interdum corrumpat aerem. Nam pestilentiam quse 
ex corrupto aère nascitur, Auster flans in reliquas regiones 
transmittit; sed, sicut Auster pestilentiam gignit, sic Aquilo 
repellit. Euroauster dictus, quod ex una parte habeat 
Eurum, ex altéra Austrum. — 7. Austroafricus quod 
junctus sit hinc inde Austro et Africo. Ipse et Libonotus, 
quod sit ei Libs hinc, et inde Notus. — 8, Zephyrus, grœco 
nomine appellatus, eo quod flores et germina ejus flatu 
vivicentur. Hic latine Favonius dicitur, propter quod foveat 
quae nascuntur. .. — 9. Africus a propria regione vocatus. 
In Africa enim initium flandi sumit. — 10. Corus est qui ab 
occidente aestivo flat, et vocatus Corus quod ipse ventorum 
circulum claudat, et quasi chorum faciat. Hic antea Caurus 
dictus, quem plerique Argesten dicunt, non, ut imprudens 
vulgus, Agrestem. — 11. Septentrio dictus eo quod a circulo 
septem stellarum consurgit, quae, vertente se mundo, resu- 
pinato capite ferri videntur. — 12. Circius dictus eo quod 
Coro sit junctus. Hune Hispani Gallecum vocant, propter 
quod eis a parte Galleciœ flat. — 13. Aquilo dictus eo quod 
aquas stringat et nubes dissipet. Est enim gelidus ventus 
et siccus. Idem et Boreas quia ab Hyperboreis montibus 
flat. Inde enim origo ejusdem venti est, unde et frigidus est. 
Natura namque omnium septentrionalium ventorum frigida 

et sicca est, australium humida et calida 16. Duo sunt 

autem extra hos ubique spiritus magis quam venti, Aura et 



-.54- 

Altanus. — 17. Aura ab aère dicta, quasi aerea, quod lenis 
sit motus aeris.... 18. Altanus, qui in pelago est per deriva- 
tionem ab alto, id est mari, vocatus.... 

La fin de l'interpolation provençale est prise d'un 
autre chapitre du même livre des Etymologiœ : 

Isid., Etym., XIII, ix, i : Kx vento autem et igné ful- 
mina certum est in nùbibus fieri, et impulsu ventorum 
emitti; ideo autem fulminis ignem vim habere majorem ad 
penetrandum, quia subtilioribus elementis factus est quam 
noster, id est qui nobis in usu est. Tria sunt autem ejus 
nomina : fulgur, fulgor et fulmen ; fulgur quia tangit, fulgor 
quia incendit et urit; fulmen quia findit ; ideo et cum ter- 
nis radiis finguntur. 

Je note en passant que les mêmes passages d'Isidore 
ont été utilisés, mais encore plus librement, par 
Brunet Latin (édition Chabaille, p. 121). Cet auteur 
conserve l'expression « vent principal », employée par 
Isidore ^venti principales) pour désigner les vents qui, 
dans le provençal, sont appelés, ci-après, cardinals, mais 
il appelle bastart les vents secondaires collaterals, dans 
le provençal), placés à droite et à gauche des vents 
principaux. Matfré Ermengaut connaît aussi la division 
des vents en quatre principals et huit collaterals, mais 
il se borne à l'indiquer sommairement, et passe immé- 
diatement à une autre division, en huit vents principaux 
et huit collatéraux, qu'il attribue aux « mariniers » (édi- 
tion de Béziers, I, 2o5-2o8). 

Je suppose, sans en être sûr, que ce morceau a été 
rédigé, et bien mal rédigé, par le copiste d'après Isi- 



— 55 — 

dore, ou du moins d'après un texte emprunté plus ou 
moins exactement à Isidore. Une addition du copiste, 
qui se trouve à la fin du manuscrit, pourrait être inter- 
prétée en ce sens. Mais, il n'est pas impossible que 
l'interpolation ait été tirée de quelque compilation pro- 
vençale en prose, qui nous est inconnue 1 . 

Afin de faciliter la comparaison du morceau qui suit 
avec le texte latin, je le divise en paragraphes dont 
chacun est précédé du numéro des paragraphes entre 
lesquels est divisé le chapitre d'Isidore sur les vents. Je 
respecte les alinéas du texte qui ne sont pas tous justifiés. 

1. Aquestz que nos dizoms vents sont movement de 
l'ayre, e sont .xij., els .iiij. diz oms cardinals e los .viij. col- 
laterals. E sont cardinals per que sunt partitz els 2 .iiij. parts 
del mond : la une est Orient e l'autre Occident e l'autre 
Septentrion e l'autre Meridies. — 2. Collaterals apele hom 
los .viij. vens per que cadaùns dels .iiij. aiant 3 cadaùn . ij.> 
le un a destre e l'autre a sinestre. 

3. Subsolanus es uns deus .iiij. vens principaus, e nais 
en Orient, e de destre vent Vulturnus es, el '' sinestre 
Eurus. 

El segont vent es Abrego, e a destre ten aquel que diz om 
en latin Euroaustri, e el 5 sinestre aquel qu'es dit Aus- 
troafricus. 

El ters diz om en latin Favonus, e a destre aquel qu'es 
dich Affricus, e al 6 sinestre aquel qu'es ditz Chorus. 

i. Cette compilation n'est pas celle de Barthélemi l'Anglais, 
où il y a bien un chapitre sur les vents, inspiré d'Isidore, mais qui 
ne peut être l'original cherché. — 2. Il faudrait e (ou en) las. — 
2. Le subjonctif esi ici peu satisfaisant. On pourrait proposer en 
ant. — 4. Il faudrait e a destre es vent Vulturnus, e a. — 5. Corr. a. 



— So- 
ft) El .iiij. diz om en latin Septentrion, e a la dreite esta 
le Serso e al ' sinestro Aquilon. 

Aquest .xij. vents corent avant per tôt lo monde; aiso 
nos enseinontlos savis. — 4. Ara veiam per quai raizon an 
aques nomes 2 . Subsolano es le vent que nais en Orient de 
la part del sol, e [a] ancore autre nom, Aphiligats, que tant 
vol dire corne temprat. — 5. E el destre ista le Vulturnus 
per que vai mais haut sus en l'ayre, e es appelât Purus, e 
[esj el sinestre per raizon que nais en Orient. Aquest vent 
engendre pro neus . El segond vent, qu'es dit en latin Austri, 
aquest es ditz en romans Abrego, e es [nomatz] aisi per que 
prent mais de les aiguës que autre vent. Ab aquest se fai la 
major neble e les majors nues, per raizon que l'ayr es 
mais gros e mais espes en ta (lis. la) terre, car ha nature 
humide, car fai lampas e tempestes. 

6. Aquest vent que nos dizoms Abrigo es apelat en latin 
Notus, per rayzon que sol agune fois corrumpre l'ayr, e la 
pestilence del ayre corrum so que fer. (c) Aquest vent fai 
descendre la tempeste en terre e fai grans mordaudaz de 
besties e de autres chauses, e aquest vent Abrego porte pes- 
tilenties. Autresi i a autre vent que apelent Aquilon, qui 
a nature e vertut d'aquel métis autre vent, e aquest vent es 
companion del Serso. E ab aquest Abrego e sos compainons 
portent tempeste en la mar, car vant mais bas quels autres. 
A la part destre de Abrego es lo vent que a nom Euroaus- 
tri, e a nom aissi car de la une part ten aquel que aos 
disoms Austri e d'autres apelent lo Abrego ; e l'autre es lo 
vent que nos disoms Eurus ; 7. e n'a i autre que se 
ten ab aquel, que a nom Austriaffricus, per raizon car de 
ja une part ten Abrego e del autre AfTricus, e aquest mei : 
vent AfTricus apele hom en autre maneire Libem '. — 8. 

i. Corr. a la. — a. Corr. noms. — 3. Corr. meis ^mêmej. — 
4. Ms. lib\. 



- 5 7 - 

Lo .iij. vent deus quatre principals a nom en latin Favo- 
nius e en romans Favonno; a nom aissi per raizon car fai 
creisser la[s] chausas que comencent a naisser, e aquest 
apelont los Grecs Sephyrus, per que fai florir les arbres 
e los [sic) herbes ; 9 e l'autre, Favonnoaffricus, a tal 
nom car nais en Affrique. D'aquest vent naissent tempestes 
(d) e tonidres. (10). Lo vent que a nom Chorus vent ma- 
joraient en temps d'estiu e vent de Occident, e a autre nom 
Argestent, e ab aquel se fant trop de nebles, e aquest 
es apelatz Chorus per que va a redont de la terre. — 11 . 
E al 1 quart vent de los principals a nom Septemtrion, per 
raizon car nais en celé part ont sunt le .vij. esteles c'om 
apele lo car; e es apelatz Aparcias. Da aquest vent se fai 
grans neus e grant freit; e a la destre part es lo vent que 
apele hom Sept[ent]rion el vent que hom apele Sers. — (12). 
Aquel es compain de Chorus, e autre nom attrais per 
raizon que d'aquel se fant las neus e las grezises. Aquel 
vent es apelat Galego, car vent de terre de Galicie. — (13). 
A senestre es lo vent que a nom Sept[emt]rion el vent que a 
nom Aquilon, apelent aissi car torne les augas en neu, e fai 
totes causas gelar; e aquest meis [vent] a nom Borreas per 
raizon car naissont en .j. mont Yperborei, e sunt de nature 
freide e sece, e aquels que naissent de la partie de Abrego 
sunt caudz e humidz. E devet saber que aquist .xij . vents se 
fant sunt del movement de air : la un es apelat Aura e l'autre 
Altanus, (17). Aura es causa suau; Altanus fer en la mar, 
(/. yi) e per force del Taire {sic) e les nues se gurgant (51c). 

E podet saber que la nature des vens se movent la sus en 
l'ayre, e ant grant trebail les nues ab los vens, e de la grant 
force que ant rompent l'ayre les nues l'ayrs qu'es plus prop- 
dans del cel, e arabant los vens, e per la grant force rom- 
pent se les nues e los ayrs e venon a terre lo relamps e lo 

1. Corr. El ou E lo. 



— 3» — 

fulgure es tonidros e rayos e peirçs e tempestes; e aquel 
fug a très causas en si que alumine e ard e fent totas las 
causas que ateinne.e aquest foc es appelatz lance çelestial. 

Le reste de la page est occupé par une figure tracée 
au xv e siècle, qui représente la position respective 
des vents. Au verso le texte reprend : 

Sur l'ayr est li fugs tôt entor (f. 71c) 

S'est li seins ayr plein d'esplendor 
E de molt grant nobilité 
Qui, par sa grant subtilité, 
Nulle moystor ne suffre en lui.... 

Voici les derniers vers du poème : 

Car cest segle de temps en temps 

Trespasse autresi corne vens, 

E defenist de jorn en jorn. 

Cascun i fait petit sojorn 

Car tant es plein de vanité 

Que riens n'i a de vérité 

Cel que plus demorer hi cude 

Est soen cil c'antors la ' vide 

N'il [n'est] nuls qui sache a quel hore 

Sache la mort venir li dore 2 . 

Teus se cude encor bien esbatre, 

.v. ans o plus sa colpe batre, 

Q'en meins de .vj. jorns est alétz 

Et en malveis lugs ostalédz. 

Si es sages e ben apris (/. 87 b) 

1 . Corr. c'ancois lo. — 2. Corr. La mors li doiç corre sore. 



- 5 9 - 

Qui el servise ' Deu est pris 

Tant com Deu li preste le sens 

E il en a loizir e temps. 

Car Deus li rendra si haut don 

Que tôt ben avra a bandon 

E la joie de paradys 

Que Deus otroie a nos (/. ses) amis 

En qui tote pité abonde. 

Si fenist l'Image de monde : 

Ab Deu commence e ab Deu fenis 2 , 

Arcel que tôt lo monde fis 

Aicel rei qui tôt lo monde fist 

A cel rei comence et pren fin 3 

Qui tots nos prenge a bone fin 

Car maistre Martin pagara le vin 

Qui le fist traire de romans en latin. 

Deu le conduie a bone fin 3 ! 

Les trois derniers vers donnent à croire que « maître 
Martin » est celui qui fit exécuter le manuscrit ; mais 
le second est un pur non sens, car il ne s'agit pas de 
traduire de « roman en latin ». Sans doute on pourrait 
corriger en romans de latin, mais l'assertion du copiste, 
présentée sous cette forme, n'en serait pas moins absolu- 
ment fausse. Elle ne pourrait guère s'appliquer qu'à 

i. Le ms. porte senuise, avec un accent sur le premier jambage 
de Vu. — 2. Ce vers et les trois suivants sont inadmissibles, 
d'autant plus que le second et le troisième se répètent. Ils 
doivent être réduits à un seul dont la leçon correcte est A Deu 
commence, a Deu prent fin ; cf. Romania, XXI, 504. — 4. De ces 
trois, vers, imaginés par le copiste, il n'y a rien à conclure sinon 
que la copie a été exécutée pour un certain « maître Martin ». 



— 00 — 

l'interpolation relative aux vents. Il se peut en effet que 
ce morceau ait été traduit du latin par le copiste. 

Il serait intéressant de savoir dans quelle région cette 
copie de l'Image du monde a été faite, et on pourrait 
croire que la langue du chapitre interpolé nous donne- 
rait à ce sujet des indices certains. Mais il n'en est 
pas ainsi, parce que cette langue est très mé- 
langée. Le copiste, qui a introduit tant de formes pro- 
vençales dans le poème français, a, d'autre part, fran- 
cisé d'une façon irrégulière le texte provençal en prose. 
C'est à lui qu'il faut attribuer l'adoption à peu près 
constante de la finale atone e au lieu d'à, et le t final 
des troisièmes personnes du pluriel (sont et sunt, ensei- 
nont, fant, etc.). Sans doute ces faits s'observent plus 
ou moins fréquemment dans le nord des pays de langue 
d'oc, de l'Atlantique aux Alpes, mais les caractères 
qui permettraient de déterminer un point dans cette 
zone intermédiaire font défaut, et, d'autre part, cer- 
tains caractères donnent à croire que le copiste était 
d'une région plus méridionale : ainsi c initial ou 
seconde consonne d'un groupe ne devient qu'acciden- 
tellement ch [chausas, § 8). L'emploi concurrent de 
formes appartenant à des régions différentes, telles que 
les troisièmes personnes du pluriel en -ont et en -ent 
[enseinont, naissont, venon, à coté de apelent, naissent, 
movent, rompent), montre bien que nous avons à faire 
à un texte auquel l'ignorance et la fantaisie du copiste 
ont enlevé toute régularité. 

P. Meyer. 



BULLETIN DE LA SOCIETE 



DES 



ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



SEANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 
Tenue à l'École des Chartes, le 2 déeembre 1909. 



Présidence de M. Lelong, président. 

Nouveaux membres : Vassar Collège, près Pough- 
keepsie (N. Y.), Etats-Unis d'Amérique, correspondant 
M. Terquem libraire; M. Paul Barbier fils, professeur 
à l'Université de Leeds, Angleterre, correspondant 
M. Champion, libraire; M. Jean Acher; la Bibliothè- 
que de l'Université de North Carolina, Chapel Hill 
(N. C), Etats-Unis d'Amérique, correspondant M. 
Rasmusssen, libraire. 

BULLETIN. — I909 5 



02 — 

Etat des impressions : Florence de Rome, t. I, dix- 
sept feuilles tirées; feuilles 18 et 19 (fin du volume) en 
bon à tirer. — Roman de Troie, t. V, cinq feuilles tirées 
(table des noms 1 ; feuille 6 en pages (commencement 
du glossaire); — Guillaume de Mac haut. t. II, deux 
feuilles tirées, feuilles 3 et 4 en pages. 

M. le Président annonce la mort de deux des mem- 
bres les plus anciens de la Société : M. Georges Picot, 
secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences mora- 
les et politiques, et M. Ernest Prarond. 

Le tome I de Florence de Rome, étant à peu près ter- 
miné, sera mis prochainement en distribution pour 
faire partie de l'exercice 190g. Ce même exercice sera 
complété ultérieurement par Doon de la Roche. 

M. Picot fait savoir que les clichés qui doivent servir 
à la publication en fac similé du Jardin de plaisance 
sont faits, et que les épreuves en ont été envoyées à 
M. Piaget, chargé de rédiger l'introduction qui doit 
accompagner cette reproduction. 

M. l'Administrateur donne des informations sur la 
vente à prix réduit, faite en exécution d'une décision 
du Conseil (18 novembre 1908), des ouvrages dont la 
Société avait en magasin un trop grand nombre d'exem- 
plaires. Le résultat de cette vente — qui a été arrêtée le 
3o septembre — a été très satisfaisant. Plusieurs cen- 
taines de volumes ont été vendus. La Société a ainsi 
atteint un double but : elle a réalisé un gain qui lui est 
venu fort à propos, et, d'autre part, elle a ramené à un 
chiffre suffisant le stock de ses réserves, diminuant 
aiiibi d'une façon notable les frais de magasinage 
qu'elle paye annuellement. 



— 63 — 

Le Conseil fixe au jeudi 23 décembre l'Assemblée 
générale de la Société. 

M. P. Meyer expose au Conseil que les publications 
de la Société sont loin d'avoir été préparées d'après un 
système uniforme, que pour certains points qui ne 
soulèvent pas de questions d'ordre scientifique, mais 
qui ne concernent que la disposition extérieure des 
textes, de l'appareil critique ou des tables, il serait op- 
portun d'adopter des règles applicables à toutes les 
publications. Pour atteindre ce but, il a composé une 
instruction qu'il demande la permission de soumettre 
au Conseil, et à laquelle les éditeurs qui proposent des 
publications à la Société seraient invités à se conformer. 
Après une discussion, â laquelle prennent part divers 
membres du Conseil, il est décidé que cette instruction 
sera imprimée à la suite du procès-verbal et qu'il en 
sera fait un tirage à part. 



- 6 4 - 

INSTRUCTION 

POUR 

LA PUBLICATION DES ANCIENS TEXTES 



Cette instruction a pour objet d'introduire dans nos 
publications l'uniformité, au moins extérieure, qui leur 
a manqué jusqu'ici. On peut en effet observer dans les 
nombreuses éditions que la Société a mises au jour 
depuis sa fondation de notables différences dans la 
façon de concevoir les introductions, de disposer les 
textes, de rédiger les glossaires ou les tables. Le mo- 
ment est venu de faire un choix entre les diverses mé- 
thodes qui ont été mises en pratique par nos éditeurs, 
et d'adopter celles dont l'expérience a fait reconnaître 
les avantages. Même dans les cas où deux procédés 
sont absolument équivalents, il est plus régulier de s'en 
tenir à l'un d'eux et de l'employer exclusivement. D'ail- 
leurs les règles qui vont être proposées ne sauraient 
avoir pour résultat de gêner l'initiative des collabora- 
teurs de la Société en fermant la voie à des perfection- 
nements toujours possibles. Elles ont un caractère très 
large et très élastique quand elles visent les principes 
généraux de l'art d'éditer les textes; elles ne deviennent 
précises que lorsqu'il s'agit de points de détail, de dis- 
positions pratiques sur lesquels tout le monde peut 
tomber d'accord. 



- 65 — 

i. Introductions . — L'introduction doit fournir au 
lecteur toutes les informations nécessaires pour lui 
permettre d'apprécier l'ouvrage publié au point de vue 
littéraire, historique, linguistique. Tout ce qui con- 
cerne la biographie de l'auteur, ou, s'il n'est pas connu, 
tout ce qui peut servir à déterminer la date, le pays 
d'origine, les sources de l'œuvre, doit être l'objet de 
recherches approfondies; mais on recommande aux 
éditeurs de ne point se laisser entraîner à de trop longs 
développements. Certains poèmes, par exemple, offrent 
une forme particulière d'un conte plus ou moins tradi- 
tionnel qui se retrouve en des états variés dans la plu- 
part des littératures du moyen âge chrétien, parfois 
même jusqu'en Orient. Il est juste d'indiquer ces 
formes variées d'un même récit et d'en noter les traits 
caractéristiques, mais il serait inopportun d'en impri- 
mer ou réimprimer le texte, et même d'instituer entre 
elles une comparaison trop détaillée qui exigerait des 
développements démesurément étendus. Pour faire 
l'histoire des contes que l'on peut reconnaître dans la 
Manekine, YEscoufle, Robert le Diable, il faudrait 
écrire des volumes, et nous ne devons pas oublier que 
la Société des Anciens textes a pour but de publier des 
textes bien établis, et non pas des livres d'histoire litté- 
raire. S'imagine-t-on un éditeur d'Homère traitant, 
dans sa préface, toute la question homérique? Évidem- 
ment l'étendue à donner aux introductions ne peut être 
fixée a priori : c'est affaire de mesure, mais il ne faut 
pas perdre de vue que les recherches littéraires trouve- 
ront toujours leur place naturelle dans les mémoires 
des Sociétés savantes et dans les recueils périodiques, 



- 66 — 

maintenant fort nombreux, qui sont spécialement des- 
tinés à la philologie du moyen âge. La même sobriété 
est recommandée en ce qui concerne l'étude de la lan- 
gue. Les faits caractéristiques, c'est-à-dire qui sortent 
de l'usage commun, sont seuls à relever. Il ne faudrait 
pas, à l'occasion d'un texte même important, se laisser 
entraîner à passer en revue toute la grammaire de 
l'ancien français. L'analyse de l'ouvrage sera accom- 
pagnée de renvois fréquents aux numéros des vers ou 
des paragraphes du texte. Il sera bon enfin que les titres 
des diverses sections de l'introduction soient repro- 
duits au haut des pages en titres courants. 

2. Édition des textes. — Il ne saurait être question 
d'exposer ici les méthodes variées qui, selon les cas, 
doivent être appliquées à l'édition des anciens docu- 
ments de notre littérature. L'objet qu'on se propose est 
beaucoup plus modeste. On se contentera d'appeler l'at- 
tention sur certaines dispositions extérieures, sur cer- 
tains agencements typographiques qu'il y aurait avan- 
tage à adopter d'une façon générale et constante, pour 
assurer dans la mesure convenable l'uniformité de nos 
publications. Nous parlerons de l'emploi des accents 
et du tréma, de la numérotation des vers, ou, pour les 
textes en prose, de la division en paragraphes, de l'ap- 
pareil critique et des notes. 

Des accents. — L'introduction d'accents dans des 
textes qui en sont dépourvus ' est sans inconvénient, 

i . Nous laissons de côté les cas fort rares où le manuscrit 
d'après lequel se fait la publication est pourvu d'accents (par ex. 






-6 7 _ 

pourvu qu'ils ne soient pas placés à contre-sens, 
puisque le lecteur, sachant bien que ces signes typo- 
graphiques n'existent pas dans les manuscrits, peut 
en faire abstraction. En revanche l'usage des accents a 
certains avantages, de même que la distinction de Yi et 
du y, de Vu et du v et autres artifices typographiques. 
Il facilite la lecture et empêche de confondre livre et 
livré, jure (et ivre) et juré. Nous transportons légitime- 
ment à l'ancien français un usage qui ne s'est établi 
chez nous que du xvi e au xvn e siècle; et, comme cet 
usage ne s'est jamais établi d'une façon régulière en 
provençal, nous ne le transporterons pas à l'état 
ancien de cet idiome, où pourtant il pourrait trouver 
son application, puisque le provençal a, comme le 
français, des voyelles ouvertes et des voyelles fermées. 
Nous introduisons donc les accents dans les vieux 
textes français, pour la commodité des nombreux 
lecteurs qui, sans avoir poussé bien loin l'étude de 
notre vieille langue, veulent cependant prendre une 
connaissance directe de nos anciens auteurs. Et, comme 
le but qu'on se propose est simplement d'ordre pra- 
tique, on ne prétendra pas régler l'emploi des accents 
conformément aux règles d'une rigoureuse logique. 
Logiquement il y aurait lieu d'appliquer nos deux 
accents à toute voyelle ayant deux sons. On pla- 
cerait l'accent grave sur Vo ouvert et l'accent aigu sur 
Vo fermé '. En fait nous n'employons nos accents que 

le Psautier dit d'Oxford, dont le ms. appartient au fonds Douce, 
à la Bodleienne). Il va sans dire qu'en tel cas les accents du ms. 
doivent ôtre reproduits sans mélange d'accents modernes. 

i. L'accent circonflexe, qui est originairement un signe d'abré- 



— 68 — 

pour distinguer Ye ouvert de Ye fermé. C'est notre 
usage depuis Corneille. Nous transportons cet usage à 
l'ancien français parce qu'il en résulte une certaine 
commodité pour le lecteur. Mais il est bien entendu 
que cet emploi doit être réglé, sinon de façon à toujours 
indiquer la prononciation, du moins de façon à ne pas 
la contrarier. On ne placera l'accent que surl'e tonique, 
ouvert ou fermé '. Les éditeurs français, tout en étant à 
peu près d'accord sur ce principe, varient plus ou moins 
dans l'application. Certains s'abstiennent d'accentuer 
Ye tonique suivi de t final, parce qu'on ne le fait pas 
actuellement en français (projet) mais ils accentuent le 
même e suivi d'un s (procès). Notre orthographe est ici 
inconséquente, et on ne voit pas bien lanécessité, quand 
il s'agit de l'ancienne langue, de la suivre dans ses er- 
reurs, d'autant qu'il y a, en ancien français, des finales 
en -e? où Ye est fermé, et réclame par conséquent l'ac- 
cent aigu \ Il nous semble que, pour la finale -et, en 
raison de la différence de son, il y a lieu de faire usage 
de nos deux accents. Faut-il, de même mettre l'aigu 
sur les finales en -er, -ier, -e\> -ie\? Ce serait logique, 
mais c'est moins nécessaire, l'usage moderne aver- 

viation, doit être rejeté. II n'existe dans notre ancienne langue, 
aucun cas où son emploi soit légitime. 

i. On peut hésiter sur la question de savoir s'il ne conviendrait 
pas de placer un accent (aigu) sur la tonique, quelle qu'elle soit, 
des proparoxytons, tels que dngele, ordene, virgené), etc. (pour 
éviter la fausse prononciation angèle, ordène, virgène), glôrie, 
victôrie, chanônie. 

2. Dans les textes du nord de la France, les mots où la finale 
-et correspond au lat. -atum, prêt, grét, les part, passés de la 
première conjugaison, piét (pe de m), etc. 



- 69 - 

tissant suffisamment de la prononciation *. On peut 
également hésiter sur l'utilité de l'accent dans les mo- 
nosyllabes, tels que dès, mes (= mais), ou dans les cas 
ou Ye tonique est suivi d'un e atone, amée, mangiée. 
Certains éditeurs n'en mettent point, contrairement à 
l'orthographe actuelle 2 . Même hésitation pour père, 
mère, qui se prononçaient certainement père, mère. 
L'important est de ne pas écrire père, mère. Il n'y a pas 
lieu, dans cette instruction générale, de prescrire une 
règle absolue puisqu'ici aucune question de doctrine 
n'est engagée, et qu'il s'agit simplement de l'application 
à l'ancien français d'usages modernes parfois assez in- 
cohérents. 

Il va sans dire que l'accent ne doit jamais être in- 
troduit dans les textes anciens pour distinguer les ho- 
monymes, comme on le fait en quelques rares cas dans 
notre orthographe actuelle [a à, la là, des dès, ou où). 

Du tréma. — L'emploi du tréma est, en français 
actuel comme celui des accents, fort irrégulier. On le 
fait servir à des fins diverses (ainsi dans haïr et dans 
aïeul). Appliqué à l'ancien français, ce signe doit être 



i. Amer, cher, cuillier, mer, Orner, ont maintenant Ye ouvert, 
mais avaient jadis Ye fermé. 

2. On considère ici l'accent comme superflu, parce que dans 
ces finales il est impossible que la prononciation soit différente 
de la prononciation actuelle -e'e. Ce ne serait pourtant pas une 
raison de ne pas la noter. Et en outre, dans les textes anglo- 
normands, ee est employé avec une tout autre valeur qu'en fran- 
çais du continent : ce double e correspond souvent à Ye tonique 
simple du français, et il y a avantage à le distinguer d'-ee en ne 
l'accentuant pas. 



réserve aux cas où l'on veut indiquer que deux voyelles 
juxtaposées ne forment pas une diphtongue, mais se 
prononcent séparément (ciir, seiir, Noël, praél, siénce). 
Les éditeurs ne sont pas d'accord sur la place qu'il con- 
vient d'assigner au tréma : les uns le placent sur la 
première voyelle, les autres sur la seconde ; certaines 
lettres attirent le tréma de préférence à d'autres, sans 
qu'on sache bien pourquoi, notamment l't. Cela esx 
assez peu important pourvu qu'un des deux systèmes 
étant adopté, on s'y tienne Autre difficulté. Ici, comme 
pour l'emploi des accents, nous sommes dirigés plutôt 
par nos habitudes modernes que par la pure logique. 
Actuellement on écrit muer sans tréma, parce qu'il n'y 
a pas de doute sur la prononciation, l'ancienne diphton- 
gue ne n'existant plus (cependant accueil, recueil); 
mais en ancien français la graphie de muer (lat. mutare) 
et celle de muer (mor iorï sont semblables, bien que le 
premier ait deux syllabes, tandis que le second n'en a 
qu'une, d'où il suit que le tréma établirait ici une dis- 
tinction nécessaire. 

3. Textes en prose : division en paragraphes. — Nos 
pages ont normalement 36 lignes, lorsqu'elles ne con- 
tiennent pas de notes. On ne peut y trouver sans perte 
de temps le mot auquel on est renvoyé par le glossaire 
ou par l'index, lorsqu'il n'y a pas d'autre indication que 
celle delà page; d'où la nécessité d'une division qui 
permette des références plus précises. Dans certaines 
éditions, surtout à l'étranger, on a coutume de numé- 
roter les lignes de cinq en cinq, et la table renvoie à la 
page et au numéro de la ligne. Nous écartons ce pro- 



— /I — 

cédé qui, outre qu'il exige deux chiffres pour chaque 
renvoi, offre des inconvénients de plus d'un genre. Si 
la numérotation est placée dans la justification, la 
longueur des lignes se trouve notablement réduite; 
si elle est placée en dehors, il en résulte un surcroît de 
dépense. Ensuite cette disposition ne permet pas de pré- 
parer l'appareil critique avant l'impression, puisqu'on 
ne peut savoir d'avance à quelle ligne correspondra 
chaque variante. Le procédé que nous recommandons, 
et qui a été suivi déjà en plusieurs de nos volumes ', 
consiste à diviser le texte en paragraphes occupant au 
plus une demi-page, et généralement un quart ou un 
tiers. Ces paragraphes sont fixes, et par conséquent 
peuvent être reproduits dans des éditions successives, 
quels que soient le format et la justification adoptés 
dans ces éditions \ Ils se prêtent par leur brièveté aux 
références et permettent de disposer sur la copie, d'une 
façon définitive, les renvois aux variantes, renvois for- 
mant une série qui recommence à chaque paragraphe. 
Il est vrai que certains ouvrages, les romans en prose 
notamment, ne s'accomodent pas d'une division en 
courts alinéas. Mais on peut du moins numéroter les 
phrases sans les mettre à la ligne. 

4. Textes en vers : numérotation des vers. — La 
numérotation des vers doit être en rapport avec la forme 

j . Le Débat des Hérauts, Le Voyage du seigneur d'Anglure, Les 
Quatre âges de l'homme, La Chirurgie de Henri de Mondeville. 

2. C'est le grand avantage de la division de Joinville en para- 
graphes, toujours les mêmes, dans les diverses éditions de 
M. de Wailly. 



du poème. Pour les poèmes en laisses à nombre de vers 
variable chansons de geste ou poèmes en forme de 
chansons de geste), la numérotation par cinq, qui est 
la plus usitée, est très applicable. Il ne faut pas oublier 
que les laisses doivent être aussi numérotées, de préfé- 
rence en chiffres romains. Il faut avoir soin qu'il n'y 
ait pas coïncidence entre un numéro de laisse et un nu- 
méro de vers, ce qui serait d'un effet déplorable au 
point de vue typographique. Le moyen d'éviter cette 
coïncidence est très simple : il suffit de placer le numéro 
du vers au vers précédent en le diminuant d'une unité '. 

Pour les poèmes en vers accouplés, il vaut mieux 
adopter la numérotation par quatre, de façon que le 
numéro corresponde toujours au second vers d'une 
paire 2 . 

Pour les poèmes strophiques il convient d'adopter 
un mode de numérotation qui corresponde aux diverses 
parties de la strophe. Ainsi un poème en strophes de 
douze vers (la strophe des Vers de la Mort, aab aab 

i. C'est le procédé qui a été suivi dans Aiol. — La coïncidence 
entre le numéro de la laisse et celui du vers se reproduit souvent 
dans Florence de Rome. Ainsi, t. II, p. i3, le numéro de laisse X 
a dû être placé en dehors de l'alignement à cause du numéro de 
vers 2j5. Il n'y avait qu'à mettre 2-4 au vers précédent. De 
même pp. 19, 35, 37, 40, etc. — On peut toujours éviter la 
coïncidence en plaçant le numéro de la laisse en vedette, mais ce 
procédé, qui a été adopté dans la plupart des éditions de chan- 
sons de geste que nous avons publiées, a l'inconvénient de faire 
perdre beaucoup de place. 

2. C'est le système qui a été suivi dans les éditions de Guil- 
laume de La Barre, des Œuvres de Guillaume de Mâchant et de 
Simund de Freine. 



— 7'3 — 

bba bba) devra être numéroté 3, 6, 9, 12, i5, etc., à 
quatre chiffres par strophe \ Une chanson en strophes 
de sept vers [abab bec) sera numérotée 4, 7, 1 1, 14, etc., 
à deux chiffres par strophe, le premier correspondant à 
la fin de la première partie, le second à la fin de la 
strophe \ 

5 . De V appareil critique. — On n'y fera pas entrer 
les variantes purement graphiques, sauf en des cas 
exceptionnels. La graphie de chaque manuscrit pourra 
être étudiée en détail et justifiée par des exemples dans 
la partie de l'introduction réservée à la description des 
manuscrits. Lorsqu'il aura été possible de classer les 
manuscrits par familles, il sera le plus souvent inutile 
de publier les variantes isolées de tel ou tel manuscrit. 
Il suffira de donner les variantes communes à toute une 
famille. On économisera ainsi beaucoup de place, et 
l'appareil critique, débarrassé de leçons sans valeur, 
deviendra plus clair. Dans cet appareil critique, qui 
sera placé au dessous du texte, on fera entrer tout ce 
qui intéresse l'établissement du texte : discussion des 
leçons, proposition de conjectures, rapprochement de 
passages parallèles, etc. En principe les notes servant 
à l'interprétation ne doivent pas prendre place dans 
l'appareil critique. On pourra en faire une série à part 

1 . Dans l'édition des Vers de la mort la numérotation recom- 
mence à chaque strophe. L'inconvénient de ce système est que 
les renvois doivent être indiqués par deux chiffres : le n° de la 
strophe et le n° du vers. 

2. C'est !e système qui a été suivi dans l'édition de Christine 
de Pisan, de Cace Brûlé et des Cent ballades. 



- 74 — 

qui sera imprimée en petit texte, soit au bas des pages, 
si cette annotation exige peu de place, soit plutôt après 
le texte, avant le glossaire. Toutefois, en général, des 
notes de ce genre peuvent être fondues dans le glos- 
saire, où doit entrer tout ce qui concerne l'interpréta- 
tion du texte '. 

Les variantes sont désignées pour chaque manuscrit 
par des capitales penchées, ou pour chaque groupe de 
manuscrits par une lettre grecque. Il est assurément 
indifférent que ces lettres soient placées avant la va- 
riante ou après. Cependant on conseille de les mettre 
avant, selon l'usage qui, jusqu'ici, a été le plus géné- 
ralement suivi dans les publications de la Société. 

Une question qui peut se poser est celle de savoir 
comment doivent être imprimées les variantes. La 
plupart des éditeurs s'attachent à reproduire, dans l'ap- 
pareil critique, aussi littéralement que possible, le texte 
du manuscrit, s'abstenant d'accentuer, de ponctuer, de 
distinguer ïi duj, ïu duv, etc. Il y a là une affectation 
d'exactitude qui n'offre aucun avantage. Si on place 
un mot en variante, ce n'est pas pour indiquer que le 
manuscrit ne distingue pas ïi du j; qu'il n'emploie ni 
les accents ni les apostrophes, ni aucun autre des 
signes que lesjtypographes ont inventes : on le sait bien 
L'objet de la variante est de faire savoir que la leçon 
admise dans le texte n'est pas fournie par l'unanimité 
des manuscrits, que tel manuscrit présente une leçon 



i. De» closes interprétatives, comme celles qu'on a imprimées 
au bas dos pages d'Eusiache Deschamps doivent titre absolument 
proscrites. 



différente. C'est sur cette leçon qu'on appelle l'attention 
et non sur la forme de l'î ou de ïu. Il y a plus : 
cette affectation d'exactitude dissimule en bien des cas 
une réelle inexactitude. Lorsqu'une leçon est donnée 
d'après plusieurs manuscrits, soit d'après A B C, la 
forme sous lequelle cette leçon est reproduite en va- 
riante est toujours celle d'A; les leçons de B et de C 
présentent assez ordinairement de légères différences 
graphiques dont on n'avertit point le lecteur, de peur de 
trop grossir l'appareil des variantes. Alors à quoi bon 
affecter une exactitude qui n'est rigoureuse que pour la 
leçon d'A ? 

6. Glossaire. — Le glossaire a un double but. Il doit 
suffire à l'interprétation du texte pour les personnes 
qui n'ont pas à leur portée les grands répertoires lexi- 
cographiques, et, d'autre part, il doit offrir le dépouille- 
ment de tout ce qu'il y a d'intéressant dans le texte 
édité tant au point de vue des mots qu'au point de vue 
des formes. Il n'est cependant pas nécessaire, sauf en 
de rares cas, notamment lorsqu'il s'agit de textes d'une 
importance exceptionnelle, que ce dépouillement soit 
complet. Beaucoup de mots suffisamment clairs par 
eux-mêmes et ne figurant pas en des locutions intéres- 
santes, n'ont pas besoin d'être relevés. Et quant aux 
formes, le dépouillement, au moins pour l'essentiel, 
peut prendre place dans l'introduction. L'éditeur expé- 
rimenté trouvera facilement la juste mesure. Dans 
certains cas, spécialement pour les verbes, il peut être 
utile de diviser l'article en deux parties, l'une consacrée 
au relevé des formes, l'autre à l'interprétation ; les 



- 76 - 

mêmes références reparaîtraient dans les deux parties, 
la première fois pour noter la forme, la seconde pour 
noter le sens. Pour certains mots rares ou difficiles, 
on rendra service au lecteur en lui indiquant briève- 
ment les interprétations proposées ailleurs. C'est sou- 
vent le moyen de couper court à de longues explica- 
tions. Les glossaires déjà publiés par la Société pour- 
ront fournir l'occasion d'utiles références. 

Pour les verbes, les formes devront être groupées 
sous l'infinitif, même si cet infinitif ne paraît pas dans le 
texte. On pourra en ce cas le placer entre [ ], mais le 
seul fait qu'il ne sera pas accompagné d'un chiffre de 
renvoi montrera suffisamment qu'il a été introduit par 
l'auteur du glossaire. Il sera toujours loisible, quand on 
le jugera utile, de placer les formes diverses à leur rang 
alphabétique avec renvoi à l'infinitif. 

Lorsqu'une leçon restituée par conjecture est ad- 
mise dans le glossaire, il est utile de noter, entre paren- 
thèses, que cette leçon est conjecturale. Dans certains 
cas il est utile d'indiquer, également entre parenthèses, 
qu'un mot est en rime, et de citer la rime corres- 
pondante ; mais il faut s'abstenir de donner cette indi- 
cation dansles casoù elle est sans utilité. 

Des dispositions typographiques assez variées ont été 
adoptées dans les glossaires rédigés pour la Société. 
Ainsi, dans quelques-uns de nos volumes les têtes d'ar- 
ticles ont été imprimées en caractère gras. C'est une 
complication inutile : deux caractères suffisent : le 
romain pour les mots du texte, les italiques pour les 
explications. Il est inutile de marquer le genre cics 
substantifs sauf quand il diffère de l'usage actuel. Inutile 



aussi d'indiquer les personnes des verbes : il suffit d'in- 
diquer le mode et le temps. Le chiffre de renvoi sera 
placé après le mot, sans virgule entre deux, et sera suivi 
de la traduction, lorsque celle-ci sera jugée nécessaire. 
On aura soin de relever les expressions qui peuvent 
servir à caractériser le style d'un auteur, même lors- 
qu'elles ne présentent pas de difficultés d'interprétation, 
et les locutions proverbiales \ Plusieurs des glossaires 
déjà publiés peuvent servir de modèle, ceux de G. Paris,, 
celui du Tristan de Thomas par M. Bédier, etc. 

7. Table des noms. — A la suite du glossaire, nous 
plaçons ordinairement une table des noms de personnes 
et de lieux. 11 est utile de distinguer typographiquement 
ces deux séries, en imprimant les noms de personnes en 
petites capitales et les noms de lieux en romain 2 . 

D'ordinaire on relève les noms de lieux sous leur 
forme actuelle, joignant en italiques la forme du texte 
lorsqu'elle diffère de la forme actuelle. Cette forme en 
italiques pourra d'ailleurs être rangée dans la table à 

1. On peut introduire dans le glossaire un article proverbes (ce 
qui a été fait dans VEscoujle). Si les proverbes sont très nom- 
breux, comme dans certains poèmes du xiv c siècle, on peut en 
faire une table à part, ce qu'a fait le baron de Reiffenberg. dans 
son édition de Philippe Mousket. 

2. Un emploi un peu différent de ces caractères a été fait dans 
la table du Tristan de Thomas, mais il s'agissait d'un cas excep- 
tionnel qui a été expliqué dans une note. — Dans certaines des 
publications de la Société (Eustache Deschamps, Orson de Beau- 
vais) les noms de personnes et ceux de lieux ont été répartis 
entre deux tables. Il ne paraît pas que la commodité des recher- 
ches y gagne. 

BULLETIN. — 1909. 6 



- 78 - 

son rang alphabétique avec renvoi à l'article prin- 
cipal. 

Pour les noms fréquemment cités il sera nécessaire de 
rédiger les articles en forme analytique, car une table, 
comme on en fait trop souvent, où un nom est suivi de 
vingt ou trente renvois, sans aucune explication, ne 
sert à rien. Il est commode, au contraire, quand il 
s'agit d'un personnage qui joue un rôle important, de 
trouver à la table un résumé de ses faits et gestes. A ce 
propos, il faut se rappeler que la table doit rappeler 
tous les passages où paraît le personnage qui est l'objet 
de l'article, de quelque façon qu'il soit désigné. Dans 
beaucoup de tables on se contente de renvoyer au 
passage où il est désigné par son nom, ce qui est insuf- 
fisant. L'article Charlemagne doit renvoyer aussi bien 
aux passages où le texte porte « l'empereur ». Ajoutons 
qu'il n'est pas nécessaire, pour les personnages qui sont 
en scène pendant des pages entières, de renvoyer à cha- 
cun des passages où ils sont nommés : il est plus simple 
et plus commode de rédiger des renvois collectifs, comme 
par exemple : « laisses xx-xxiv », ou : « vers 250-290 ». 
Il est souvent nécessaire, pour donner une base à 
l'étude de la langue, d'insérer dans l'introduction une 
table complète ou partielle des rimes. Mais il est tou- 
jours indispensable, au moins pour les poèmes en laisses 
monorimes, surtout si les assonnances y dominent, de 
placer à la suite du glossaire et de la table des noms, 
une table des rimes, qui sera divisée en deux parties : 
i" rimes masculines, 2 rimes féminimes. 

Entre les avis proposés dans les articles qui 



— 79 — 

précèdent, il en est assurément qui n'ont point une 
valeur essentielle. On ne saurait prétendre qu'il y ait 
toujours une raison évidente pour préférer une disposi- 
tion typographique à une autre. Il est toutefois désira- 
ble, même lorsqu'il s'agit de détails sans importance, 
que les membres d'une même société, unissant leurs 
efforts en vue d'une œuvre commune, s'entendent, 
autant que possible, pour procéder de la même façon 
dans les cas identiques. 

Novembre 1909. 



— 8o — 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 

Tenue à l'École des Chartes, le 23 décembre 1909. 

Présidence de M. Lelong, président. 

La Société entend la lecture du discours du Président 
et les rapports du Secrétaire et du Trésorier. 

Sont élus membres du Bureau et du Conseil, pour 
siéger jusqu'à la prochaine Assemblée générale, les 
membres de la Société dont les noms suivent : 

BUREAU 

Président MM. Brunot. 

Vice-présidents Morel-Fatio, Roques. 

Administrateur Raynaud. 

Secrétaire P. Meyer. 

Secrétaire-adjoint . ... G. Huet. 

Trésorier Rothschild (Baron E. de). 

Trésorier-adjoint .... E. Picot. 





CONSEIL 


MM. 


Bédier. 


MM. 


Muret. 




BONNARDOT. 




Omont. 




DlDOT. 




PlAGET. 




Fréville (de). 




Roy. 




JORET. 




Servois. 




Laborde (M is de). 




SUDRE. 




Lelong. 




Thomas. 




LONGNON. 










— 81 — 
Discours de M.. E. Lelong, président. 

Messieurs, 

Ce doge de Gênes qui, interrogé sur ce qu'il trouvait 
de plus surprenant à Versailles, répondit : « c'est de 
m'y voir » ne se doutait pas du service qu'il rendait ce 
jour-là aux futurs présidents de sociétés en peine de 
justifier leur élévation à un honneur immérité. Aucun, 
parmi eux, ne lui doit plus de gratitude que celui que 
votre bienveillance a appelé à exercer ce soir, en assem- 
blée plénière, une présidence pour laquelle rien ne 
semblait le désigner. Jusqu'à ce jour, en effet, c'est 
parmi les collaborateurs actifs de votre œuvre ou 
parmi les amateurs éclairés de la littérature du moyen 
âge français que vous avez, et à juste raison, choisi 
vos présidents. Or, je n'ai rien publié dans l'ordre de 
vos travaux, et le fait d'avoir suivi jadis, en en profi- 
tant fort mal, d'excellents cours de philologie romane 
à l'Ecole des Chartes et à l'École des Hautes Études 
peut bien, peut-être, m'autoriser à me qualifier d'ama- 
teur, mais non pas d'amateur éclairé. Il est vrai que 
notre Société renferme une troisième catégorie de 
membres, ceux que Gaston Paris, usant tour à tour 
d'une métaphore militaire et d'une métaphore cléricale, 
se plaisait à appeler l'infanterie, ou encore le tiers 
ordre de notre Société, ceux qui se contentent de con- 
tribuer, par le payement régulier de leur cotisation, à 
son existence matérielle. En appelant aujourd'hui au 
fauteuil de la présidence un simple contribuable, vous 
avez sans doute cédé au courant du jour et voulu faire 



— 82 — 

un premier essai de la représentation proportionnelle. 
Puissiez- vous ne pas avoir à vous en repentir ! 

Fort heureusement pour tous, votre Président du 
Conseil est un ministre sans portefeuille. Vos ministres 
de l'Intérieur et des Finances vous donneront, tout à 
l'heure, de l'état de nos publications et de notre situa- 
tion budgétaire, un compte rendu qui sera, je crois, 
pour vous satisfaire. Il m'incombe le pieux devoir 
d'adresser un suprême adieu à ceux de nos confrères 
que nous avons perdus. L'un deux, M. Georges Steffens, 
était décédé depuis quelques semaines au moment de 
notre dernière assemblée générale, mais, à cette date, la 
nouvelle de sa mort ne nous était pas encore parvenue; 
un autre, M. Auguste Gevaërt, est mort le 24 décem- 
bre 1908, le lendemain même de cette assemblée ; les 
deux derniers, M. Georges Picot et M. Ernest Prarond, 
nous ont été enlevés il y a quelques semaines. En 
d'autres années nos deuils ont été plus nombreux, 
mais le seul énoncé de ces quatre noms suffit à vous 
faire comprendre qu'il n'est aucun de ces décès qui 
n'ait été pour nous une perte très sensible. 

M. Georges Steffens, privat-docent à cette univer- 
sité de Bonn chère entre toutes aux romanistes, a 
succombé le i3 novembre 190S aux suites d'une dou- 
loureuse opération. Il avait à peine quarante-troisanset 
la philologie romane pouvait attendre beaucoup encore 
de ce travailleur appliqué, de cet érudit consciencieux 
et modeste. M. Steffens s'était attaché particulièrement 
à l'étude de la poésie lyrique française du moyen âge. 
Outre un certain nombre de comptes rendus parusdans 
la Zeitschrift et dans le Literaturblatt fur romanis che 



- 83 — 

Philologie, il a publié des éditions critiques des poésies 
de Richard de Semilli et de celles de Perrin d'Angi- 
courtet une reproduction littérale des Chansonniers de 
Sienne et d'Oxford. Plusieurs d'entre nous se sou- 
viennent de l'avoir vu en 1903 à Paris, où il était venu 
apporter au cercueil de Gaston Paris l'hommage des 
romanistes allemands. Il était du petit groupe de ceux 
qui, le soir de ces tristes funérailles, réunis sur l'initia- 
tive de Van Hamel, fondèrent, pour honorer la mémoire 
de celui que nous pleurions et continner son œuvre 
scientifique, la Société amicale Gaston Paris. Demeuré 
en relations suivies avec plusieurs membres de notre 
Société, Georges Steffens était de ceux dont nous comp- 
tions bien voir, un jour, le nom figurer sur le titre de 
quelques-unes de nos publications. Depuis plusieurs 
années, il s'occupait, de concert avec nos confrères 
M. Jeanroy et M. Brandin, à réunir les éléments d'un 
recueil des jeux partis. Nous avons l'assurance que les 
matériaux laborieusement amassés par lui ne seront 
pas perdus. La vie aura été plutôt rigoureuse à ce bon 
ouvrier, conscience délicate, caractère loyal, tout dé- 
voué à ses élèves, qui l'entouraient de leur affection, et 
qui a succombé sans avoir pu occuper cette chaire 
magistrale, objet unique de son ambition. 

Si M. Steffens a été enlevé prématurément sans avoir 
rempli sa destinée, M. Gevaert, directeur du Conserva- 
toire royal de musique de Bruxelles et maître de cha- 
pelle du roi des Belges, s'est éteint chargé d'années et 
d'honneurs. Né à Huysse, près d'Audenarde, le i3 juil- 
let 1828, il est mort à Bruxelles, le 24 décembre 1908, 
membre de trois grandes académies, l'Académie royale 



-8 4 - 

de Belgique, l'Institut de France et l'Académie de Ber- 
lin, décoré d'innombrables ordres de chevalerie, gratifié 
enfin par le roi Léopold, à l'occasion de son quatre- 
vingtième anniversaire, du titre de baron, demeuré 
d'ailleurs, en dépit de tous ces honneurs, le Flamand 
simple et sans façon, doublé d'un Parisien spirituel et 
narquois, causeur étincelant et plein de verve, qui 
empochait avec une tranquille bonhomie, — un peu sur- 
pris tout de même la première fois, — la pièce de cent 
sous que le concierge de l'Académie, — je parle de celle 
de Belgique, — remet de la main à la main, à l'issue de 
chaque séance, à chacun des membres de la savante 
compagnie. 

Il avait succédé, il y a tout près de quarante ans, à 
son illustre compatriote Fétis dans la direction du 
Conservatoire de Bruxelles, et la vie de ces deux grands 
musiciens présente, en vérité, une bien singulière 
ressemblance. Nés l'un et l'autre en Belgique, ils ont 
passé à Paris toute la première moitié de leur existence; 
ils y ont fait représenter, Fétis, de 1820 à 1 832, six 
opéras comiques ; Gevaërt, de 1 8 53 à 1864, huit; tous 
deux, ils ont appartenu à l'Opéra, — sans réussir à s'y 
faire jouer, — Fétis, en qualité de bibliothécaire, de 
1821 à i83o, Gevaërt, en celle de directeur de la musique, 
de 1867 à 1870; tous deux l'on quitté et sont rentrés 
dans leur patrie pour y prendre et y exercer, vous savez 
avec quel éclat, la direction du Conservatoire de 
Bruxelles, tous deux enfin ont consacré la seconde 
partie d'une longue carrière — Fétis a vécu jusqu'à 
quatre-vingt-sept ans — à des travaux de théorie et 
d'histoire de la musique qui leur ont acquis un renom 



— 8D — 

bien supérieur assurément à celui que leur avaient 
mérité les productions musicales de leur jeunesse. Je 
ne crois guère, en effet, que nous puissions nous 
attendre avoir reprendre sur quelqu'un de nos théâtres 
le Billet de mariage (1854), les Lavandières de Santa- 
rem (i856), Quentin Durward (1857), le Diable au 
Moulin (1859), ni même le Capitaine Henriot (1864), 
dont le livret est de Sardou, qui valurent au composi- 
teur d'assez beaux succès sur les scènes du Théâtre- 
Lyrique et de TOpéraComique, en des temps où Adam 
et Clapisson étaient de grands hommes; en compensa- 
tion, nous pourrons entendre exécuter quand nous 
voyagerons ... au Congo, — ou plus simplement en 
Belgique, — Y Hymne congolais que Gevaërt composa, 
il y quelques années à la demande du roi Léopold. 
Mais si l'œuvre du compositeur paraît bien, pour la 
majeure partie, vouée, à l'oubli qui, dans ce domaine 
plus qu'en aucun autre, ne respecte que les chefs- 
d'œuvre, les travaux du théoricien, le Traité général 
d'instrumentation, publié en 1864 et dont Gevaërt 
donna en 1 885 une nouvelle édition entièrement refon- 
due, le Cours méthodique d'orchestration, le Traité de 
l'harmonie théorique et pratique, sont, m'assure-t-on, 
des œuvres de grand mérite et destinées à demeurer 
classiques. 

Toutefois, c'est surtout par ses travaux sur l'histoire 
de la musique que le nom de Gevaërt est assuré de 
durer. L'histoire de la musique grecque et les origines 
de la musique religieuse du moyen âge ont fait particu- 
lièrement l'objet de ses recherches, poursuivies avec 
une rare sagacité et une science solide tout à la fois de 



- 86 — 

philologue — Gevaërt avait à un degré émioent le don 
des langues — et de technicien. Son Histoire et théorie 
de la musique dans l'Antiquité forme deux gros volumes 
parus en i8j5 et en 1 88 1 , que complète son étude sur 
les Problèmes musicaux d'Aristote, publiée peu d'an- 
nées avant sa mort. D'autre part, il avait, dès 1 856, 
fait paraître en flamand une Étude sur le chant grégo- 
rien. Il reprit ce sujet de fond en comble dans son tra- 
vail sur les Origines du chant liturgique (1890) et dans 
ses Recherches sur la Mélopée antique dans les chants de 
l'Église latine (1895). Ses thèses, qui ne tendent à rien 
de moins qu'à détruire le renom de Grégoire le Grand 
en matière de chant ecclésiastique, firent sensation dans 
le monde des musicologues. Elles ont été combattues, 
de même que certaines de ses conclusions sur des 
questions de musique grecque qui ont paru trop inspi- 
rées des théories souvent aventureuses, de Westphal. 
C'est le sort qui attend presque infailliblement les 
travaux de ceux qui abordent des champs d'étude aussi 
hérissés de difficultés que ceux auxquels Gevaërt avait 
voue une activité qui n'a pas faibli jusqu'à sa dernière 
heure. Quel que soit le jugement définitif que la science 
portera sur son œuvre, il restera à Gevaërt la gloire 
d'avoir été un précurseur dans le domaine si peu exploré 
avant lui de la musicographie. 

Notre Société doit à Gevaërt, en plus de l'hommage 
que mérite son rare mérite, une particulière gratitude. 
Il a bien voulu dérober quelques heures à des travaux 
singulièrement plus ardus pour transcrire en notation 
moderne la musique qui accompagne ces aimables 
Chansons du xv° siècle publiées par Gaston Paris, ce 



premier volume de notre collection, si vite épuisé, et 
qui demeure notre grand succès de librairie. Ce restera 
un honneur pour notre Société d'avoir pu associer, au 
frontispice de ses publications, les noms de ces deux 
maîtres. 

Tous ceux qui connaissaient M. Georges Picot ont 
appris avec une douloureuse surprise, au cours des 
dernières vacances, le coup soudain autant qu'imprévu 
qui venait de l'enlever aux œuvres si nombreuses 
auxquelles il consacrait l'ardeur d'un zèle que l'âge 
n'aurait jamais glacé. Il était venu à nous dès la pre- 
mière heure comme il allait à toute initiative qui lui 
paraissait profitable au bien et à l'honneur de la France, 
qu'il s'agît de son passé ou de son avenir. Il figure sur 
notre liste de i8j5, sous le n° i83, avec le titre de juge 
au Tribunal de la Seine. Deux ans après, le 18 décem- 
bre 1877, il était appelé par M. Dufaure à la Direction 
des Affaires criminelles au Ministère de la Justice. 
M. Dufaure quitta le Ministère en février 1879, et 
M. Picot le suivit dans sa retraite. Son siège de juge 
était occupé par un autre, et le directeur démission- 
naire ne songea pas plus à demander une compensation 
que le ministre à la lui offrir. Et vous voyez, Messieurs, 

Que ceci se passait en des temps très anciens. 

Redevenu simple citoyen, Georges Picot partagea 
sa vie entre l'histoire et l'apostolat social. Sa belle His- 
toire des Etats généraux, issue d'un concours de 
l'Institut, honorée deux fois du prix Gobert par l'Aca- 
démie française, est demeurée l'œuvre maîtresse de 
l'historien. Elle lui ouvrit, en 1878, les portes de l'Aca- 



demie des Sciences morales et politiques, dont il devint, 
en 1896, à la mort de Jules Simon, le secrétaire perpé- 
tuel. Les éloges, d'une haute élévation morale et d'une 
belle forme littéraire, qu'il prononça, en cette qualité, 
des plus illustres membres de cette Académie, Jules 
Simon, le duc d'Aumale, Gladstone, Barthélémy Saint- 
Hilaire, Léon Say, Albert Sorel, d'autres titres encore, 
l'avaient désigné pour occuper un fauteuil à l'Académie 
française. Il venait, peu de jours avant sa mort, de 
poser une candidature dont le succès paraissait assuré, 
— démarche imprudente peut-être et que nous eus- 
sions dû lui déconseiller, puisqu'un sort inexorable 
semble condamner notre Société à ne compter jamais 
plus d'un membre à la fois dans le sein de l'illustre 
Compagnie. 

Sans abandonner l'histoire, comme en témoignent 
la publication, en 1901, dans la Collection des Docu- 
ments inédits de l'histoire de France, d'un gros volume 
de Documents sur les Etats généraux et autres assem- 
blées sous Philippe le Bel et la direction de la double 
publication du Catalogue des actes de François I er et 
du Recueil des ordonnances de ce roi, dont l'Académie 
des Sciences morales a assumé la charge, M. Picot 
s'était consacré surtout, pendant les vingt dernières 
années de sa vie, aux œuvres d'action sociale et de 
relèvement moral. « Partout, disait, il y aquelques jours, 
son successeur au secrétariat perpétuel de l'Académie 
des Sciences morales, M. de Foville, « partout où il se 
a faisait du bien à plusieurs, on était sûr de rencontrer 
« Georges Picot, soit qu'il y fût venu le premier, soit 
<■ qu'on y eût vite réclamé sa présence et son appui. 



-8g- 

« soit qu'il s'y fût senti spontanément attiré comme le 
« fer l'est par l'aimant ». A toutes ces œuvres, que je ne 
saurais avoir la pensée d'énumérer ici, ce philosophe 
et ce chrétien apportait sans compter son temps et son 
zèle, ne ménageant dans leur intérêt ni démarches ni 
peines. Toutes lui tenaient à cœur, mais aucune davan- 
tage que la cause de l'assainissement du logement de 
l'ouvrier, pour laquelle — plus d'un parmi vous, 
Messieurs, peut en témoigner — il savait trouver dans 
son cœur des accents éloquents et persuasifs. Notre 
Société s'enorgueillera toujours d'avoir pu inscrire au 
nombre de ses membres le nom de ce grand homme 
de bien. 

M. Ernest Prarond a brillé sur un moins vaste 
théâtre que M. Georges Picot ou M. Gevaërt. Ancien 
conseiller général de la Somme, ancien maire d'Abbe- 
ville, il a été l'homme de sa cité qui lui faisait, il y a 
quelques semaines, de magnifiques funérailles. Sa lon- 
gue existence — né à Abbeville en 1820, il y est mort 
le 7 novembre dernier, presque nonagénaire — nous 
offre un bel exemple de ce que peut être, dans une 
ville de province, la vie d'un citoyen dévoué sans 
ambition aux lettres, à l'histoire, aux intérêts maté- 
tériels et moraux de ses compatriotes. 

Etudiant en droit à Paris aux derniers jours du 
romantisme, Ernest Prarond rapporta et retint de son 
passage à travers la vie parisienne un goût très vif pour 
la poésie. « Poète rare, à l'âme grande et à l'esprit char- 
mant », a dit de lui Anatole France, il a publiévingt-cinq 
recueils de vers, élégants volumes de bibliophile en 
même temps que d'artiste, dont Georges Vicaire a décrit 



- 9 o — 

les principaux dans son Manuel de l'amateur de livres 
au XIX e siècle. Mais, par une fortune assez peu com- 
mune, le poète chez Ernest Prarond était doublé d'un 
historien, explorateur infatigable des archiveslocales et 
dont l'érudition a élevé à la ville d'Abbeville et au Pon- 
thieu un monument que peuvent leur envier des cités 
plus illustres et des provinces de plus grand renom. A 
ses Notices sur les rues d'Abbeville, qu'il fit paraître en 
1 849, — quel est l'érudit contemporain dont la première 
œuvre remonte ainsi à soixante ans ? — succèdent des 
séries de volumes tous consacrés à l'histoire d'Abbe- 
ville et de son arrondissement : Les hommes utiles de 
l'arrondissement d'Abbeville ( 1 858), Histoire de cinq 
villes et de 3oo villages, 6 volumes (1860- 1808), Topo- 
graphie historique et archéologique d'Abbeville, 3 
volumes (1871-1884 , Abbeville avant la guerre de cent 
ans, Abbeville au temps des ducs de Bourgogne, et 
surtout la Ligue à Abbeville, 3 volumes (1868-1873), 
que l'on s'accorde à regarder comme son œuvre capi- 
tale ; puis, des publications de textes (Cartulaire du 
comté de Ponthieu, Chronique de Saint-Riquier) et, à 
défaut d'une chanson de geste, l'édition d'un poème 
latin du XVI e siècle composé par un Abbevillois en 
l'honneur de Jeanne d'Arc. Joignez à ces volumes de 
nombreuses brochures, de plus nombreux articles 
encore dans des recueils locaux, dans les Mémoires de 
la Société d'émulation d'Abbeville surtout, à laquelle 
il appartenait depuis 1844, dont il a été successivement 
le secrétaire, puis le président — après Boucher de 
Perthes — et qui, le 1 5 mai 1894, a voulu commémorer 
par la remise d'une médaille d'or le cinquantenaire de 



- 9 I - 

son entrée dans la Société, et reconnaissez que de 
plus illustres compagnies auraient pu songer à se 
l'associer, mais j'ai déjà dit que M. Prarond n'eut 
jamais d'ambition . 

Notre Société conservera pieusement le souvenir des 
confrères que nous avons perdus. Le nom de M. Pra- 
rond ne disparaîtra pas, d'ailleurs, de nos listes. Ma- 
dame Prarond a bien voulu accepter de continuer la 
souscription de son mari, afin que notre collection 
prenne place, un jour, au complet sur les rayons de la 
bibliothèque municipale d'Abbeville à laquelle la libé- 
ralité de M. Prarond a destiné les richesses bibliogra- 
phiques amassées par lui au cours d'une longue exis- 
tence si bien remplie. 

Voilà, Messieurs, des deuils bien cruels, et ce n'est 
point pour me conformer à un protocole consacré, et en 
quelque sorte de style, que je fais, en terminant, appel 
à votre zèle pour nous amener des recrues qui viennent 
combler les vides que chaque année fait dans nos rangs. 

Dans quelques mois, 

Quand viendra mai que l'on dit as Ions jours, 

nous aurons vécu trente-cinq ans : c'est une vie 
d'homme, et trop peu nous restent, hélas! des ouvriers 
delà première heure. Ce n'est pas sans mélancolie que, 
parcourant ces jours-ci nos premiers Bulletins, je cons- 
tatais que, des vingt-trois membres élus en 1875 pour 
composer votre premier conseil, quatre seulement sont 
encore parmi nous : deux de nos anciens présidents, 
MM. François Bonnardot et le marquis de Laborde, 
puis, par une heureuse fortune, les deux membres qui, 



depuis l'origine de notre Société, ont la haute main sur 
nos travaux littéraires et sur nos finances, et qui, nous 
l'espérons bien, la conserveront de longues années en- 
core pour le commun honneur et pour le commun pro- 
fit. Et si, de l'état major, je passe au corps de troupe, je 
note encore, en sergent major consciencieux, que des 
333 membres qui composaient notre premier effectif, 
il n'en subsiste plus que 65, — ou plutôt même 45, 
en défalquant les bibliothèques ou établissements 
publics, — à notre « état nominatif » d'aujourd'hui. 
Les recrues ont, il est vrai, très sensiblement comblé 
les vides causés par la mort et aussi, j'ai le regret 
d'avoir à le dire, par des démissions que vous jugerez 
sans doute sans excuse. Mais si notre effectif n'a pas 
varié, il n'en est pas de même de sa composition. En 
1875, nos associés étrangers étaient seulement au nombre 
de j5; aujourd'hui ils sont devenus la majorité : 199 
étrangers contre 1 37 français. C'est là une constatation 
qui fait assurément honneur à la France, puisqu'elle 
témoigne de la persistance du rayonnement de notre 
ancienne littérature au-delà de nos frontières, mais 
avouons qu'elle en fait moins aux Français. Je ne veux 
pas rechercher les causes de la tiédeur que nous mar- 
quent nos compatriotes. M. Joret et M. Sudre en ont, 
ici même, signalé l'une des principales dans le peu de 
place réservé chez nous à l'étude du français, aussi bien 
dans l'enseignement supérieur que dans l'enseignement 
secondaire. Peut-on s'imaginer que quatre de nos Uni- 
versités soient encore, à l'heure présente, dépourvues 
de tout enseignement de la philologie française ? Mal- 
gré tout, l'œuvre accomplie par la Société des Anciens 



- 9 3 - 

Textes français, cette longue file de 99 volumes, édités 
avec critique, imprimés avec goût et élégamment car- 
tonnés, qui s'alignent sur nos rayons doit nous garder 
de tout découragement, et s'il est assurément souhai- 
table de voir se produire un mouvement ascensionnel 
un peu plus rapide dans le recrutement de nouveaux 
membres parmi nos compatriotes, je puis m'en remet- 
tre avec confiance du soin de l'accélérer sur l'historien 
de notre langue que vous allez appeler à me succéder. 
Il saura, avec une tout autre autorité que la mienne, 
persuader aux Français d'aujourd'hui qu'ils n'ont pas 
le droit de se désintéresser de la littérature et de la 
langue des Français d'autrefois. 



Rapport sur les travaux de la Société des Anciens 
Textes français pendant les années 1908 et igog, 
par M. Paul Meyer, secrétaire. 

Messieurs, 

Il me faut d'abord vous entretenir des publications 
attribuées à l'exercice de l'année 1908, dont aucune 
n'avait paru lors de notre dernière assemblée générale. 
Ces publications se composent de trois volumes: le 
tome III des œuvres de Guillaume Alexis, le tome i e '' 
des œuvres de Guillaume de Machaut, le tome IV du 
Romande Troie. Le retard n'a pas été considérable : 
ces trois volumes vous ont été distribués en une fois, 
au mois de mars dernier. L'apparition du tome IV du 

BULLETIN. -*- I909 7 



— 94 — 

Roman de Troie, suivant à très peu d'intervalle le 
tome III, nous fournit l'occasion d'adresser à M. Cons- 
tans toutes nos félicitations pour l'activité avec laquelle 
il conduit le travail long et difficile auquel, depuis de 
longues années, il consacre tous ses loisirs. Une édition 
du Roman de Troie était l'une des oeuvres les plus utiles 
que pût se proposer notre Société. Entre les poèmes 
du xn e siècle, il n'en est probablement aucun, à en 
juger par le nombre des manuscrits qui nous sont par- 
venus, dont la popularité ait été aussi grande, et il en 
est peu, assurément, qui soulèvent autant de problèmes 
et d'aussi difficiles à résoudre. L'édition antérieure, 
faite il y a près de quarante ans, dans des conditions 
défectueuses et avec une connaissance insuffisante des 
manuscrits, était depuis longtemps épuisée et manque 
même à des bibliothèques importantes. Elle est dès 
maintenant remplacée avantageusement par celle de 
M. Constans, actuellemnt terminée en ce qui concerne 
le texte, car le tome IV renferme la fin du poème et un 
appendice contenant les variantes qui, en raison de 
leur étendue n'ont pu prendre place au bas des pages. 
Le tome V, dès maintenant sous presse, se fera peut- 
être attendre un peu plus longtemps que les précédents: 
il contiendra le glossaire et la table des noms, qui au- 
ront nécessairement une étendue considérable, et l'in- 
troduction où l'éditeur devra aborder et résoudre des 
questions plus d'une fois étudiées et cependant encore 
obscures, celle par exemple de l'identité de Benoit de 
Sainte-More, auteur de Troie, et de Benoit, auteur de 
la Chronique des ducs de Normandie. La solution de ce 
problème dépend en grande partie de l'examen de la 



- 9 5 - 

langue des deux poèmes, et, faute d'une édition criti- 
que, cet examen n'a pu, jusqu'à présent, donner de 
résultats certains. 

Frère Guillaume Alexis, ou plus exactement Alecis, 
n'est pas, certes, l'un des meilleurs poètes de son temps. 
Sa pensée manque d'originalité, son style est lourd et 
pédantesque. Toutefois il ne saurait être passé sous si- 
lence dans une histoire de la poésie française au xv e siè- 
cle. Sa versification est variée. L'auteur anonyme 
d'un Art de rhétorique composé vers 1 5 25 lui attribue 
l'invention d'une forme de strophe, d'une taille de rime 
comme on disait alors, employée dans le Blason des 
fausses amours '. C'est assurément un faible mérite, 
d'autant plus qu'une forme assez analogue, celle des 
Vers de la Mort et des poèmes du Reclus de Mol- 
liens, avait été fort en usage au xn e siècle et au xin e . 
Néanmoins, Guillaume Alexis est assuré maintenant 
d'avoir sa place dans notre histoire littéraire, et cet 
honneur il le devra surtout à l'édition si soignée de 
MM. Piaget et Picot. Il ne faut pas regretter qu'un 
temps assez long se soit écoulé entre le tome II de cette 
édition (1899) et le tome troisième et dernier, que nous 
avons mis en distribution pour l'exercice 1908. Ce 
retard a permis aux éditeurs de profiter d'un mémoire 
sur Guillaume Alexis publié par M. l'abbé Guéry, au- 
mônier du lycée d'Évreux, où sont mis en lumière 
certains faits intéressants pour la biographie encore 
mal connue de notre poète. Son surnom doit s'ortho- 
graphier Alecis (forme donnée par l'Art de rhétorique 

1. Ernest Langlois, Recueil d'Arts de seconde rhétorique, p. 307. 



- go - 

ci-dessus mentionné), et Alecis n'est que la traduction 
latine de Harenc, nom d'une famille connue, conservé 
par « La Chapelle-Harenc », commune du canton de 
Thiberville, arrondissement de Bernay. La signature 
Alecis ou Guillelmus Alecis se lit sur certains manus- 
crits de l'abbaye de Lire à laquelle appartenait notre 
poète, qui mourut en 1456. Le tome troisième de ses 
œuvres contient un écrit pieux dont l'attribution est 
assurée : Le Dialogue du crucifix et du pèlerin, en 
prose mêlée de vers, et un certain nombre de poésies 
que des rapports de forme et d'idées ont permis de 
joindre au recueil des œuvres authentiques. La pre- 
mière de ces poésies, le Débat de l'homme mondain, et 
d'un g sien compagnon qui se veult rendre religieux ne 
manque pas de mérite. On en a plusieurs copies an- 
ciennes et diverses éditions du xv e siècle et du xvi e . La 
seconde poésie, Dialogue du mondain et du célestin. 
est visiblement inspirée de la précédente. Quant aux 
oraisons à la Vierge qui terminent le volume, ce sont 
trois pièces qui ont été très souvent copiées, notam- 
ment dans les livres d'heures, et dont l'attribution à 
Guillaume Alecis est fort douteuse '. L'édition se ter- 



1 . Je trouve dans mes notes quelques indications bibliographi- 
ques qu'on peut joindre à celles qu'ont données MM. Piaget et 
Picot. Les voici. La pièce Roytie qui fastes mise \ Et assise \ Las- 
sus au troue divin se trouve dans les heures de Jean Talbot {Ca- 
talogue de la Bibliothèque Didot, vente de 1879, p. 57) ; dans celles 
de l'amiral Prigent de Coëtivy (Dibl. del'Éc. des cit., LXI, 187); 
dans le ins. Nouv. Acq. lat. 397. fol. 8; dans un ms. de Saint- 
Paul en Carinthie, d'après lequel elle a été publiée par Mone, La- 
teinische Hymnen, II, 214; dans un manuscrit du Musée britan- 



— 97 — 

mine par une table des premiers vers et des refrains con- 
tenus dans les trois volumes, une table des noms et un 
glossaire. 

En même temps que s'achève la publication de Guil- 
laume Alexis voici que commence celle de Guillaume 
de Machaut. C'est une entreprise de longue haleine, 
puisque nous devons compter sur quatre volumes au 
moins, mais il n'en est pas qui soit plus intéressante 
pour l'histoire de la poésie française au xiv e siècle, et 
plus opportune. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit 
dans un rapport précédent sur la valeur de Guillaume 
de Machaut considéré comme novateur et comme chef 
d'école. Les poèmes contenus dans le tome I er de ses 
œuvres permettront au lecteur d'envisager sous son as- 
pect le plus favorable le talent du poète. Certes, tout 
dans sa manière n'est pas nouveau et tout ce qu'il em- 
prunte àses devanciers n'est pas fait pour nous plaire. 
Nous goûtons peu les personnes morales dont il a peu- 
plé ses récits : Cognoissance, Largesse, Franchise, 

nique dont Paul Marchegay a tiré (sans donner la cote du ma- 
nuscrit) le Livre et ordonnance de la confrérie du Psautier de la 
Vierge en Bretagne (Nantes, imp. Guéraud, i85g,in-8°, 35 pages). 
— La pièce O Royne est imprimée aux pages 24-9 de cet opuscule. 
Elle est suivie des deux pièces A toy royne de haitlt parage | 
Dame du ciel et de la terre, et Glorieuse Vierge Marie | A toy 
merens et si te prie (pp. 3 1-4), imprimée par MM. Piaget et Picot 
à la suite de la pièce Royne. — La pièce A toy royne de hault 
parage se trouve encore dans le livre d'heures de Louis d'Am- 
boise, n° 217 de Tours {Catal. général, XXXVII, i5G). Quant à 
la pièce Glorieuse vierge Marie, on l'a signalée dans des livres 
d'heures à Amiens (Catal. général, XIX, 92) et à Reims (ibid. 
XXXVIII, 460), etc. 



- q8- 

Doubtance, sont des personnages un peu froids dont les 
sages paroles ont peine à nous émouvoir. Guillaume 
de Machaut, comme l'a justement remarqué l'éditeur, 
M. Hoppfner dans son intéressante préface, s'est trop 
inspiré de Guillaume de Lorris. Nous aimerions mieux 
qu'il se fût rattaché à une autre tradition . Mais il n'est 
pas toujours ennuyeux. Il conte un peu longuement, 
mais agréablement, et il sait à propos introduire d'in- 
téressants épisodes dans des poèmes où les idées con- 
ventionnelles tiennent trop de place. On a plus d'une 
fois fait ressortir le mérite de la description très vivante 
qu'il nous a laissée, dans le Jugement du roi de Na- 
varre, de la désolation causée par la peste de 1349. Les 
historiettes, les exempla, comme on disait au moyen 
âge, qui interrompent heureusement des dissertations 
parfois un peu pesantes, sont bien contées et méritent 
d'attirer l'attention des érudits qui s'occupent de l'his- 
toire des contes. Je crains que les poèmes soient la 
meilleure partie de l'œuvre de Guillaume. Peu après la 
publication de ce premier volume paraissait une édition, 
faite par un savant étranger, des poésies lyriques du 
même écrivain. Cette édition, que je n'ai pas à juger ici, 
ne donne pas une idée favorable du talent de Guillaume 
de Machaut comme auteur de chansons lyriques. J'es- 
père que la musique, dont il est aussi l'auteur, vaut 
mieux que les paroles, qui sont trop souvent mono- 
tones et banales. Guillaume de Machaut est surtout un 
habile versificateur et un agréable narrateur. 

J'ai présentement à vous entretenir de l'exereice cou- 
rant. Le premier des volumes qui doivent le composer 
est déjà entre vos mains. Il a été mis en distribution 



— 99 — 

dans les premiers jours de juillet dernier. C'est l'œuvre 
de Simund de Freine, poète anglais du commencement 
du xni e siècle. Vous avez pu vous convaincre que 
l'éloge que je faisais l'an dernier de la publication de 
M. Matzke n'a rien d'exagéré. Les deux poèmes de 
Simund de Freine ont été, de sa part, l'objet d'une étude 
approfondie au double point de vue de la langue et de 
l'histoire littéraire. Par l'introduction de M . Matzke 
notre connaissance du français littéraire d'Angleterre 
a fait un réel progrès. 

Nous devons encore à nos souscripteurs deux vo- 
lumes pour 1909. L'un d'eux est achevé : c'est le 
tome I er de Florence de Rome dont l'édition est due à 
notre confrère M. Wallenskôld, professeur à cette uni- 
versité de Helsingfors, qui est, dans le nord-est de 
l'Europe, un centre très actif d'études romanes. Ce 
volume est achevé : les derniers bons à tirer ont été 
donnés, et il aurait pu être distribué dès le commence- 
ment de janvier, si, à ce moment de l'année, le relieur 
de la Société n'était occupé à des travaux plus urgents. 
Le second volume dû pour le même exercice sera le 
poème de Doon de la Roche, sous presse depuis près de 
deux ans, mais que votre secrétaire, absorbé par 
d'autres occupations, a dû un peu négliger en ces der- 
niers temps. Rappelons que nous avons encore d'au- 
tres volumes sous presse : L'Entrée d'Espagne, le 
tome V du Roman de Troie, le tome II de Guillaume de 
Machaut. Ajoutons enfin que M. Cloetta vient de nous 
envoyer la copie du tome II du Moniage Guillaume 
que nous mettrons prochainement sous presse. 

En terminant, je dois annoncer une nouvelle publi- 



— 100 — 

caiion, très importante et qui occupera un exercice 
tout entier : la reproduction en fac similé du Jardin de 
plaisance, d'après la première édition, la seule com- 
plète, celle deVérard. On sait combien est précieuse 
cette sorte d'Anthologie de poètes du xiv e siècle et du 
xv e . Parmi les érudits qui s'occupent de la poésie de 
cette époque, il n'en est guère qui n'aient eu à con- 
sulter le Jardin de plaisance, et particulièrement l'édi- 
tion de Vérard. Or on ne connaît que deux exemplaires 
de cette édhion dont l'un est imparfait. La reproduire 
en facsimilé par un procédé photographique, c'est 
sauver un livre infiniment précieux, dont l'unique 
exemplaire complet, trop souvent feuilleté, ne tarderait 
pas à souffrir d'irréparables dommages. Il ne sera pas 
nécessaire de joindre à cet imprimé gothique, une 
transcription. L'introduction, qui contiendra l'identi- 
fication et la table des pièces dont se compose le Jar- 
din de plaisance, sera faite par M. Piaget, ayant pour 
commissaire responsable M. Picot, c'est-à-dire par 
les deux érudits les plus versés dans la connaissance 
de la poésie des derniers temps du moyen âge. 

Vous voyez, Messieurs, que ceux à qui vous avez 
confié le soin de diriger et de surveiller les publications 
de la Société s'efforcent d'y introduire une variété que, 
du reste, l'incomparable richesse de notre ancienne 
littérature nous permet d'obtenir sans trop de peine. 
Nous ne pouvons pas espérer que tous nos adhérents 
portent un intérêt égal à toutes les périodes de notre 
vieille littératures. Les philologues demandent surtout 
des ouvrages anciens, qui soient à la fois des textes de 



— 101 — 

langue et des documents littéraires : ils auront satis- 
faction avec le Roman de Troie, les poèmes de Simund 
de Freine, Florence de Rome. Mais d'autres s'intéres- 
sent plus particulièrement aux écrits de la fin du moyen 
âge, où se fait déjà sentir l'approche de la Renais- 
sance, et dont la langue, tout en présentant d'intéres- 
santes particularités lexicographiques ou grammati- 
cales, est cependant plus accessible à ceux qui ne sont 
pas linguistes de profession. Ceux-là nous sauront gré 
de la publication du Jardin de plaisance. 



Rapport sur le compte des recettes et des dépenses de la 
Société pendant l'année i gog, par M. Emile Picot, 
trésorier-adjo in t . 

Messieurs, 

A pareil jour de l'année dernière, le compte que vous 
avez bien voulu approuver accusait un solde créditeur 
de 3670 fr. 20 cent., mais laissait encore impayées 
d'assez fortes dépenses. Avant de vous les énumérer 
ainsi que celles qui ont été engagées en 1909, je dois 
vous faire connaître les encaissements que nous avons 
effectués. Nous avons eu à porter au compte capital 
1 1 droits d'entrée, soit 1 10 francs ; sur notre rente 3 % 
perpétuelle nous avons touché un trimestre de 197 fr. 5o, 
et trois trimestres de 208 fr., ~5 ; ensemble 883 fr., j5 . 
Nous avons recouvré une cotisation ordinaire pour 
1891, soit 25 francs; une cotisation ordinaire pour 



— 102 — 



chacune des années 1 901-1906, soit i5o francs ; 10 co- 
tisations ordinaires pour 1907, soit 25o fr. ; 212 sous- 
criptions ordinaires pour 1908: 53oo francs ; une sous- 
cription à un exemplaire de luxe pour l'a même année : 
5o francs; 246 cotisations ordinaires pour 1909: 
61 5o francs; 5 cotisations ordinaires pour 1910 et 
191 1 : 125 francs. Le total des cotisations perçues 
s'est élevé ainsi à 1 2o5o fr., chiffre qui s'est grossi de 
la souscriptiou ministérielle pour 1907 et 1908 : 
i5oo francs; ensemble : i355o francs. 

Le chapitre le plus intéressant de notre compte est 
celui des ventes. Il accuse, pour la première fois depuis 
la fondation de la société, un chiffre réellement encou- 
rageant. Nos ventes ordinaires, dont vous pourrez voir 
le détail, ont produit i56o fr., 5o cent.; les volumes 
que notre Conseil à cru pourvoir céder à prix réduit 
nous ont procuré une rentrée de 2536 fr., 60. Ainsi nos 
ventes nous ont rapporté au total 4097 fr., 10 cent., et 
l'ensemble de nos recettes a été de 22626 fr.. o5. 

Voici maintenant les dépenses auxquelles nous 
avons fait face jusqu'à ce jour. 

Les frais généraux se sont montés à 41 5 fr., 5o cent . ; 
les remises faites aux libraires ont atteint le chiffre de 
1002 fr. 5o cent. ; ensemble : 1417 fr., 5o cent. 

Nous n'avons payé encore que le n° 2 du Bulletin de 
1908, soit 283 fr., i5 cent. 

Nous avons dû, pour les ventes de volumes à prix 
réduit, faire cartonner quelques exemplaire des tomes IV 
et V des Miracles de Notre-Dame. La dépense faite de 
ce chef a été de 52 fr., 10 cent. 

Le cartonnage de la Folie Tristan nous a coûté 532 fr. 



— io3 — 

L'impression du tome III des Œuvres poétiques de 
Guillaume Alexis nous a été facturée 1 56 1 francs; le 
cartonnage, 3j5 fr., 55 cent. Le coût total de ce volume 
est ainsi de 1936 fr., 55 cent. 

Pour le tome i er des Œuvres de Guillaume de Mâ- 
chant, la dépense a été de 3362 fr., i5 cent., savoir : 
impression, 2392 fr., 10; cartonnage, 490 fr. o5 ; 
honoraires de l'éditeur, 480 fr. 

Le tome IV du Roman de Troie ne nous a pas coûté 
moins de 4170 fr., 20 cent., savoir: impression, 
3047 fr., 60 cent. ; cartonnage, 562 fr. 60 ; honoraires de 
l'éditeur, 56o. 

Il ne nous reste à régler pour l'exercice 1908 que 
les honoraires dus à l'éditeur de La Folie Tristan. 

Le premier des volumes constituant l'exercice 1909, 
Simund de Freine, a donné lieu jusqu'ici à une dépense 
de 2242 fr., 40 cent., savoir : impression: 1783 fr., i5; 
cartonnage, 459 fr., 25. L'éditeur a bien voulu faire 
remise à la Société des honoraires qui lui étaient dus 
et se contenter, pour toute rémunération, de quelques 
exemplaires en plus de ceux auxquels il avait droit, 

Si les déboursés imputables à 1909 ont été jusqu'Ici 
peu importants, nous avons par contre payé déjà une 
somme considérable pour 1910. Les clichés phototy- 
pographiques du Jardin de plaisance, que nous avons 
intégralement payés, nous ont coûté 7022 fr., 40 cent. 
Nous n'aurons plus qu'à supporter les frais de tirage 
et de cartonnage de cette grande publication qui rem- 
plira sans doute à elle seule un exercice. La somme 
déboursée eût suffi pour payer les volumes complétant 
l'exercice «909. Notre solde actif n'étant plus que de 



— io4 — 

1292 fr., 60, nous devrons aliéner quelques rentes pour 
faire face aux charges de l'année qui se termine ; mais 
ce ne sera là, nous l'espérons bien, qu'un emprunt fait 
à notre capital, et nous nous empresserons de le rem- 
bourser sur les rentrées de 1910. 

En somme, Messieurs, la situation financière actuelle 
de notre Société peut être considérée comme satisfai- 
sante. Les ventes faites à prix réduit n'ont pas seulement 
procuré des ressources à notre budget : elles ont eu 
encore pour résultat de faire connaître nos publications 
à un cercle plus étendu de lecteurs. La diffusion de 
notre ancienne littérature est le but que nous poursui- 
vous depuis que notre association est fondée. Nous 
vous demandons de vouloir bien autoriser votre Con- 
seil à persévérer dans la voie que nous avons ouverte 
depuis deux ans et à faire encore, si la chose paraît 
possible, des concessions aux acheteurs. 

J'ai l'honneur, Messieurs, de vous soumettre deux 
tableaux, dont l'un contient le détail des ventes 
que nous avons réalisées aux conditions ordinaires, et 
l'autre la récapitulation de notre situation financière 
au 23 décembre 1909. 



— 103 — 



Liste des ouvrages vendus en librairie 
du l5 décembre 1908 au 5 décembre iqoç). 



8 N° s divers du Bulletin fr. 

» Chansons françaises du XV* siècle 
(épuisées) 

1 ex. Les plus anciens Monuments de la langue 

française 

2 — Brun de la Montagne 

2 — Miracles de Nostre-Dame, t. I 

2 — — t. II 

1 — — t. III 

1 — — t. IV 

1 — - t. V 

1 — — t. VI 

1 — — t. VII 

1 — — t. VIII 

» — Guillaume de Palerne 

» — Sept Sages de Rome 

4 — — (pap. Whatman). . 

» — Aiol (épuisé, sur papier ordinaire) 

» — Débat des hérauts d'armes 

» — Œuvres d'Eustache Deschamps, t. I 

» — — t. II . . . 

» — — t. III.. 

» — — t. IV. . . 

» — — t. V.... 

» — — t. VI... 

» — — t. VII. . 

,» — — t. VIII. 

» - - t. IX... 

1 - - t. X.... 

» — — . t. XI... 

» — Voyage à Jérusalem , 

» — Chronique du Mont Saint-Michel, t. !.. 
» — — t. II. 

» — Élie de Saint-Gilles 

4 — Daurel et Béton 

1 — Vie de saint Gilles 

» — L'Amant rendu cor délier 

19 — Raoul de Cambrai 

A reporter -fr . 



i5 


» 


5 


» 


10 


» 


10 


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3 


» 


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142 ?o 



280 » 



— io6 — 

Report fr. 280 » 

» ex. Dit de la Panthère d'amour » » 

1 — Œuvres de Beaumanoir, 2 vol 1 2 5o 

» — Mort d'Aymeri de Narbonne » » 

2 — Evangile de Nicodème 8 » 

» — Vie de saint Thomas de Cantorbery. ... » » 
4 — Œuvres de Christine de Pisan, t. I ... . 

4 — — t. II ... 

5 — — t. III .. 
5 — Roman de Merlin, 2 vol 

3 — Aymeri de Narbonne, 2 vol 

1 — Mystère de saint Bernard de Menthon.. 
1 — — (pap. Whatman).. 

1 — Les quatre Ages de V homme 

» — Couronnement de Louis (épuisé sur pa- 
pier ordinaire) 

3 — Contes de Nicole Boxon 

5 — Rondeaux et autres Poésies 

1 — Roman de Thèbes, 2 vol 

» — Chansonnier Saint-Germain 

7 — Guillaume de Dole 

2 — — (pap. Whatman).. 

1 — VEscoufle 

2 — Guillaume de la Barre 

1 — Méliador, t. I 

1 — — t. II 

3 _ _ t. III 

7 — Prise de Cordres 

3 — Œuvres de Guillaume Alexis, 3 vol... 

» — Art de Chevalerie 

» — Abrejance de V Ordre de Chevalerie 

» — Chirurgie de Henri de Mondeville, t. I. 

» — — t. II 

» — Les Narbonnais, 2 vol 

3 — Orson de Beauvais 

3 — Apocalypse, album 

3 — — texte 

3 — Chansons de Gace Brûlé 

i5 — Rotnan de Tristan, par Thomas, t. I.. . 
18 — — - t. IL. 

5 — Recueil général des Sotties, t. I 

6 — — t. II 

3 — Roman de Robert le Diable 

A reporter fr. 1 ,076 ?o 



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20 


» 


25 


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2 5 


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i5 


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- io 7 - 

Report fr . i ,076 5o 

28 ex. Roman de Tristan, par Béroul 140 » 

1 — — (pap- Whatman) . . . . 5o » 

8 — Roman de Troie, t. 1 60 » 

4 — — t. II 3o » 

6 — — t. III 45 » 

4 — — t. IV 3o » 

2 — Maistre Pierre Pathelin 6 » 

5 — Les Vers de la Mort 1 5 » 

2 — Les Cent Ballades 10 » 

2 — Le Moniage Guillaume, t. I i5 » 

1 — Florence de Rome, t. II 6 » 

10 — La Folie Tristan 25 » 

2 — Œuvres de Guillaume de Machaut,t. I. 12 » 

1 — Simund de Freine 5 » 

1 — Mistere du Vieil Testament, 6 vol 3o » 

1 — — t . 1 5 » 



Total fr. 1 , 56o 5o 



— îo8 — 
SITUATION DE LA SOCIÉTÉ DES ANCIENS 

DOIT 
Frais généraux. 

Frais divers (encaissements, timbres, etc.) 40 5o 

Remises aux libraires. 
Bonifications diverses 1,002 5o 

Bulletin de la Société. 
1908, n° 2,fact. Peyriller, RouchonetGamon 283 i5 

Miracles de Nostre-Dame. 

T. IV. Facture Engel 33 Ȕ . 

T. V — i 9 10 ) 

Les deux Poèmes de la Folie Tristan. 
Factures Engel 532 » 

Guillaume Alexis, T. III. 
Facture Peyriller, Rouchon et Gamon i,56i 



_ J , ' ' '. i,o36 55 

— Engel 375 55$ > y 

Guillaume de Machaut, t. I . 

Facture Peyriller, Rouchon et Gamon 2,39210 J 

— Engel 49005 ' 3,3b2 i5 

Honoraires de l'éditeur 480 » ) 

Roman de Troie, t. IV. 

Facture Peyriller, Rouchon et Gamon 3,047 () ° j 

— Engel 56260 / 4,17020 

Honoraires de l'éditeur 56o » J 

Simund de Freine. 
Facture Peyriller, Rouchon ei Gamon 1,783 1 5 \ 

r, , , i 2,242 40 

— Engel 459 25 j »* 

Le Jardin de Plaisance. 

Facture Fernique 7,022 40 

Solde créditeur 1,292 60 

Total fr. 22,3 11 o5 



— 109 — 
TEXTES FRANÇAIS AU 23 DÉCEMBRE 1908. 

AVOIR 
Solde au 23 décembre 1908 fr. 3, 670 20 

Compte capital. 

1 1 Droits d'entrée no » 

Compte d'intérêts. 

1 trimestre sur 790 fr. rente 3 0/0 perpétuel. 197 5o 1 

3 trimestres sur 89 5 fr. — — 636 25 [ 88375 

1 an sur 60 fr. 3 0/0 amortissable 60 » 

Compte des souscriptions. 

1 souscript. pour 1891 à 25 fr 25 » 

6 Id. 1901 à 1906 — i5o » 

10 Id. I 9°7 — 2 5o » 

souscript. minist. 1907 750 » 

212 souscript. pour 1908 — 5,3oo » } i3,55o » 

1 Id. 1908 à 5o fr 5o » 

246 Id. I 9°9 à 25 fr 6,i5o » 

souscript. minist. 1908 75o » 

5 souscript. pour 1908 — 125 » 

Compte des ventes. 

Ventes diverses aux conditions ordinaires. . i,56o 5o \ 
Ventes à prix réduit 2,536 60 ) - / 

Totai fr. 22,3 11 o5 



BULLETIN. — I9O9 



TABLE DES MATIERES 

DU BULLETIN 

nn la 

SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 

POUR L'ANNÉE I 909 



Pages. 



Décret reconnaissant la Société comme d'utilité publique. 5 

Statuts 7 

Règlement i3 

Liste des membres de la Société au r r mai 1908 18 

Liste des membres du Conseil d'administration 42 

Procès-verbaux des séances 43, 6 1 

Notice d'un ms. de VImage du monde (B. N. fr. 14961 ) 

contenantune interpolation provençale, par M. P. Meyer. 46 
Instruction pour la publication des anciens textes, par 

M. P. Meyer 64 

Assemblée générale de la Société 80 

Discours de M. E. Lelong, président fl \ 

Rapport de M. Paul Meyer, secrétaire 

Rapport de M. Emile Picot, trésorier-adjoint 1 o 1 



].' l'uy, imp. R. Marchesso». — Pevnller, Rouchon et Gnmon, successeurs. 



BULLETIN DE LA SOCIETE 

DES 

ANCIENS TEXTES 

FRANÇAIS 



BULLETIN.— ig 10. 



Le Ptiy, imp. R. Marchessou. — Pcyfiller, Rouchon et Gamon. successeurs. 






BULLETIN DE LA SOCIETE 



DES 



ANCIENS TEXTES 



FRANÇAIS 



TRENTE-SIXIEME ANNEE 







PARIS 
LIBRAIRIE FIRMIN-DIDOT ET C ie 

5 6 , RUE JACOB, 5 6 



1910 



BULLETIN DE LA SOCIETE 



DES 



ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



DECRET 

RECONNAISSANT 

LA SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 

COMME ÉTABLISSEMENT û'uTILITÉ PUBLIQUE 



Le Président de la République française, 

Sur le rapport du Président du Conseil, Ministre de 
Tlntérieur; 

Vu la demande présentée par la Société des anciens 
textes français, dont le siège est à Paris, à l'effet d'être 
reconnue comme établissement d'utilité publique; 

Vu l'avis du Ministre de l'Instruction publique, en 
date du 19 juin 1903 ; 

La délibération du Conseil municipal de Paris, en 
date du 3o mars 1906; 

La loi du i cr juillet 1901 sur le contrat d'association 
et le décret réglementaire du 16 août 1901 rendu pour 
son application ; 



- 6 — 

Les Statuts de l'Association; 
Ensemble les pièces du dossier; 
Le Conseil d'Etat entendu ; 

Décrète : 

Article premier. 

La Société des anciens textes français, dont le siège 
est à Paris, est reconnue comme établissement d'utilité 
publique. 

Art. 2. 

Cette Association sera régie par les statuts annexés 
au présent décret. Aucune modification ne pourra y 
être apportée sans l'autorisation préalable du Gouver- 
nement. 

Art. 3. 

Le Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur, est 
chargé de l'exécution du présent décret. 

Fait à Paris, le 28 février 1907. 

Signé : A. Fallières. 

Par le Président de la République, 
Le Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur, 

Signé : G. Clemenceau. 



STATUTS 

DE LA SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



I. — But et composition de la Société. 

Article premier. 
La Société des anciens textes français, fondée en 1 875, 
a pour but de publier des documents de toute nature 
rédigés au moyen âge en langue d'oc et en langue d'oïl ; 
sa durée est illimitée; elle a son siège social à Paris. 

Art. 2. 

La Société comprend des membres fondateurs, per- 
pétuels et ordinaires. 

Pour être membre, il faut : i° être présenté par deux 
membres de l'Association et agréé par le Conseil d'ad- 
ministration; 2 payer une cotisation dont le minimum 
est de vingt-cinq francs. 

Les membres fondateurs paient une somme de 
cinq cents francs une fois pour toutes. Les membres 
perpétuels paient une somme de deux cent cin- 
quante francs une fois pour toutes. Les membres ordi- 
naires paient chaque année une cotisation de vingt- 
cinq francs. 

Indépendamment des cotisations, tout membre, au 
moment de son admission, acquitte un droit d'entrée 
de dix francs. 

Art. 3. 

La qualité de membre de la Société se perd : i° par 
la démission; 2 par la radiation prononcée pour motifs 



graves par le Conseil d'administration, le membre inté- 
ressé ayant été préalablement appelé à fournir ses expli- 
cations, ou par l'Assemblée générale, sur le rapport du 
Conseil d'administration. 

II. — Administration et fonctionnement. 
Art. 4. 

La Société est administrée par un Conseil composé 
de vingt-trois membres élus chaque année par l'Assem- 
blée générale à la pluralité des voix des membres pré- 
sents. 

Le Conseil choisit parmi ses membres, un bureau 
composé d'un président, de deux vice-présidents, d'un 
administrateur, d'un trésorier, d'un trésorier-adjoint, 
d'un secrétaire et d'un secrétaire-adjoint. 

Le Conseil comprend quinze membres auxquels le 
Bureau est adjoint de droit. 

Tous les membres du Bureau et du Conseil sont 
indéfiniment rééligibles, à l'exception du Président qui 
ne peut être réélu à la présidence qu'après un délai de 
deux ans. 

Art. 5. 

Le Bureau et le Conseil se réunissent tous les mois 
et chaque fois qu'ils sont convoqués par le Président 
ou sur la demande du quart de ses membres. 

La présence du tiers des membres du Bureau et du 
Conseil est nécessaire pour la validité des délibérations. 

Il est tenu procès-verbal des séances. 

Les procès-verbaux sont signés par le Président et le 
Secrétaire. 






— 9 — 
Art. 6. 
Les fonctions de membre du Bureau et du Conseil 
sont gratuites. 

Art. 7. 

Les membres de la Société sont tous convoqués à 
l'Assemblée générale qui se réunit tous les ans et chaque 
fois qu'elle est convoquée par le Conseil d'administra- 
tion. 

Elle entend, chaque année, un exposé de la situation 
de la Société par le Président; le rapport du Secrétaire 
sur l'état des publications et le rapport du Trésorier 
sur les comptes de l'exercice. Elle délibère sur les ques- 
tions mises à l'ordre du jour et pourvoit au renouvelle- 
ment des membres du Bureau et du Conseil d'adminis- 
tration. 

L'exposé du Président ainsi que les rapports du Se- 
crétaire et du Trésorier sont imprimés annuellement 
dans le Bulletin de la Société. 

Art. 8. 
Les dépenses sont ordonnancées par le Président. La 
Société est représentée en justice et dans tous les actes 
delà vie civile par le Président. 

Art. 9. 
Les délibérations du Conseil d'administration rela- 
tives aux aliénations de rentes ou valeurs faisant partie 
de fonds de réserve ne sont valables qu'après l'appro- 
bation de l'Assemblée générale. 

Art. 10. 
Les délibérations du Conseil d'administration rela- 



— 10 — 

tives à l'acceptation des dons et legs ne sont valables 
qu'après l'approbation administrative donnée dans les 
conditions prévues par l'an. 910 du Code civil et les 
articles 5 et 7 de la loi du 4 février 1901 . 

Art. 1 1. 

Les délibérations de l'Assemblée générale concernant 
les aliénations de biens dépendant des fonds de réserve 
doivent être soumises à l'approbation du Gouverne- 
ment. 

III. — Fonds de réserve et ressources annuelles. 

Art. 12. 

Le fonds de réserve se compose : 
i° de la dotation ; 

2 du dixième au moins du revenu net des biens de 
la Société ; 

3° des sommes provenant des libéralités, dons ou legs. 

Art. i3. 

Le fond de réserve est placé en rentes perpétuelles 
nominatives sur l'État ou en obligations nominatives 
de chemins de fer dont le minimum d'intérêt est garanti 
par l'État. 

Art. 14. 

Les recettes annuelles de la Société se composent : 
i° des souscriptions des membres fondateurs et 
perpétuels ; 

2 des droits d'entrée des nouveaux membres; 
3° des cotisations des membres ordinaires; 
4 du produit de la vente de ses publications; 



5° des subventions qui peuvent lui être accordées; 

6° des dons et legs dont l'acceptation aura été auto- 
risée par le Gouvernement, ainsi que des ressources 
créées à titre exceptionnel, et s'il y a lieu, avec l'agré- 
ment de l'autorité compétente; 

7° du revenu de ses biens. 

IV. — Modification des statuts et dissolution. 

Art. i5. 

Les statuts ne peuvent être modifiés que sur la pro- 
position du Conseil d'administration ou du dixième 
des membres, soumise au bureau un mois avant la 
séance. 

L'Assemblée extraordinaire, spécialement convoquée 
à cet effet, devra se composer du quart au moins des 
membres et ne pourra modifier les statuts qu'à la majo- 
rité des deux tiers des membres présents. 

Art. i6. 

L'Assemblée générale, appelée à se prononcer sur la 
dissolution de la Société, et convoquée spécialement à 
cet effet, doit comprendre au moins la moitié plus un 
des membres inscrits. Si cette proportion n'était pas 
atteinte, l'Assemblée serait convoquée de nouveau, 
mais à quinze jours au moins d'intervalle, et cette fois 
pourrait valablement délibérer, quel que fût le nombre 
des membres présents. Dans tous les cas, la dissolution 
ne peut être votée qu'à la majorité des deux tiers des 
membres présents. 



12 



Art. 17. 



En cas de dissolution, l'Assemblée désigne un ou 
plusieurs commissaires chargés de la liquidation des 
biens de la Société. L'actif net est attribué à un ou plu- 
sieurs établissements analogues publics ou reconnus 
d'utilité publique. 

Ces délibérations sont adressées au Ministère de l'In- 
térieur et au Ministère de l'Instruction publique. 

Art. 18. 

Les délibérations de l'Assemblée générale prévue aux 
articles i5, 16 et 17 ne sont valables qu'après l'appro- 
bation du Gouvernement. 

V. — Surveillance et règlement intérieur. 

Art. 19. 

Le Président devra faire connaître dans les trois 
mois à la Préfecture tous les changements survenus 
dans l'administration. 

Les registres et pièces de comptabilité de la Société 
devront être présentés sans déplacement à toute réqui- 
sition du Préfet, à lui-même ou à son délégué. 

Le rapport annuel et les comptes seront adressés 
chaque année au Préfet, au Ministre de l'Intérieur et 
au Ministre de l'Instruction publique. 

Art. 20. 

Un règlement, préparé par le Conseil d'administra- 
tion et approuvé par l'Assemblée générale, arrête les 
conditions de détail relatives à l'application des statuts. 



— i3 — 
RÈGLEMENT 

DE LA SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



Composition de la Société. 

Article premier. 

La Société se compose de membres fondateurs, perpétuels et 
ordinaires dans les conditions déterminées par l'article 2 des 
statuts, sous réserve que les Bibliothèques publiques, les per- 
sonnes civiles, les maisons de commerce ne peuvent être admises 
qu'à titre de membres ordinaires. 

Des séances. 

Art. 2. 

La Société se réunit en Assemblée générale le premier jeudi du 
mois de mai. 

Art. 3. 

Le Conseil de la Société se réunit le quatrième mercredi de cha- 
que mois. 

Du président et des vice-présidents. 
Art. 4. 
Le président de la Société ou, en son a-bsence, l'un des vices-pré- 
sidents ouvre et lève les séances de l'Assemblée générale et du 
Conseil, met aux voix les propositions en discussion et, en cas de 
partage, a voix prépondérante. 

Art. 5. 

Dans toute commission dont il se trouve faire partie, la pré- 
sidence lui est réservée. 

Art. 6. 

En cas d'absence du président et des deux vice-présidents, ils 
sont suppléés par un des anciens présidents ou vice-présidents. 



— i 4 — 

Art. 7. 

Le président convoque d'office et extraordinairemeni, lorsqu'il 
le juge nécessaire, les diverses commissions, le Conseil et la So- 
ciété. Néanmoins il doit, dans ce dernier cas, prendre l'avis du 
Conseil. 

Du secrétaire. 

Art. 8. 

Le secrétaire envoie les convocations, rédige les procès-verbaux 
des séances, est chargé de la correspondance et conserve les ar- 
chives. 

Art. 9. 

Dans chaque séance du Conseil il prépare l'ordre du jour, fait 
connaître l'état d'avancement des publications entreprises, le nom- 
bre des feuilles tirées et composées, les manuscrits dont l'impres- 
sion est proposée, etc. 

Art. 10. 

Il est chargé de la rédaction du Bulletin que publie la Société. 
Ce Bulletin comprend le résumé des séances et une série de no- 
tices. 

De l'administrateur. 

Art. 1 1 . 

L'administrateur de la Société est spécialement chargé de la re- 
présenter dans ses rapports avec ses imprimeurs ainsi qu'avec les 
libraires et relieurs. 

Art. 12. 

Il prépare et soumet au Conseil ies projets des traités qui doi- 
vent être passés avec eux et en surveille l'exécution. 

Art. i3. 

11 vise tous les comptes financiers de la Société avant leur paye- 
ment par le trésorier. 

Art. 14. 

Il surveille la conservation, la distribution et la vente des publi- 
cations, et,à la fin de chaque exercice, rend compte au Conseil du 
nombre d'exemplaires restant en magasin. 



— ID — 

Des publications de la Société. 

Art. i5. 

Les ressources de la Société sont entièrement consacrées à la 
publication de volumes auquelsont droit tous les membres de la 
Société. 

Art. 16. 

Les publications de la Société se composent pour chaque exer- 
cice : i° d'un Bulletin; 2° de volumes en nombre indéterminé. 

Art. i 7. 
Les membres fondateurs et ceux des membres ordinaires qui 
paient une cotisation annuelle de cinquante francs reçoivent les 
publications de la Société tirées sur papier Whatman, les mem- 
bres perpétuels et ceux des membres ordinaires qui paient une 
cotisation de vingt-cinq francs les reçoivent tirées sur papier 

ordinaire. 

Art. 18. 

Le Conseil désigne les ouvrages à publier et nomme pour chacun 
d'eux un commissaire responsable chargé d'en surveiller l'exé- 
cution. — Aucun volume ne pourra paraître sous le nom de la So- 
ciété sans l'autorisation du Conseil, et s'il ne porte le visa du com- 
missaire responsable. 

Art. 19. 

Le Bulletin est expédié directement par les soins du libraire 
à tous les membres de la Société, à Paris, en province et à l'étran- 
ger. — Les volumes sont remis aux membres de la Société ou à 
leurs correspondants, par le libraire de la Société en échange 
d'une lettre d'avis qui leur est adressée par le secrétaire. 

Art. 20. 

Le prix de vente de chacune des publications de la Société est 
rixe parle Conseil. — Ce prix pourra toujours être augmenté. 

Art. 21. 

Chaque publication de la Société portera la marque de la So- 
ciété, le nom de l'éditeur, la date de l'exercice, le nom et l'adresse 
du libraire. 



— 10 — 



Art. 22, 



Lorsqu'une publication est acceptée en principe par le Conseil, 
celui-ci nomme, séance tenante, une commission de trois mem- 
bres pour examiner le projet de publication et fixer le chiffre du 
tirage. 

Art. 23. 

Cette commission fait son rapport dans la séance suivante, et, en 
cas d'adoption, il est désigné un membre pour remplir les fonctions 
de commissaire responsable. 

Art. 24. 

Les honoraires, attribués aux éditeurs sont déterminés par le 
Conseil pour chaque publication. 

Art. 25. 

Les éditeurs auront droit à dix exemplaires, dont un en papier 
Whatman, de chacune de leurs publications. Dans le cas où une 
publication aurait plusieurséditeurs, il sera attribuéà chacund'eux 
un exemplaire en papier Whatman, imputable sur les dix.Le com- 
missaire responsable recevra deux exemplaires, dont un en papier 
Whatman. 

Art. 26. 

La Société n'a pas de bibliothèque. 

Du trésorier et de la commission de comptabilité. 

Art. 27. 

Le trésorier a l'administration des fonds de la Société, il perçoit 
les cotisations, délivre les quittances, tient le journal de caisse et 
acquitte les dépenses votées en Conseil et visées par l'administra- 
teur. 

Art. 28. 

11 propose au Conseil les diverses mesures qui lui paraissent 
utiles pour le placement des fonds de la Société. 

Art. 29. 
Il a voix consultative dans la commission de comptabilité. 



— i 7 — 

Art. 3o. 

La commission de comptabilité nommée dans la première séance 
de l'année, se compose de trois membres. 

Art . 3 i . 

Elle vérifie les comptes de l'exercice précédent, dresse un projet 
de budget pour l'année qui s'ouvre et le soumet au Conseil dans la 
séance de février. 

Art . 32. 

Elle propose au Conseil, s'il y a lieu, après avoir entendu le 
trésorier, la radiation des membres qui n'ont pas acquitté leurs 
cotisations. 

Art. 33. 

Ses pouvoirs expirent en mars après approbation donnée par le 
Conseil à ses propositions. 



15ULLETIN. — I9IO 



— i8 



LISTE DES MEMBRES 



DE LA 

SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 

AU i" JUIN 1910. 



MEMBRES FONDATEURS 



Béthune (baron François), 

[702]. 
Bonnardot (François), [44]. 
f Bordier (Henri), [4]. 
Didot (Alfred), [408]. 
Hyde (James H.), [81 5]. 
Laborde (marquis J. de), 

[i5]. 
7 Lamarle (A.), [261]. 
Laurençon (Léon), [208]. 
Le Pileur (D 1 ' Louis), [388]. 

f LOWELL (J.-R.), [401]. 
MEYER(Paul), [21]. 

f Pannier (Léopold), [25]. 
7 Paris (Gaston), [26]. 



f Queux de Saint-Hilaire 

(marquis de), [3o]. 
7 Richard (Ed.), [237). 
7 Rcederer (L.), [452]. 
7 Rothschild (baron Arthur 

de), [112]. 
Rothschild (baron Edmond 

de), [n3]. 
RoTHSCHiLD(baron Henri de), 

[6 4 3j. 
f Rothschild (baron James 

de), [3i]. 
f Schefer (Charles), [466]. 
7 Wailly (Natalis de), [2]. 



MEMBRES PERPETUELS 



7 Andouillé (A.), [171]. 
7 André (Edouard), [ 1 3 1] . 
7 Aron-Duperret(H.),[i47]. 
f Avril (baron Adolphe d'), 

[556]. 



Balsan (Ch.), [247]. 
Batiouskof (Th.), [634]. 
7 Baudry (F.), [3]. 
Bernon (baron de), [624]. 
Hf.thmont (D.), [698]. 



l 9 



f Bonnefont(L.), [204]. 
Bos (le D'),[i54]. 

f Bourmont (comte Amédée 

de), [565]. 
Bovet (D r E.), [721]. 
t Bradshayv (H.), [343]. 
f Calderon (Th.), [284J. 
f Chévrier (Maurice), [571]. 
Cloetta (W.), [670]. 
f Colmet d'Aage (Gabriel), 

[118]. 
Cornu (J.), [56]. 
7 Didot (Ambroise-Firmin), 

[8J. 
Fagniez (Gustave), [345]. 
f Fournie (Dr Éd.), [412]. 
Fowler (Miss R. Elfreda), 

[73o]. 
Fréville de Lorme l Marcel 

de), [5 9 6]. 
7 Furnivall (Fr.-J.), [37]. 
7 Guerle (de) [533]. 
f Havet (Julien), [45]. 
Havet (Louis), [46]. 
Holbrook (Richard), [773]. 
Huguet (Edmond), [661]. 
Humbert (l'abbé), [718]. 
Jeanroy (A.), [635]. 
Joret (Charles), [276]. 
Ker (William P.), [667]. 
7 Lallement (J.), [3oy]. 
Langlois (E.) [607]. 
Lelong (Eug.), [223]. 
Lévy (Emile), [58g]. 
t LiMMiNGHE(comtede),[486J. 
Lister (J.-L.), [355]. 
Longnon (Auguste), [17]. 



f Luce (Siméon), [18]. 

f MARCHESsou(Pierre),[4io]. 

Marchessou (Régis), [649]. 

t Marin, [288]. 

f Masson (Georges), [89]. 

Metman (Etienne), [371]. 

MEYER(Paul), [ai]. 

7 Mocatta (Fred.), [637]. 

7 Montaiglon (A. de) [24]. 

Morel-Fatio (Alfred), [210]. 

Muret (Ernest), [612]. 

Naville (Louis), [281]. 

7 Nicol (H.), [42]. 

Omont (Henry), [5go]. 

f Paris (Gaston), [26]. 

f Paris (Paulin), [1]. 

7 PÉLICIER(Paul), [6ll]. 

7 Perret (Michel), [621]. 
Piaget (Arthur), [632]. 
Picot (Emile), [29]. 
Poinsignon (J.), [248]. 
Pope (Miss Mildred K.), 

\J7A- 

Rajna (Pio), [296]. 
Reuss (Rod.),[i84]. 

RlTTER (Eug.), [202]. 

Robert (Charles), [754]. 

7 Rothschild (baron Al- 
phonse de), [1 1 1]. 

Rothschild (baron Gustave 
de), [114]. 

RoTHSCHiLD(baron Henride), 
[6 4 3]. 

-J- Rouzaud (Auguste), [525]. 

Roy (Maurice), [583]. 

Saisset (Paul de), [517]. 

Servois (Gustave), [578]. 



Smith (Miss Lucy Toulmini, 

[45g]- 

Sïimming (Dr Albert), [32 1]. 

SUCHIER (A.), [164]. 

Sudre (L.), [6?>, . 

f Sundby (Thor), [323]. 

f Templier (Armand), [384]. 

Thurneysen |Dn, [585]. 

7 ToBLERfAdolfl, [60]. 

Todd (Henry A.), [6i3]. 
Toynbee (Paget), [608]. 



Y Urbain (Fr.), [217]. 

Y Van Hamel (A.-G.), [5g8], 

VlENNOT (W.), [59l]. 

Y VlLLEMESSANT(H.de),[307]. 

Walberg (Emm.i, 7 
Walhond (C), I447]. 

Y Weber (Dr Alfred), [396]. 
Wechssler (Ed.), [676]. 

Y W'esselofski (Alex.l, [440]. 
Wiese |Leo), [819]. 
Wllff (Fr.i, [569]. 









LISTE GENERALE 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ * 

Aberdeen (Bibliothèque de l'Université d'), [690], Ecosse; 
correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Acher (Jean), [812], licencié en droit, rue de la Pitié, i5. 

Adalbert Collège, [701], à Cleveland, (Ohio), États-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Stechert, libraire, rue de 
Rennes, 76. 

Aix. (Bibliothèque universitaire d'), [729] ; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Alger (Bibliothèque universitaire d'), [588]; correspondant 
M. Ruff, libraire, à Alger. 

Amours (F.), [593], professeur de français, 75, Montgomery 
street, Glasgow, Ecosse; correspondant M. Picard, 
libraire, rue Bonaparte, 82. 

Amsterdam (Bibliothèque de l'Université d 1 ), [340] ; corres- 
pondant M. J. Miiller, libraire à Amsterdam. 

Ancona (Aless. d'), [221], correspondant de l'Institut, pro- 
fesseur à l'Université de Pise. 

Angers (Bibliothèque publique d'), [723]; correspondant 
M. Siraudeau, libraire, à Angers. 

Anvers (Bibliothèque principale d'), [808], place Conscience, 
à Anvers ; aux soins de M. Fr. Gittens, conservateur. 

Archives du département du Nord, Lille, Lj.3i]; aux soins 
de M. Bruchet, archiviste. 

Archives nationales (Bibliothèque des), à Paris, [669]; cor- 
respondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Armitage (Rev. Fr.), [274], Balliol Collège, Oxford; cor- 
respondant M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Au- 
gustins, 20. 

Arsenal (Bibliothèque de l'),[n6]; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82. 



1. Les membres dont le nom est préce'dé d'un astérisque ont droit à un 
exemplaire sur papier Whatman. 



Asher, [142], libraire, à Berlin, Unter den Linden; corres- 
pondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3o. [6 exem- 
plaires). 

Athen.eum (Bibliothèque de 1'), [708], à Boston (Mass.), 
Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Terquem, 
libraire, rue Scribe, 19. 

Aubry (Pierre), [697], ancien élève de l'École des Chartes, 
avenue de Wagram, 74. 

Aubry- Vitet (Eug.), [507], rue Barbet de Jouy, 9. 

Avignon (Bibliothèque municipale et Musée Calvet, à) [65o]. 

Babcock (Earle B.), [787], professeur à l'Université de Chi- 
cago (Illinois), Etats-Unis d'Amérique : correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Bale (Bibliothèque de l'Université de), [58]; correspon- 
dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Bai.san (Ch.), [247], rue de la Baume, 8 (membre perpé- 
tuel). 

Baltimore (Johns Hopkins University, à), États-Unis 
d'Amérique, [554]; correspondant M. Terquem, libraire, 
rue Scribe, 19. 

Bangel et Schmitt, libraires de l'Université de Heidelberg, 
[728]; correspondant M. Brockhaus, libraire, rue Bona- 
parte, 17. 

Bangor (Bibliothèque d'University Collège, à), Pays de 
Galles, Angleterre, [674]; correspondant M. Welter, 
libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Barbier (Paul) fils, [81 1], professeur à l'Université de Leeds, 
Angleterre, 23, Clarendon Place; correspondant M. Cham- 
pion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Batiouskof (Th.), [634], ancien professeur à l'Université de 
Saint-Pétersbourg; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82 (membre perpétu 

Baudoltn-Bugnet (Maurice), [675], juge au tribunal de 
Reims (Marne). 

Bawdoin Collège (Bibliothèque de), [778], Brunswick 
(Maine), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Otto 
Harrassowitz, libraire à Leipzig. 



Beau (Gabriel), [56o], boulevard Raspail, 207. 

Bedford (Miss Elizabeth), [784], professeur de langues 
modernes àl'Ecole normale de Cape Girardeau (Missouri), 
Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Bédier (Joseph), [672], professeur au Collège de France, 
rue Souffiot, 1 1 . 

Belfast (Queen's Collège à), Irlande [492] ; correspondant 
M. Welter, rue Bernard-Palissy, 4. 

Bémont (Charles), [298], docteur es lettres, directeur adjoint 
à l'Ecole des Hautes-Etudes, rue de Condé, 9. 

Berkeley (Bibliothèque de l'Université de), Californie, 
États-Unis d'Amérique, [742] ; correspondant M. Welter, 
libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Berlin (Bibliothèque de l'Université de), [1 5 5] ; correspon- 
dant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

Berne (Bibliothèque cantonale de), [628]; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Bernon (baron de), [624], docteur en droit, rue des Saints- 
Pères, 3 (membre perpétuel). 

Besançon (Bibliothèque universitaire de), [383]; correspon- 
dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Bf.thmont (Daniel), [698], conseiller référendaire à la Cour 
des Comptes, boulevard Emile Augier, 14 (membre per- 
pétuel). 

* Béthune (baron François), [702], 36, rue Bériot, à 
Louvain (Belgique) ; correspondant M. Welter, libraire, 
rue Bernard-Palissy, 4, (membre fondateur). 

Biblioteca Vittorio-Emmanuele, [456], au Collège Romain, 
Rome; correspondant M. Loescher, libraire à Rome. 

Bibliothèque Gaston Paris, à la Sorbonne, Paris. 

Bibliothèque de l'Institut de France, Palais de l'Institut, 
Paris. 

Bibliothèque nationale, Paris. 

Bibliothèque royale [706], à Bruxelles ; correspondant 
M. Champion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Blackwell, [747], libraire, 5o, Broad Street, Oxford ; cor- 
respondant M. Terquem, libraire, rue Scribe, 19. 



— 24 — 

Bonn (Bibliothèque de l'Université de . 536]; correspondant 
M. Le Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain. 176. 

Bonn (Séminaire pour l'étude des langues romanes à l'Uni- 
versité de), [617]; correspondant AI. Fr. Cohen, libraire 
à Bonn. 

* Bonnardot (François), [44], à Champlan, par Lonjumeau 
iS.-et-O.), (membre fondateur). 

Bordeaux (Bibliothèque universitaire de), [646]; correspon- 
dant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Bosi D>" Alph. \ | 1 54], cours Lieutaud, 52, Marseille (membre 
perpétuel). 

rbN l Bibliothèque publique de), Etats-Unis [441 ; cor- 
resp. AI. Terquem, libraire, rue Scribe, ig. 

Boucher (François), [822], élève de l'Ecole des Chartes, 
rue du Regard, 14. 

Bouchet (Émilei, [6jp], rue Saint-Jean, 58, Dunkerque. 

Bocrdillon (F. W.), [653], Buddington, Alidhurst (Sussex) 
Angleterre; correspondant AI. Nutt, libraire à Londres. 

B.ovet (D r E.l, [721], professeur à l'Université de Zurich, 
Bergstrasse, 29, Zurich; correspondant Al. Gamber, 
libraire, rue Danton, 7 (membre perpétuel). 

Brandin (Louis), [770], professeur à University Collège, 
10 1 a, Abbey Road, Londres N. W. 

Brera (Bibliothèque nationale 1 , à Milan, [600]; correspon- 
dant AI. Alellier, libraire, rue Alignon, 2. 

British Muséum [764], à Londres; correspondant AI. Le 
Soudier, libraire, boulevard St-Germain, 176. 

Broavn (John Hart), \jn\ . professeur à Washington 
University, Saint-Louis (Missouri), Etats-Unis d'Amé- 
rique: correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, 82, 

Brunot (F.), [594], professeur à la Faculté des Lettres de 
Paris, rue Leneveux, 8. 

Bryn-Mawr Collège Library, [724], Philadelphie (Pensyl- 
vaniaj, Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Stechert, 
libraire, rue de Rennes, 76. 



— 25 — 

Burnet (Percy), [77S], directeur de l'enseignement des 
langues à la Manual training High School, Kansas City, 
(Missouri), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Bush (Stephen H.), [8o3], professeur à l'Université de 
Jowa (Jowa City), Etats-Unis d'Amérique; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Caen (Bibliothèque universitaire de), [5/3]; correspondant 
M. Jouan, libraire à Caen. 

Cambridge (Bibliothèque de l'Université de), [367]; corres- 
pondant M. Le Soudier, libraire, boulevard St-Germain, 
176. 

Canfield (Arthur G.|, [636], professeur de français à 
l'Université de Michigan, Ânn-Arbor, Etats-Unis d'Amé- 
rique; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4. 

Casati (Charles), [558], conseiller honoraire à la Cour d'ap- 
pel de Paris, rue de Prony, 29. 

Champion (H.), [2q5], libraire, quai Malaquais, 5. 

Champion (Pierre), p79'5], archiviste-paléographe, rue Mi- 
chelet, 4. 

Châtelain (Henri-Louis), [762], docteur ès-lettres, agrégé 
de l'Université, professeur à l'Université de Birmingham, 
Angleterre. 

Chetham Library, [639], à Manchester; correspondant 
M. Nutt, libraire à Londres. 

Chicago (University Press), [700], Etats-Unis d'Amérique; 
correspondant M. Stechert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Christiania (Bibliothèque de l'Université dei, [618]; corres- 
pondant M. Per Lamm, libraire, rue de Lille, 7. 

Cléoat (Léon), [616], doyen de la Faculté des Lettres de 
Lyon, rue Molière, 29, Lyon. 

Clermont-Ferrand (Bibliothèque universitaire de), [641]; 
correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Pa- 
lissy, 4. 



— 26 — 

Ci.oetta (W.), [670], professeur à l'Université de Stras- 
bourg; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Collins (Charles), [783], Head Master, Oak Hill School, 
Saint-Louis (Missouri), Etats-Unis d'Amérique; corres- 
pondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Columbia (Bibliothèque de l'Université de), [692] (Missouri), 
Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Columbia University (Bibliothèque de), [677], à New-York; 
correspondant M. Stechert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Constans (L.), [178], professeur à la Faculté des Lettres 
d'Aix (Bouches-du-Rhône). 

Copenhague (Bibliothèque de l'Université de), [687] ; corres- 
pondant M. Brockhaus, libraire, rue Bonaparte, i5. 

Copenhague (Bibliothèque royale de), [i5 1] ; correspondant 
M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3ç). 

Cormenin (R. de), [242], rue de l'Arcade, 25. 

Cornell University [660], Ithaca, Etats-Unis d'Amérique; 
correspondant M. Stechert, libraire, rue de Rennes, 76. 

Cornu (J.), [56], professeur à l'Université de Graz (Styrie), 
Laimburgasse, 11, à Graz (membre perpétuel). 

Coulet (C), [260], libraire-éditeur, à Montpellier. 

Courcel (Valentin de), [369], rue de Vaugirard, 20. 

Crescini (Vincent), [71 5], professeur à l'Université de 
Padoue, Italie. 

Dareste (Rod.), [168], membre de l'Institut, conseiller 
honoraire à la Cour de Cassation, quai Malaquais, 9. 

Darmouth Collège Library, [820], àHanover (N. H.), États- 
Unis d'Amérique ; correspondant M. Stechert, libraire, 
rue de Rennes, 76. 

Darmstadt (Bibliothèque grand-ducale de), [665] ; corres- 
pondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Daspit de Saint-Amànd, [5 11], La Réole, Gironde. 

David (Mme veuve), [ < "i 3 7- ] , rue des Saints-Pères, 81. 

Dei.avii.i.e Le Rolt.x (Joseph), [3oo], ancien élève de l'Ecole 
des Chartes, docteur es lettres, rue de Monceau, 52. 



— 2j — 

Delisle IL.), [-], membre de l'Institut, administrateur 
honoraire de la Bibliothèque nationale, rue de Lille, 21. 

Demaison (Louis), [295], correspondant de l'Institut, archi- 
viste de la ville de "Reims, rue Nicolas Perseval, 2 1 , Reims. 

Dey (William-M.l, [787], professeur à l'Université de Mis- 
souri, Columbia, Etats-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

* Didot (Alfred), [408], libraire-éditeur, rue de Varenne,6i 
(membre fondateur). 

Dijon (Bibliothèque universitaire), [695] ; correspondant 
M.Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Dorveaux (D 1 ), [714], bibliothécaire de l'Ecole supérieure 
de Pharmacie de l'Université de Paris, avenue de l'Ob- 
servatoire, 4 ; correspondant M. Welter, libraire, rue 
Bernard-Palissy, 4. 

Drujon (Fernand), [219], à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde). 

Ecole normale supérieure, [121], rue d'Ulm, 45, corres- 
pondant M. Schulz, libraire, place de la Sorbonne, 3. 

Eichthal (Eugène d'|, [207], membre de l'Institut, boulevard 
Malesherbes, 144. 

Evers (Miss Helen), [780], professeur à l'Université de 
Missouri, 1861 North market st., Saint-Louis (Missouri) 
États-Unis d'Amérique ; correspondant M. Picard, 
libraire, rue Bonaparte, 82. 

Fagniez (Gustave), [345], membre de l'Institut, Meudon, 
Seine-et-Oise (membre perpétuel). 

Faral (Edmond), [807], professeur à l'École Alsacienne, 
rue Gay Lussac, 60. 

Flach (Jacques), [414], professeur au Collège de France, rue 
de Berlin, 37. 

Flamare (Henri de), [633] archiviste de la Nièvre, rue de 
Prunevaux, 2, à Nevers, 

Florence (Bibliothèque nationale de), [629]; correspondant 
M. Champion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Fowler (Miss R. Elfreda), [73o], 20, Bardwell Road, 
Oxford, Angleterre; correspondant M. Dulau, libraire, à 
Londres (membre perpétuell. 



— 2» — 

Franceort-sur-le-Mein (Séminaire des langues romanes de 
l'Académie pour les sciences sociales et commerciales, 
à), [759]; correspondant M. Gaulon, libraire, rue Ma- 
dame, 3g. 

Franqueville (Gaston de), [549], château de Bizanos, par 
Pau (Basses-Pyrénées). 

Frévillé de Lorme (Marcel de), [Sg6], conseiller référen- 
daire à la Cour des Comptes, rue Cassette, 12 (membre 
perpétuel). 

Fribourg-en-Brisgali Bibliothèque de l'Université de), [5So]. 

Fribourg (Bibliothèque de l'Université de), Suisse [7 
correspondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Friedwagner (Mathias), '709], professeur à l'Université de 
Cernowitz (Autriche-Hongrie); correspondant M. Cham- 
pion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Gamber, "71.1 , libraire, rue Danton, 7. 

Geuer (Pierre-Adolphe), [358], professeur honoraire à 
l'Université d'Upsal. 

Genève (Bibliothèque publique de), [428]; correspondant 
M. Delagrave, libraire, rue Soufflot, i5. 

Gerig (J.-L.). [800], professeur à l'Université Columbia, 
New-York, Etats-Unis d'Amérique; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

GEROLDet C'e, [6i5], libraires à Vienne (Autriche); corres- 
pondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39 (2 exem- 
plaires). 

Giessen (Bibliothèque de l'Université de), [654] ; correspon- 
dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy. 4. 

Girton Collège (Bibliothèque de). [699^ près Cambridge, 
Angleterre; correspondant. M. l.e Soudier, libraire, bou- 
levard Saint-Germain, 171». 

Gotha (Eiibliothèque grand-ducale de), Allemagne, [8»"»] cor- 
respondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy. 4. 

Gœttingue (Séminaire pour L'étude des langues romanes, à 
l'Université de), [656]; correspondant M. Welter, libraire, 
rue Bernard-Palissy, 4. 

Grand (Daniel), [809], ancien élève de l'Ecole des Chartes, 
rue de la Paroisse, 3i, Versailles. 



— 2Q — 

Gratz (Styrie) (Bibliothèque de l'Université de), [465]; cor- 
respondant, M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Grenoble (Bibliothèque municipale de), [82] correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Grenoble (Bibliothèque universitaire de), [505]; correspon- 
dant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Grœber (G.), [q85], professeur à l'Université de Strasbourg; 
correspondant Al. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Guiffrey (J.-J.l, [38r], membre de l'Institut, directeur 
honoraire de la manufacture des Gobelins, boulevard 
Bonne-Nouvelle, 84. 

Halle (Bibliothèque de l'Université de), [567] ; correspon- 
dant M. A. Schulz, place de la Sorbonne, 3. 

Hall (Joseph), [761], à Manchester; correspondant M. 
Barber, libraire, 24, S 1 Ann's str., Manchester, Angleterre. 

Hambourg (Bibliothèque de la ville de), [io3]; correspondant 
M. Lucas Gràfe, libraire, Rathhausmarkt, i5, Hambourg. 

Hammond (Miss Eleanor P.l, [779], 36o East by { h str., à 
Chicago, Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Harrassowitz (Otto), [681], libraire à Leipzig(2 exemplaires). 

Harvard University (Bibliothèque de), [229], à Cambridge 
(Mass.), Etats-Unis, d'Amérique; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82 (2 exemplaires). 

Havet (Louis). [46], membre de l'Institut, professeurau Col- 
lège de France, quai d'Orléans, 18 (membre perpétuel). 

Havre 1 Bibliothèque municipale du), [644]; correspondant 
Mme Dhombre, libraire au Havre, par i\l . Delagrave. 
libraire, rue Soufrlot, i5. 

Hayem (Julien), [jî], rue du Sentier, 38. 

Heidelberg (Séminaire roman de l'Université, à), 1797] ; 
correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Helsingfors (Bibliothèque de l'Université de), Finlande, 
[732]; correspondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

Hodges, Foster et C>e, [3 17], libraires à Dublin; corres- 
pondant M. Le Soudier, libraire, boulevard St-Germain, 
176 (2 exemplaires). 



— .">0 — 

Hœpffner (D r Ernest), [753], quai de l'Ill, S, à Strasbourg 

Holbrook (Richard), [773], professeur à Brvn Mawr Collège, 
Bryn-Mawr (Pensyivania), États-Unis d'Amérique (mem- 
bre perpétuel). 

House (Ralph E.), [766J, professeur à l'Université de Chi- 
cago, 6o32 Ellis Avenue, Chicago. Etats-Unis d'Amérique; 
correspondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Huet (G.), [638], bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. 
rue Spontini, i3. 

Huguet (Edmond), [661], maître de conférences à la Faculté 
des lettres de Paris, boulevard Saint-Michel, 127 (membre 
perpétuel). 

* Hyde (James H.), [81 5], rue Adolphe Yvon, 18 (membre 
fondateur). 

Humbert (L'abbé), [718), professeur au grand Séminaire 
de Verdun (membre perpétuel). 

Iéna (Séminaire pour l'étude des langues romanes, à l'Uni- 
versité de), [671] ; correspondant M. Welter, libraire, rue 
Bernard-Palissy, 4. 

Imbert (Louis), [804], professeur à l'Université d'Illinois, 
Urbana (Illinois), Etats-Unis d'Amérique; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Inspruck (Bibliothèque de l'Université d'), [739] ; correspon- 
dant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Iowa City (Bibliothèque de l'Université de), États-Unis 
d'Amérique, [771] ; correspondant ; M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Jarnik (Jean-Urbain), [87], professeur à l'Université tchèque 
de Prague; correspondant M. Gamber, libraire, rue 
Danton, 7. 

Jeanroy (A.), [635], correspondant de l'Institut, professeur 
à la Faculté des Lettres de Paris, rue Pierre Nicole, 8 
(membre perpétuel). 

Jomvald (l'abbé Ph.), [368], à Mandern, par Sierck, Lor- 
raine, correspondant M. Pierre Jolivald, boulevard Saint- 
Marcel, 28. 

Joret (Charles), [276], membre de l'Institut, professeur 
honoraire à la Faculté des Lettres d'Aix, rue Madame, 64 
(membre perpétuel). 



— 3i — 

Jouon des Longrais (Fréd.), [379], rue du Griffon, 4, Rennes. 

Kansas (Library of the University o(),[j2y], Lawrence (Kan- 
sas), Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Stechert, 
libraire, rue de Rennes, 76. 

Karl (D r Louis), [788], professeur à Buda-Pest, rue Egyetem, 
2 ; correspondants MM. Larchon et Ernouf, libraires, rue 
Soufflot, 10. 

Keidel (George G.), [691], Johns Hopkins University, Bal- 
timore, Etats-Unis d'Amérique. 

Ker (William P.), [667], Gower street, g5, Londres; cor- 
respondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4 
(membre perpétuel). 

* Kermaingant (P. L. de), [389], avenue des Champs-Ely- 
sées, 102. 

Kiel (Bibliothèque de l'Université de), [Sgi] ; correspon- 
dant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

King's Collège (Bibliothèque de), [620], à Cambridge, An- 
gleterre; correspondant M. Le Soudier, libraire, boule- 
vard Saint-Germain, 176. 

King's Collège (Bibliothèque de), [817], à l'Université de 
Londres ; correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, 82. 

King's Inns Library, [290], Henrietta Street, Dublin; corres- 
pondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

* Laborde (marquis J. de), [i5], quai d'Orsay, 25 (membre 

fondateur). 

Lafenestre (Georges), [191], membre de l'Institut, professeur 
au Collège de France, avenue Lakanal, 5, Bourg-la-Reine 
(Seine). 

La Haye (Bibliothèque royale de), [704]; correspondant 
M. Per Lamm, libraire, rue de Lille, 7. 

Lair (M me J.), [794], rue Bossuet, 8; correspondant M. Fro- 
ment, rue Croix-des-Petits-Champs, 11. 

Langlois (Ernest), [607], professeur à la Faculté des Lettres 
de Lille, parvis St-Michel, 26, Lille (membre perpétuel). 

Lanson (Gustave), [720], professeur à la Faculté des Lettres 
de Paris, boulevard Raspail, 282. 

* Laurençon (Léon), [208J, ancien député, rue Freycinet, 26 

(membre fondateur). 



— 32 — 

Lausanne i Bibliothèque cantonale de), [655]; correspondant 
M. Per Lamm, libraire, rue de Lille, 7. 

Leipzig (Bibliothèque de l'Université de), [537]; correspon- 
dant M. Gamber, libraire, rue Danton. 7. 

Lejland Stanford Junior Uni yersity Library [731], (Cali- 
fornie), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Ste- 
chert, libraire, rue de Rennes, j6. 

I .t'.i.ong ( Eug.)', [2231. charge de cours à l'Ecole des Chartes, 
rue Monge, 59, (membre perpétuel). 

* Le Pileur (D r Louis), [388], rue de l'Arcade, r5 (membre 
fondateur). 

Leroy-Beaulieu (Anatole), [i5o], membre de l'institut, rue 
Saint-Guillaume, 27. 

Levy (Emile), [589], professeur à l'Université de Fribourg- 
en-Brisgau, Bade (membre perpétuel); correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Liège (Bibliothcque de l'Université de), [5i] ; correspondant 
M. Demarteau, libraire à Liège. 

Lille (Bibliothèque des Facultés catholiques, à), [382] ; cor- 
respondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Lille (Bibliothèque universitaire de), [642]; correspondant 
.M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Lisbonne (Bibliothèque nationale de), [736]. 

Lister (J.-L.), [355], Shibden Hall, Halifax, Angleterre 
(membre perpétuel). 

Liverpool (Bibliothèque de l'University Collège, à), [686]; 
correspondant M. Nutt, libraire à Londres. 

Longnon (Auguste), [17], membre de l'Institut, professeur 
au Collège de France, rue de Bourgogne, 52 (membre 
perpétuel). 

Louys (Pierre), [746], rue de Boulainvilliers, 29. 

l.i M) (Bibliothèque de l'Université de), IÔ27] ; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Lyon (Bibliothèque universitaire de), rue de l'Hôtel-de-Ville, 
[464J; correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, 82. 



Madison (Bibliothèque de l'Université de), [679], Madison 
(Wisconsin), Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. 
Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Mandrot (Bernard de), [76], ancien élève de l'École des 
Chartes, avenue du Trocadéro, 42. 

Mans (Bibliothèque municipale du), [257] ; correspondant 
M. Pellechat, par M. Gaulon, libraire, rue Madame, 3q. 

MARBOURG-en-Hesse, (Bibliothèque de l'Université dei,[2i 1]. 
correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

MARBOURG-en-Hesse (Séminaire pour l'étude des langues 
romanes à l'Université de), [212]; correspondant M. Gam- 
ber, libraire, rue Danton, 7. 

Marchessou (Régis), [649], imprimeur, rue de la Pyramide, 8 
Lyon-Vaise (membre perpétuel). 

Matzke (John E.), [711], professeur à l'Université Leland 
Stanford Junior (Californie). Etats-Unis d'Amérique; cor- 
respondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Mély (Fernand de), [606], rue de la Trémoïlle, 26. 

Metman (Etienne), [371], avocat, place Saint-Michel, 25 
Dijon (membre perpétuel). 

*Meyer (Paul), [21], membre de l'Institut, professeur hono- 
raire au Collège de France, directeur de l'Ecole des 
Chartes, avenue de La Bourdonnais, iG (membre fonda- 
teur et perpétuel). 

Miami (Bibliothèque de l'Université de), [8o5], Oxford |Ohio), 
Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Michigan (Bibliothèque de l'Université de), [664], Ann- 
Arbor, Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Ter- 
quem, libraire, rue Scribe, 19. 

Middletown (Library of the Wesleyan University), [647], 
Connecticut , États-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Montpellier (Bibliothèque universitaire de), [449], à 
Montpellier ; correspondant M. Picard, libraire, rue 
Bonaparte, 82. 

Moore (Olin), [769], professeur à Millsaps Collège, Jackson 
(Mississipi), États-Unis d'Amérique; correspondant 
M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

BULLETIN. — IQ 10. 3 



- 3 4 - 

Morel-Fatio (Alfred), [210], membre de l'Institut, pro- 
fesseur au Collège de France, directeur adjoint à 
l'Ecole des Hautes-Etudes, rue de Jussieu, i5 (membre 
perpétuell. 

Mouravit (G.), [543], notaire, rue des Prêcheurs, 34, Aix- 
en-Provence ; correspondant M. Picard, libraire, rue 
Bonaparte, 82. 

Munich (Bibliothèque de la Cour à), [3oi]. 

Munich (Séminaire royal de philologie moderne à l'Uni- 
versité de), [424]; correspondant M. Le Soudier, libraire, 
boulevard Saint-Germain, 176. 

Munster (Bibliothèque Paulina, à), Westphalie, [333] ; cor- 
respondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

Muret (Ernest), [612], professeur à l'Université de Genève, 
rue Tcepffer, 19, Genève, (membre perpétuel). 

Musée Condé, [7o3], à Chantilly (Oise); correspondant 
M. Champion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Naville (Louis), [281], cours des Bastions, i5, Genève; 
correspondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39 
(membre perpétuel). 

Neumann (Fr.), [538], professeur à l'Université de Heidel- 
berg; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4 

Newcastle upon Tyne (The Literary and Philosophical So- 
ciety), [349I, Angleterre. 

New- York Public Library, [458], à New-York, Etats-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

New-York State Library, [Gf>3], Albany, (N. Y.), États-Unis 
d'Amérique correspondant M. Stechert, rue de Rennes, 76. 

Noordhoff, [662], libraire à Groningue (Pays-Bas); corres- 
pondants MM. Gentil, rue Vivienne, 16. 

North Carolina (Bibliothèque de l'Université de), [8i3], 
Chanel Hill, Etats-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Rasmussen, libraire, rue Hautefeuille, 1 bis. 

Northwestern University (Library of), [785], à Evanston 
(Illinois), Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Ste- 
chert, libraire, rue de Rennes, 76. 



— 35 — 

Novati (Francesco), [625], professeur à l'Université de Milan, 
Borgonuovo, 1 8, Milan. 

Nutt (D.), [273], 57-59, Long-Acre, Londres W. C. ; corres- 
pondant la librairie Hachette, boulevard Saint-Germain 
(4 exemplaires). 

Nyrop (Kr.), [488], professeur à l'Université de Copenhague, 
Jcegesborg, près Copenhague; correspondants MM. Groux 
et C ie , libraires, rue de Bucy, i3. 

Oelsner (D r H.), [802], lecteur à l'Université d'Oxford, 
Angleterre; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

Ohio State University Library, [Soi], à Columbus (Ohio), 
Etats-Unis d'Amérique; correspondant M. Stechert, 
libraire, rue de Rennes, j6. 

Omont (Henry), [5qo], membre de l'Institut, conservateur 
du département des manuscrits de la Bibliothèque natio- 
nale, rue Raynouard, 17, Passy-Paris (membre perpétuel). 

Oulmont (Charles), [756], place Malesherbes, 5. 

Oxford (Bibliothèque Bodléienne, à), [3o5]; correspondant 
M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20. 

Pange (comte Maurice de), [604], faubourg Saint-Honoré, 29 ; 
correspondant M. Leclerc, libraire, rue St-Honoré, 219. 

Paris (Bibliothèque de la ville de), [781], aux soins de 
M. Poète, conservateur. 

Parker et C ie , [5oo], libraires à Oxford; correspondant 
M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20. 

Pasquier (l'abbé H.), [406], directeur de l'École Saint- 
Aubin, à Angers. 

Passy (Louis), [240], membre de l'Institut, député, rue de 
Courcelles, 75. 

Pasteur (Adolphe), [435], villino Pasteur, San Remo, Italie; 
correspondant M. Guiet, rue Saint-Lazare, 80. 

Peabody Institute (The), [546], Baltimore, États-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

Pensylvania University Library, [768], Philadelphia, 
Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Stechert, 
libraire, rue de Rennes, j6. • 



— 36 — 

Peyriller, Rouchon et Gamon, [758], imprimeurs au Puy. 

Philadelphia (Free Library ofl, États-Unis d'Amérique 
[ — 35] ; correspondant M. Terquem, libraire, rue Scribe, i". 

Piaget (A.), [632], professeur à l'Université de Neuchàtel, 
les Poudrières, 3i, Neuchàtel, Suisse (membre perpétuell. 

Picard (Augustei, 420], libraire., rue Bonaparte, 82. 

Picot (Emile), [29], membre de l'Institut, professeur hono- 
raire à l'École 'des langues orientales vivantes, avenue 
de Wagram, 1 3 5 (membre perpétuel). 

Poinsignon 1.1. ), [248], libraire, place de l'Hôtel-de-Ville, 10, 
Le Havre unembre perpétuel). 

Pope (Miss Mildred K.), [772], résident tutor à Somerville 
Collège, Oxford, Angleterre; correspondant M. Schlach- 
ter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20 (membre 
perpétuel). 

Prague 1 Bibliothèque de l'Université de), [496]; correspon- 
dant M. Calvé, libraire à Prague. 

Prarond (M mc veuve Ernest), [S14], à Abbeville. 

Rahir, [707], libraire, passage des Panoramas, 55. 

Rajna (Pio), [296], correspondant de l'Institut, professeur à 
l'Institut des études supérieures à Florence, piazza d'Aze- 
glio, i3, Florence (membre perpétuel). 

Rath, [680], libraire à Buda-Pest; correspondant M. Bro- 
ckhaus, libraire, rue Bonaparte, 17. 

Raynaud (Gaston), [79], bibliothécaire honoraire au dépar- 
tement des manuscrits de la Bibliothèque nationale, 
avenue de Villiers, i3o(2 exemplaires). 

Rencogne (Pierre de), [^09], rue du Minage, 47, Angoulême. 

Rennes (Bibliothèque universitaire de), [619] ; correspon- 
dant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Reuss (Rod.), [184], maître de conférences à l'École des 
Hautes Etudes, rue Albert Joly, 52, Versailles (membre 
perpétuel). 

Rittkr (Eug.l. |iu2j. professeur à l'Université de Genève, 
chemin des Cottages, 3, Florissant, Genève; correspon- 
dant M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 
20 (membre perpétuel). 



Robert (Charles), [754], directeur de la Bibliothèque de 
Neuchâtel (Suisse) ; correspondant M. Gamber, libraire, 
rue Danton, 7 (membre perpétuel). 

Roques (Mario), [712], professeur à l'Ecole des langues 
orientales vivantes, maître de conférences à l'Ecole des 
Hautes Études, rue de Poissy, 2; correspondant M. Schulz, 
libraire, place de la Sorbonne, 3. 

Rostock (Bibliothèque de l'Université de), Allemagne, [757] ; 
correspondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

"Rothschild (baron Edmond de), [n3], membre de l'Ins- 
titut, rue du Faubourg Saint-Honoré, 41 (membre fon- 
dateur). 

Rothschild (baron Gustave de), [1 14], rue Laffitte, 23 (mem- 
bre perpétuel). 

* Rothschild (baron Henri de), [643], rue du Faubourg 
Saint-Honoré, 33 (membre fondateur et perpétuel). 

Rothschild (Bibliothèque publique Charles de), [696], à 
Francfort-sur-le-Mein ; correspondant M. Champion, 
libraire, quai Malaquais, 5. 

Rouen (Bibliothèque publique de), [725]; correspondant 
M. Lestringant, libraire, à Rouen. 

Roy (Maurice), [583], conseiller référendaire à la Cour des 
Comptes, avenue Rapp, 20 (membre perpétuel). 

Saint-Marc (Bibliothèque), à Venise [776J, aux soins de 
M. Frati, conservateur; correspondants MM. Bocca 
frères, libraires à Turin. 

Saisset (Paul de), [517], avenue Victor Hugo, 107 (membre 
perpétuel). 

Salverda De Grave (Jean-Jacques), [689], professeur à 
l'Université de Groningue; correspondant M. Pedone- 
Lauriel, libraire, rue Soufflot, i3. 

Servois (Gustave), [57S], directeur honoraire des Archives 
nationales,boulevardMalesherbes,ioi (membre perpétuel). 

Sheffield (Bibliothèque de l'Université de), Angleterre, 
[782]; correspondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Sheldon (E. S.), [648], professeur à Harvard University, 
Francis Avenue, 11, Cambridge (Massachusetts), Etats- 
Unis d'Amérique. 



Shepard (William P.), [755], professeur à Hamilton Collège, 
Clinton (N.-Y.), Etats-Unis d'Amérique. 

Sibien (Armand), [745], architecte-expert, rue de Gra- 
mont, 14. 

Smith (H. Allison), [764] , professeur à l'Université de 
Wisconsin, Madison (Wisconsin), États-Unis d'Amérique ; 
correspondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Smith (Miss Lucy Toulmin), [459], 1, Park Terrace, Oxford, 
Angleterre, (membre perpétuel). 

Sœderhjelm (W.), [622], professeur à l'Université de Hel- 
singfors, Finlande ; correspondant M. Gamber, libraire, 
rue Danton, 7. 

Stengel (Edm.), [21 3], professeur à l'Université de Greifs- 
wald, Allemagne; correspondant M. Welter, libraire, rue 
Bernard-Palissy, 4. 

Stewart (Charles O.l, [798], University of Iowa, Etats- 
Unis d'Amérique ; correspondant M. Picard, libraire, 
rue Bonaparte, 82. 

Stimming (Dr Albert), [32 1], professeur à l'Université de 
Goettingue, Allemagne; correspondant M. Welter, libraire, 
rue Bernard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Stockholm (Bibliothèque royale de), [370]; correspondant 
M. Champion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Strasbourg (Bibliothèque de l'Université de), [23 1]; cor- 
respondant M. Gaulon, libraire, rue Madame, 39. 

Strasbourg (Séminaire pour l'étude des langues romanes, 
à l'Université de), [404]; correspondant M. Welter, li- 
braire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Straus (Emile), [106], avocat, rue de Miromesnil, 104. 

Suchier (H.), [164], professeur à l'Université de Halle (mem- 
bre perpétuel). 

Sudre (L.), [659], professeur au lycée Louis le Grand, bou- 
levard de Port-Royal, 85 (membre perpétuel). 

Taylor Institution, [792], Oxford, Angleterre; corresp. 
M. Schlachter, libraire, rue des Grands-Augustins, 20. 

Tempier (D), [i65], archiviste des Côtes-du-Nord, Saint- 
Brieuc. 

Texas (Bibliothèque de l'Université de), [768], Austin 
(Texas), États-Unis d'Amérique; correspondant M. Ste- 
chert, libraire, rue de Rennes, 76. 



- 3 9 - 

Thomas (Antoine), [524], membre de l'Institut, professeur à 
la Faculté des Lettres de Paris, avenue Victor Hugo, 32, 
Bourg-la-Reine (Seine). 

Thompson (SirE. Maunde), [iq3], correspondant del'Institut, 
ancien directeur du Muse'e Britannique, Londres; corres- 
pondant M. Le Soudier, libraire, boulevard Saint-Ger- 
main, 176. 

Thurgovie (Bibliothèque du canton de), [694], à Frauenfeld, 
Suisse; correspondant M.Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4. 

Thurneysen (Dr R.), [585], chargé de cours à l'Université 
de Fribourg-en-Brisgau, Bade; correspondant M. Welter, 
libraire, rue Bernard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Todd(H.-A.), [6i3], professeur à l'Université Columbia, New 
York, États-Unis d'Amérique (membre perpétuel). 

Toronto (Bibliothèque de l'Université de), Canada, [638]; 
correspondant M. Brockhaus, libraire, rue Bonaparte, 17. 

Toulouse (Bibliothèque universitaire de), [597]. 

Toynbee (Paget), [608], Five Ways, Burnham (Bucks), 
Angleterre; correspondant M. Welter, libraire, rue Ber- 
nard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Tubingue (Bibliothèque de l'Université de), [471] ; cor- 
respondant M. Pedone-Lauriel, libraire, rue Soufflot, i3. 

Tubingue (Bibliothèque du Séminaire roman de l'Université 
de), [75o], Wurtemberg; correspondant M. Picard, 
libraire, rue Bonaparte, 82. 

Turin (Bibliothèque nationale de), [566] ; correspondant 
M. Le Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain, 176. 

Twietmeyer [743], libraire à Leipzig. 

University Collège, Gower Street, Londres, [740]; corres- 
pondants MM. Williams et Norgate, libraires, 14, Hen- 
rietta Street, Covent Garden, Londres W. C. 

Upsal (Séminaire roman de l'Université d'), Suède, [5oi]. 

Vander Haeghen (F.), [36o], correspondant de l'Institut, 
bibliothécaire de l'Université de Gand, Belgique. 

Van Doesburgh, [799], libraire à Leyde (Pays-Bas). 

Vassar Collège, [810], à Poughkeepsie (N. Y.), Etats-Unis 
d'Amérique ; correspondant M. Picard, libraire, rue 
Bonaparte, 82. 



— 40 - 

Viennot (William), bibliothécaire à la Bibliothèque natio- 
nale, [591], boulevard Saint-Germain, 202 (membre per- 
pétuel). 

Yiri: (Bibliothèque municipale de), [716]. 

Victoria University (Bibliothèque de), [816], à Manchester, 
Angleterre ; correspondant M. Gamber, libraire, rue 
Danton, 7. 

Vising (J.), [818], professeur à l'Université de Gothembourg, 
(Suède) ; correspondant M. Picard, libraire, rue Bona- 
parte, 82. 

Vogué (le marquis de), [1 10], membre de l'Institut, rue Fa- 
bert, 2. 

Vollmœller (Karl), [363] , Wienerstrasse, 9, à Dresde; cor- 
respondant M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Voretzsch (Karl). [y5 1], professeur à l'Université de 
Tubingue, Wurtemberg; correspondant M. Picard, 
libraire, rue Bonaparte, 82. 

Wahlund (C.), [447], professeur honoraire à l'Université 
d'Upsal, Suède, (membre perpétuel). 

Wai.berg (Emmanuel), [767]. professeur à l'Univerversité de 
Lund, Suède, 2 Kiliansgatan ; correspondant M. Welter, 
libraire, rue Bernard-Palissy, 4 (membre perpétuel). 

WallenskÔld (Axel), [722], professeur à l'Université de 
Helsingfors, Finlande. 

Warocqué (Raoul), [626], 45, avenue des Arts, Bruxelles. 

Washington (Library of Congress, à), [777], États-Unis 
d'Amérique; correspondant M. Terquem, libraire, rue 
Scribe, 19. 

Washington University Library [821], à Saint-Louis 
(Missouri), Etats-Unis d'Amérique; correspondant 
M. Stechert, rue de Rennes, 76. 

Watkinson Library [685], à Hartfor-t (Connecticut), États- 
Unis d'Amérique; correspondant M. Welter, libraire, rue 
Bernard-Palissy, 4. 

Webster (K. G. J.), [786], professeur à Harvard University, 
Cambridge (Massachusetts), Etats-Unis d'Amérique; cor- 
respondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Wechssler (Edouard), \(~>/6], Roserstrasse, 23 a, Marbourg- 
en-Hesse ; correspondant M. Gamber, libraire, rue 
Danton, 7 (membre perpétuel). 



— 4 i — 

Weeks (Raymond), [733], professeur à l'Université Colum- 
bia, New York (N. Y.), Etats-Unis d'Amérique; corres- 
pondant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Weimar (Bibliothèque de), [1 53] , Allemagne ; correspondant 
M. Welter, libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Welter (H.), [623], libraire, rue Bernard-Palissy, 4. 

Wettergren et Kerber [749], libraires à Gothembourg 
(Suède). 

Willems (A.), [65], professeur à l'Université de Bruxelles, 
chaussée de Haecht, 84, Bruxelles; correspondant M. 
Martroye, boulevard Saint-Germain, i3i. 

Wiese (Léo), [819], professeur à l'Université de Iéna ; cor- 
respondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7 (membre 
perpétuel). 

Williams (Miss Grâce Sara), [790]. professeur à Woman's 
Collège, Baltimore, Etats-Unis d'Amérique; correspon- 
dant M. Picard, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Williams et Norgate, [748], libraires, 14 Henrietta Street, 
Covent Garden, Londres W. C.; correspondant M. Le 
Soudier, libraire, boulevard Saint-Germain, 176. 

Wilmotte (Maurice), [741], professeur à l'Université de 
Liège, rue de la Ferme, 11S, Bruxelles; correspondant 
M. Champion, libraire, quai Malaquais, 5. 

Wulff (Fr.), [569], professeur à l'Université de Lund, 
Suède ; correspondant M. Welter, libraire, rue Bernard- 
Palissy, 4 (membre perpétuel). 

Yale University (Bibliothèque de), [41 5], à New-Haven 
(Connecticut), Etats-Unis d'Amérique ; correspondant 
M. Stechert, libraire, rue de Rennes, j6. 

Young (B. -Edward), [793), Vanderbilt University, Nashville 
(Tennessee), Etats-Unis d'Amérique ; correspondant M. Pi- 
card, libraire, rue Bonaparte, 82. 

Zurich (Bibliothèque cantonale de), Suisse, [553]; corres- 
pondant M. Gamber, libraire, rue Danton, 7. 

Zurich (Séminaire de philologie romane à l'Université de), 
Suisse, [806]; correspondant M. Gamber, libraire, rue 
Danton, 7. 



LISTE DES MEMBRES 



CONSEIL D'ADMINISTRATION 



POUR L ANNÉE I 9O9- I 9 I O 



MM. Bédier. 




MM. Muret. 


BONNARDOT. 




Omont. 


Brunot. 




Piaget. 


DlDOT. 




Picot. 


Fréville (de). 




Raynaud. 


HUET. 




Roques. 


JORET. 




Rothschild (Baror 


LABORDE^Marq' 


'de). 


E. de). 


Lelong. 




Roy. 


LONGNON. 




Servois. 


Meyer. 




SUDRE. 


Morel-Fatio. 




Thomas. 




MM 


. Brunot. 


Vice-présidents 




Morel-Fatio, Roques. 


Administrateur 




Raynaud. 






Meyer. 


Secrétaire-adjoint . . . 




Huet. 


Trésorier 




Rothschild (Baron E.de) 
Picot. 


Trésorier-adjoint . . . 



BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ 



DES 



ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



SEANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 
Tenue à l'Ecole des Chartes, le 27 mai 1910. 



Présidence de M. Brunot, président. 

Nouveaux membres : M me veuve Prarond succédant 
à son mari, correspondant M. Champion, libraire; 
M. James Hyde, (membre fondateur); la Bibliothèque 
de Victoria University, à Manchester, correspondant 
M. Gamber, lrbraire; la Bibliothèque de Kings' Col- 
lège, à l'Université de Londres, correspondant M. Pi- 
card, libraire; M. J. Vising, professeur à l'Université de 
Gothembourg (Suède), correspondant M. Picard, 
libraire; M. Léo Wiese, professeur à l'Université de 
Iena (membre perpétuel), correspondant M. Gamber, 



— 44 — 

libraire; la Bibliothèque de Darmouth Collège, à 
Hanover (N. H.), Etats-Unis, correspondant M. Ste- 
chert, libraire; la Bibliothèque de Washington Univer- 
sity, à Saint-Louis (Missouri), Etats-Unis, correspon- 
dant M. Stechert, libraire; M. François Boucher, élève 
de l'Ecole des Chartes, succédant à son père. 

La Bibliothèque royale, à Bruxelles, figurera désor- 
mais au Bulletin de la Société en place de M. Falk, 
libraire, et la Bibliothèque universitaire de Montpellier, 
en place de M. Fécamp, bibliothécaire. 

Etat des impressions imprimerie Marchessou) : 
Roman de Troie, t. V, dix feuilles tirées, 16 placards. 
— Doon de la Roche, trois feuilles en pages. — Le 
Moniage Guillaume, t. II, cinq feuilles en pages, 
quatre placards. — Guillaume de Machaut, t. II, 
dix feuilles tirées, deux feuilles en placards. 

M. le Président annonce la mort de trois membres 
de la Société : M. Aug. Boucher, ancien élève de 
l'Ecole normale; M. d'Arbois de Jubainville, membre 
de l'Académie des Inscriptions ; M. Adolf Tobler, 
professeur de philologie romane à l'Université de Ber- 
lin. 

Il avait été convenu dans la dernière réunion du 
Conseil (2 décembre 1909) que l'exercice 1909, com- 
prenant déjà deux forts volumes, serait complété par 
un troisième assez mince, le roman de Doon de la 
Roche. Mais l'éditeur, M. P. Meyer, ne pouvant pour 
le moment terminer cette édition, et d'autre part aucun 
autre volume de la même grosseur n'étant prêt à 
paraître, le Conseil décide que la distribution 1909 sera 
pour quelque temps suspendue, jusqu'au jour, assez 



— -p — 

prochain, comme le fait espérer M. Thomas, où on 
pourra y joindre un des deux tomes de l'Entrée en 
Espagne, l'autre étant attribué à un exercice plus récent. 

L'exercice 1910 reste fixé à la reproduction photo- 
graphique du Jardin de plaisance. 

Le Conseil insiste pour que le tirage des clichés soit 
poursuivi avec plus d'activité. M. Picot écrira en ce 
sens à l'imprimerie Protat. 

On demandera aussi aux éditeurs du Roman de 
Troie et de Guillaume de Mâchant de hâter leurs 
publications, afin de préparer l'exercice 191 1 . 

Le Conseil est heureux d'apprendre que M. Picot va 
mettre sons presse le troisième volume de l'édition du 
Recueil de Sotties. 



BALLADE 



ADRESSÉE A CHARLES VII CONTRE ARTHUR DE RlCHEMONT, 
CONNÉTABLE DE FRANCE. 



Le manuscrit 6221 des nouvelles acquisitions fran- 
çaises de la Bibliothèque nationale renferme un grand 
nombre de poésies d'Eustache Deschamps et d'auteurs 
des xiv c et xv c siècles '. Entre autres pièces encore iné- 

1. Voyez Œuvres complètes cTEustache Deschamps, t. H, p. xvn- 
xi.iv, t. X, p. ii-ni et t. XI, p. 106-107. 



- 4 6 - 

dites se trouve ' une ballade satirique contre Arthur de 
Richemont qui doit se dater de Tannée 1436, époque à 
laquelle le Connétable, rentré en faveur auprès de 
Charles VII après la disgrâce de La Trémoïlle, et 
nommé lieutenant général du roi (8 mars 1436), s'ap- 
prêtait avec l'aide de Philippe le Bon à reprendre Paris 
aux Anglais. Le poète, partisan des anciens favoris 
évincés de Charles VII, confond dans une haine com- 
mune les Anglais, le Connétable et ses compatriotes, les 
Bretons, pour lesquels il n'a pas d'épithètes trop dures; 
adressant sa ballade au roi, il le met en garde contre 
un trop zélé serviteur qui lui promet déjà la prise de 
Paris et n'est rien moins que sûr de tenir ses engage- 
ments. S'il eût résidé à Paris, il aurait compris que la 
complicité de ses habitants rendrait facile la tâche de 
Richemont. 

La Ballade présente d'autre part une particularité 
assez caractéristique. L'auteur, familier avec le style et 
les héros de l'épopée, a voulu donner à son œuvre la 
physionomie d'une pièce écrite en ce jargon spécial que 
le moyen âge prête aux Anglais quand ils s'expriment 
en français. Pour cela il a supprimé, surtout à la rime, 
presque toutes les finales féminines et a changé le genre 
de quelques substantifs. Sous ce léger maquillage on 
reconnaît vite la rédaction primitive conçue et écrite en 
pur français; les corrections insignifiantes qu'on aurait 
à faire subir aux vers pour les remettre en leur état pre- 
mier ne laisseraient rien subsister du travestissement. 

A signaler le vers du refrain Ne fust le chat qui 

1. Fol. 35 a-b. 



- 47 - 

menga sa courone, servant à désigner, comme le ferait 
notre expression proverbiale actuelle, C'est le chai, un 
obstacle imprévu à la réalisation d'un projet. L'auteur 
dans chacun des couplets a joué sur les différents sens 
du mot courone (sorte de pain, tonsure, etc.). 

Gaston Raynaud. 



Balade. 

i Puis que Brutus fu prince de Bretaing, 
Tousjours Bretons ont vescu brutement, 
Et ont tant fait que chascun les desdaing 
En tous païs et hait mortelement, 
Synon Anglois, qui especialment 

6 Les honneurent corne leurs bons amis! 
Jean de Montfort tresgrant paine y a mis 
Tout son vivant, sanz en faillir journé; 
Et ont encor grant espérance et bon 
Du roy Artus qui revendra d'armé, 

1 1 Ne fust le chat qui menga son couron. 

12 Breton si est poignant corne un yraing, 
Quant il se voit au dessus reaiment; 
Maiz quant il voit qu'il n'y a qui le craing, 
11 obeïst a tous reverenment. 

Et quant il faut besoignier loyalment, 
17 Chascun scet bien qu'il n'y est pas commis 
« Foi de Breton, ce n'est pas compromis! » 
Ce dient ceulx qui l'ont bien esprouvé. 

17 qui ny. 



- 4 8 - 

Se je dy mal, Jhesus le me pardon! 
Car en Breton feust vérité trouvé, 

22 Ne fust le chat qui menga son couron. 

23 En Picardy, en Haynau, en Espaing, 
Ne trouvères, se mon livre ne ment, 
Qui de vanter doye porter l'ensaing 
Devant Bretons, tant le font piaillement! 
Quant est d'embler et pillier nectement, 

28 Hz ont prescrit, pour ce leur est permis. 
De chycaneurs autant que de formis 
En trouvères par trestout cest contré : 
Olivier pil, et Hervy sy raençon; 
Quant est d'Alain, il fust clerc cest anné, 

33 Ne fust le chat qui menga son couron. 

Prince, Artus vient vers vous a grant aie 
Pour vous servir, et est ung bon person; 
Voulentiers deist : « Paris, ville gaigné! », 
3y Ne fust le chat qui menga son couron ! 



22, 32, 33 et 3y fut — 34 a mq. 



BULLETIN DE LA SOCIETE 



DES 



ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



SEANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 
Tenue à l'Ecole des Chartes le i b décembre 1910. 



Présidence de M. Brunot, président. 

Nouveaux membres : le Séminaire pour l'étude des 
langues romanes à Berlin, correspondant M. Gaulon, 
libraire; M. O. O. Haas, professeur à l'Université de 
Tubingue, correspondant M. Champion; M. François 
Chandon de Briailles, à La Cordelière, par Chaource 
(Aube); M. Arthur Lângfors, maître de conférences à 
l'Université de Helsingfors (Finlande), correspondant 
M. Champion, libraire ; M. Charles B. Newcomer, 
Drake University, Des Moines (Iowa), États-Unis 
d'Amérique, correspondant M. Picard, libraire; Miss 
S. A. Bacon, Mount Holyoke Collège, South Hodley 
(Massachusetts), États-Unis dAmérique. 

BULLETIN — I9IO 4 



— DO — 



État des impressions : Roman de Troie, t. V, treize 
feuilles tirées, deux feuilles en pages. — Le Montage 
Guillaume, t. II, deux feuilles en pages. — Guillaume 
de Mâchant, t. II, dix-huit feuilles tirées, une feuille 
en placards. — Recueil de Sotties, t. III, trois feuilles 
en pages. 

La reproduction enfac-similé du Jardin de Plaisance, 
qui compose l'exercice de 1910, a été mise en distri- 
bution à la fin de septembre. 

M. Raynaud fait savoir qu'il s'occupe en ce moment 
de l'impression de la musique qui doit être jointe au 
tome II de Guillaume de Machaut. 

M. Thomas rédige la préface et la table et le glos- 
saire de Y Entrée d'Espagne, dont le texte est imprimé 
depuis plus d'un an. 

M. Meyer espère reprendre l'impression de Doon de 
la Roche, que son état de santé l'a obligé d interrompre. 

M. le Président annonce la mort de trois membres 
de la Société : M. Fr. Furnivall, L. Delisle, qui en 
faisaient partie depuis l'origine, et M. J. Matske, l'au- 
teur de notre dernière publication, les Œuvres de 
Simund de Freine. 

Le Conseil fixe au mercredi 28 décembre l'Assem- 
blée de la Société. 



_ 5i — 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 
Tenue à l'École des Chartes, le 28 décembre 1910. 

Présidence de M. Brunot, président. 

La Société entend la lecture du discours du Président 
et les rapports du Secrétaire et du Trésorier. 

Sont élus membres du Bureau et du Conseil, pour 
siéger jusqu'à la prochaine Assemblée générale, les 
membres de la Société dont les noms suivent : 

BUREAU 

Président MM. Morel-Fatio. 

Vice-présidents Roques, Roy. 

Administrateur Raynaud. 

Secrétaire P. Meyer. 

Secrétaire- adjoint G. Huet. 

Trésorier Rothschild (Baron Ë. deï. 

Trésorier-adjoint.... E. Picot. 







CONSEIL 


MM 


Bédier. 

Bonnardot. 

Brunot. 

Didot. 

Fréville (de 

Joret. 


• 


MM 


LONGNO 

Muret. 
Omont. 
Piaget. 
Servois 
Sudrk. 




Laborde (M'* 


de). 




Thomas 




Lelong. 









— 52 



Discours de M. F. Brunot, président. 



Messieurs, 

Il y a maintenant vingt-cinq ans que j'ai contracté 
avec la Société des anciens textes français une union 
indissoluble; je lui devais donc en toute justice un 
beau présent, mais j'appartiens à la catégorie, peu 
nombreuse heureusement, des présidents insolvables : 
l'éloquence n'est point de mon gibier, et je ne porte 
non plus aucun des titres pompeux dont un rector 
magnificus verse, sans mot dire, l'éclat sur les Sociétés 
qu'il honore de son patronage. C'est à peine si cette 
année, xohj jour de réunion étant changé, grâce à 
votre complaisance, j'ai pu venir m'asseoir quelquefois 
parmi vous et vous regarder vivre. Votre Société ne 
peut souffrir de ces « deffautes », tant qu'elle a pour la 
servir, son administrateur, son trésorier et surtout 
son secrétaire, Paul Meyer. Pendant que se suc- 
cèdent autour de lui les képis galonnés, lui garde le 
drapeau, qu'il a toujours porté et autour duquel on se 
rallie depuis si longtemps. Je lui souhaite en votre 
nom, après l'épreuve qu'il vient de subir, une nouvelle 
et longue période de santé et de travail. 

Je dois d'abord adresser au nom de mes prédéces- 
seurs un salut et un regret à deux de nos confrères, l'un 
français M. Marande, l'autre anglais M. Brooke, que 



— 53 — 

ja mort nous a pris depuis assez longtemps déjà, sans 
que nous en ayons été avertis. 

L'année 1910 a été particulièrement cruelle; nous 
avons perdu huit de nos membres. 

Henri d'ARBOis de Jubainville était un des plus illus- 
tres de nos confrères, et de sa longue vie scientifique, 
si variée, si féconde, une bonne part fut consacrée à 
nos antiquités françaises. Né à Nancy en 1827, d'une 
vieille famille lorraine, anoblie au xvi e siècle, il vint à 
Paris, ses classes finies, en 1847, et suivit les cours de 
l'Ecole des Chartes et ceux de l'École de droit. Les 
traditions de sa famille, un commencement de vocation 
religieuse qu'il reconnut loyalement insuffisante, ne 
purent l'emporter sur le goût impérieux qui le portait 
vers l'érudition et l'histoire. Il devint archiviste du 
département de l'Aube et le resta 28 ans. Une foule de 
publications, de répertoires, d'inventaires, et aussi des 
articles inspirés par les découvertes faites au jour le 
jour dans le trésor à la garde duquel il veillait, témoi- 
gnent de sa rare diligence. Quelques unes de ces publi- 
cations ont une importance considérable et eussent 
suffi à emplir une carrière d'archiviste. Les armoiries 
des comtes de Champagne ( 1 8 5 2 ) ; Quelques pagi de la 
première Belgique ( 1 852) ; Fouillé du diocèse de Troyes 
(i853); Voyage paléographique dans le département 
de ÏAuhe (1 855) ; Essai sur les sceaux des comtes et des 
comtesses de Champagne (i856); Études sur Vétat inté- 
rieur des abbayes cisterciennes au su" et au xin e siècle 
( 1 858). Ce n'étaient là toutefois que des études prépa- 
ratoires. Et en 1859 commença à paraître la monumen- 
tale Histoire des ducs et comtes de Champagne qui ne 



— 54 — 

fut terminée qu'en 1866, mais parut, dès 1864, digne 
du grand prix Gobert. 

Le succès de son œuvre ne parvint pas toutefois à 
attacher pour toujours notre confrère au moyen âge. 
Les questions d'origine le sollicitaient. Quand il publia 
en 1870 son Étude sur la déclinaison des noms propres 
dans la langue française, puis, en 1872, sa Déclinaison 
latine en Gaule à l'époque mérovingienne, il avait depuis 
quelques années déjà commencé à apprendre le breton 
et les langues celtiques. Alors, en 1880, après 28 ans 
d'exercice, quand il eut pris sa retraite d'archiviste, à 
l'âge où d'autres font valoir leur droit au repos, il entra 
à une nouvelle école, avec l'idée de commencer une 
nouvelle vie. Il poussa de tous côtés ses recherches sur 
le celtique, partit en mission en Irlande, et se fit en 
peu de temps une telle compétence qu'en 1882, on le 
nomma titulaire de la chaire de langues et littérature 
celtiques créée au Collège de France. Une seconde vie 
s'ouvrit désormais pour lui. Elle devait aussi durer 
28 ans, jusqu'en février dernier. Tout le monde sait ce 
qu'elle fut, d'une activité qui eût étonné chez un jeune 
homme. Le caractère de notre confrère était de ne pas 
se contenter des hypothèses admises et d'aller voir au 
fond de tout. Dans ses dernières années, lorsque fut 
découverte la fameuse stèle d'Hammourabi, sa curio- 
sité de juriste piquée au vif ne voulut s'en fier à per- 
sonne. Il se mit à la grammaire assyrienne, avec assez 
de succès pour contester quelques passages des traduc- 
tions données par les spécialistes et les leur faire cor- 
riger. Il n'apprenait des autres que ce qu'il fallait pour 
se mettre en mesure de chercher par lui-même, et les 



- 55 - 

domaines où on ne trouve rien étaient ceux où sa 
ténacité s'acharnait. C'est ainsi qu'il est arrivé à faire 
sortir de l'ombre quelques reflets des Ligures. Même 
enfoncé dans les lointaines périodes de l'archéologie, 
il a souvent travaillé pour nous, car les relations de 
notre langue avec les langues indigènes parlées sur 
notre sol, les rapports de notre littérature du moyen 
âge avec les légendes celtiques sont des terres explorées 
sans doute, mais toutes pleines encore de mystère. La 
vieillesse ne lui avait donné aucune sécheresse, les 
honneurs aucun orgueil, et il n'est personne parmi 
nous qui ne se souvienne de sa bonhomie familière 
et de sa bonté obligeante. 

Auguste Boucher était entré en 1 86 1 à l'Ecole Nor- 
male, et semblait devoir se consacrer aux études pro- 
prement classiques. En i865 il donnait des morceaux 
choisis de littérature. Toutefois, passionné pour les 
études dialectales, qu'il suivait de tout près, il eût peut- 
être obéi à ce penchant, si la guerre n'était survenue, 
et n'avait fait sur lui une ineffaçable impression ; les 
récits des combats autour de la Loire, dont il avait été 
le témoin, sont tout empreints des douleurs alors res- 
senties. A la résignation aux ordres d'une volonté supé- 
rieure devant laquelle s'inclinait l'àme croyante de 
Boucher se mêle une foi ardente dans le relèvement de 
la patrie. La volonté d'y contribuer le jeta dans l'action. 
Sous l'influence de l'évêque d'Orléans, il devint jour- 
naliste de combat pour le reste dé sa vie. Sa droiture, 
la fermeté de ses principes monarchiques et religieux 
qui ne voulurent jamais fléchir, fût-ce quand la majo- 
rité de son parti et son prince lui-même crurent devoir 



— DO — 

s'égarer à la suite d'un aventurier, lui valurent de 
cruelles amertumes, où sa haute conscience demeura 
inébranlable. La crise finie, il eut la consolation d'être 
appelé à un poste d'honneur, il reçut la direction du 
Correspondant; c'est là que la mort est venu le prendre 
le I er mars dernier. Auguste Boucher nous appartint 
plus par sa vie que par son œuvre; il n'a point travaillé 
a faire connaître les vieux héros de nos chansons de 
geste, mais cet homme sans aïeux reproduisait tout 
naturellement, sans recherche d'aucune sorte leur vail- 
lance simple et forte, et leur christianisme impitoyable. 
Adolphe Tobler était suisse. Né en 1 83 5 à Hirzel 
près de Zurich, d'une famille où les arts, la théologie, 
la grammaire même avaient été cultivés, il passa en 
réalité son enfance à Embach, où une tourmente poli- 
tique et religieuse avait jeté son père. Après avoir hésité 
longtemps entre deux goûts qui étaient chez lui égale- 
ment prononcés, celui de la musique et celui de la 
science, il se décida heureusement pour cette dernière 
et entra à l'Université de Zurich, comme étudiant en 
philologie germanique et classique. Il passa de là à 
Bonn, où il entendit les leçons de Diez et se lia avec 
Gaston Paris d'une amitié qui dura jusqu'à la mort. Il 
avait à peine quitté Bonn en 185/ qu'il se faisait con- 
naître par une étude relative à la conjugaison romane, 
à laquelle sont ajoutées des remarques sur lAlexandre 
provençal. Mais il n'avait pas appris assez encore à son 
gré. Il partit pour l'Italie, pour la France ensuite, et si 
l'on ne savait ce que valent les écoles suisses, on serait 
stupéfait de voir ce maître débuter au retour à l'école 
cantonale de Soleure, d'où il passa à celle de Berne. 



- 5 7 - 

Diverses publications dans le Jahrbuch d'Ebert et 
dans ÏArchiv de Herrig, un compte rendu magistral de 
l'édition de Flamenca donnée par M. Paul Meyer, le 
signalèrent à l'attention. Il s'essayait à peine à l'en- 
seignement supérieur que Moritz Haupt qu'il avait 
connu à Bonn vint le chercher pour le faire entrer, sur 
la recommandation de Diez, à l'Université de Berlin, 
où se constituait l'enseignement des langues romanes. 
Il y entra le 23 mai 1867 et y enseigna plus de qua- 
rante ans. Bien qu'il ait partagé son activité entre plu- 
sieurs domaines, c'est le français ancien et moderne 
qui tient la place la plus considérable dans son œuvre. 
En quelques années : Jean de Condé, Le dit du vrai 
Aniel parurent par ses soins. Il a étudié dans des 
articles divers manuscrits anciens : le ms. Corsini de la 
Passion, le ms. Berlinois de Huon d'Auvergne. Notre 
vieille épopée lui fournit la matière d'un article péné- 
trant. Il donna aussi des extraits de la chanson à'Au- 
beri . 

Mais il a été, me semble-t-il, plus porté vers les 
études de doctrine que vers le travail d'éditeur. 
C'était un grammairien né. Depuis le temps lointain 
où il avait eu l'idée de réimprimer le traité de pronon- 
ciation de Théodore de Bèze, l'histoire des mots, des 
tours, et des rythmes l'attirait. Les Recherches sur le 
vers français, qui ont été traduites par un de nos con- 
frères, sont pour ainsi dire, classiques, et malgré le 
développement qu'ont reçu aujourd'hui les études 
d'histoire de la versification française, ce livre demeure 
fondamental. 

Il projetait plus encore. Il avait réuni les matériaux 



— 58 — 

d'un Dictionnaire de l'ancien français, dont, pour des 
raisons dont nous ne pouvons pas être juges, il ajourna 
la publication, après l'apparition du Dictionnaire de 
Godefroy. Il est à espérer que le fruit de ses recherches 
n'est pas perdu pour la science, car, même si l'œuvre 
est incomplète, elle ne peut manquer de porter la 
marque de ce puissant esprit. 

Nous savons, en effet, par ces articles si nombreux et 
presque uniques dans leur genre que Tobler publiait 
périodiquement, comment il comprenait l'interprétation 
des mots, des expressions et des phrases qui. suivant 
lui, ne se séparaient guère. Non seulement il y appli- 
quait toutes les ressources de la méthode historique et 
comparative, mais il réunissait avec un sens profond de 
l'évolution, des faits dont nul n'avait aperçu le rapport, 
et retrouvait la suite de développements que des siècles 
avaient semblé interrompre. Les phénomènes les plus 
obscurs de la syntaxe, à peine relevés quelquefois par 
d'autres, ont été éclairés par lui de la plus vive lumière, 
et rien n'est plus surprenant que de trouver parfois une 
phrase d'une revue de la veille interprétée par des rap- 
prochements aussi sûrs qu'inattendus avec l'ancien fran- 
çais. Si la pensée de Tobler est quelquefois un peu dif- 
ficile à suivre, qui s'en étonnera, après en avoir apprécié 
la profondeur? Heureusement, une bonne partie en a 
été mise en français, grâce aux soins de M. Sudre, aidé 
par M. Kùttner. Il faut espérer que le Recueil entier 
suivra une première partie qui a été si bien accueillie. 
La Société des anciens textes espère aussi qu'une main 
pieuse parachèvera le Dictionnaire. 

V is me pardonnerez, Messieurs, d'avoir si longue- 



- 5 9 - 

ment parlé d'un confrère qui appartenait à la glorieuse 
génération de nos maîtres, et dont les leçons prolon- 
geaient leur écho des bords de la Sprée jusqu'aux bords 
de la Seine. 

M. Furnivall, mort le 2 juin dernier, est un des 
hommes qui ont le plus travaillé à faire connaître à 
l'Angleterre moderne l'Angleterre du moyen âge. Pas- 
sionné pour la vieille littérature nationale, il avait de 
bonne heure constaté ses rapports avec la nôtre, il avait 
même été amené à publier de (861 à 1864 divers textes 
français, pour le Roxburghe Club : le Saint-Graal 
et la Quête du Graal, le Manuel des péchés de William 
de Waddington. Mais ce n'était là qu'un accident, 
une œuvre à côté. Le service qu'il nous a rendu en 
fondant en 1864, YEarly english Text Society est 
autrement grand. Ses ambitions, il l'a prouvé en créant 
ensuite d'autres sociétés, étaient inassouvies. Il voulait 
tout publier, tout vulgariser, tout faire connaître, le 
rare comme l'inédit. Car il avait en haine le livre épuisé 
et précieux, que les millionnaires se disputent, et dont 
l'existence empêche la production d'éditions nouvelles. 
Ce serait scandale, disait-il dans son premier prospec- 
tus, qu'un pareil état de choses continuât et que notre 
héros national, Arthur, restât inaccessible aux étudiants 
de moyensordinaires. Il animait sescompatriotes en leur 
citant le mot orgueilleux des Allemands : chaque œuvre 
imprimée, chaque mot commenté. Son initiative hardie, 
sa persévérance, son désintéressement ont inspiré et sou- 
tenu les hommes auxquels nous devons notre existence. 

Il n'est pas sûr à mes yeux, que le modèle de YEarly 
english Text Society, sans cesse remise à flot par de 



— oo — 

généreuses interventions que facilite l'état moral et 
social de l'Angleterre, ait été toujours favorable à notre 
développement. Quelques-unes de nos erreurs vien- 
nent peut-être de son exemple, mais devant la tombe 
de son fondateur, nous ne pouvons nous souvenir que 
de son enthousiasme communicatif, et le remercier 
d'avoir été aussi le fondateur indirect de la Société des 
Anciens Textes français . 

Pierre Aubry était un jeune homme et semblait devoir 
rester des nôtres pendant longtemps. Dès l'École des 
Chartes, il avait trouvé sa voie, c'est à la musique du 
moyen âge qu'est consacrée sa thèse, comme tous les 
travaux qu'il a publiés depuis. Il avait recueilli avec 
un zèle et une patience infatigables, particulièrement en 
Espagne, une belle collection de photographies de ma- 
nuscrits de musique ancienne, et d'année en année on 
vit paraître des études qui témoignaient de son érudi- 
tion et de son activité. C'étaient des publications de 
documents, comme Les plus anciens monuments de la 
Musique française (1905) ; Estampies et danses royales 
(1906). Les œuvres les plus importantes de cette série 
sont le Roman de Fauvel (1907;, les Cent motets du xni e 
siècle (1908), Le Chansonnier de l Arsenal et les Chan- 
sons de croisade (1909). Il a donné aussi de bonnes 
études spéciales d'histoire musicale comme : La musi- 
que et les musiciens d'Eglise en Normandie au xiii c 
siècle ( 1 906 , Recherches sur les ténors français dans les 
motets du xnr siècle (1907 . Ce qui mieux que toute 
autre chose montre bien la valeur de Pierre Aubry, 
c'est que des maitres tels que nos confrères Jeanroy 
et Bédier L'admirent à collaborer avec eux. 



— 6i — 

Léopold Delisle était plus qu'un membre de notre 
Société. Comme les grands seigneurs qui abritaient les 
réunions académiques du début, il offrit à l'origine, à la 
Société des Anciens Textes au berceau, protection et hos- 
pitalité, dans cette maison même de la Bibliothèque où 
le voisinage de tant de manuscrits qui attendent leur 
tour semblait devoir exciter plus encore l'ardeur de nos 
premiers confrères. Il ne peut être question de refaire 
ici la liste de ses innombrables publications. Le 5 no- 
vembre 1902, quand on fêta le cinquantenaire de son 
entrée à la Bibliothèque, une excellente bibliographie 
de son œuvre, rédigée par M. Paul Lacombe, lui fut 
offerte. 

Il avait tant vu, tant déchiffré, tant classé, tant exa- 
miné de documents, de manuscrits et plus tard d'im- 
primés, qu'il était devenu, suivant un mot célèbre, spé- 
cialiste en tout. Une erreur qui lui était échappée, si 
légère qu'elle fût, surprenait tout le monde, et je me 
rappelle avec quel étonnement on s'aperçut un jour au 
département des manuscrits qu'il avait annoncé une 
Lettre inédite de Malherbe à M. du Penin, qui était en 
réalité adressée à M. Du Périer. C'est qu'il était presque 
infaillible. Il joignait à une mémoire exceptionnelle, et 
méthodiquement dressée par une constante application 
une force de travail peu commune. Dès qu'il fut à la 
Bibliothèque, sans renoncer à son œuvre personnelle, 
il sentit qu'il se devait en conscience à ses fonctions, 
parce qu'en les remplissant, en mettant dans notre grand 
dépôt l'ordre et la lumière, il en décuplait la valeur, 
facilitait les recherches et en assurait le succès. Il inven- 
toria, catalogua et fit cataloguer. 



— 62 — 

Ses travaux sur l'histoire de la Bibliothèque, pour 
désintéressés qu'ils fussent, n'en eurent pas moins un 
résultat précieux aussi, puisqu'ils permirent de reven- 
diquer des manuscrits odieusement dérobés par ceux 
qui avaient la charge de veiller sur leur conservation- 
Sa direction assura à la Bibliothèque Nationale bien 
d'autres avantages encore, et une société comme la 
nôtre ne peut oublier ce qu'il rit pour le classement de 
tant de précieux incunables, dont beaucoup valent des 
manuscrits. Il se retira en 1905, accompagné par la 
reconnaissance de tous les travailleurs, au lendemain 
d'une apothéose, non point fier de son œuvre aux cent 
faces, comme le héros antique, x<S8eï yaîwv, mais modeste 
et simple, désireux de reprendre, sur la fin de sa vie, 
en enfant de Valognes, ses études sur l'histoire de Nor- 
mandie. Le 22 juillet dernier, il mourait. 

Dauphin Tempier était né à Saint-Etienne en 1844. 
Entré à l'Ecole des Chartes en 1873, il y avait soutenu 
une thèse dont sa région lui avait inspiré le sujet, sur 
cette belle salle de la Diana, qui est la curiosité de 
Montbrison. L'administration, qui a en ses mains les 
destinées des archivistes comme des autres hommes, 
l'envoya continuer la sienne au bord de la mer, dans 
les Côtes du Nord. Il y a publié la suite de l'Inventaire 
de la série E (seigneuries) de son dépôt. Ses autres tra- 
vaux concernent l'histoire de la Révolution. Il a mis au 
jour la correspondance des députés des Côtes du Nord 
aux Etats généraux, à la Constituante, à la Législative 
et à la Convention (1886-1892). Il est mort le 22 juil- 
let 19 10. 

Le professeur John Ernst Matzke, de l'Université 



— 63 — 

Leland Stanford, en Californie, était né à Breslau, ie 
20 octobre 1862. Il vient de mourir en plein travail, à 
Mexico, le 19 septembre 1910. Jeune encore, il s'était 
établi en Amérique, où il avait été reçu docteur en phi- 
losophie à l'Université, Johns Hopkins en 1888. Il fut 
deux ans professeur de français à Bowdoin Collège, 
puis professeur de langues romanes à John Hopkins ; 
enfin en 1893 il fut appelé à la chaire qu'on espérait 
lui voir occuper longtemps. 

Comme beaucoup de ses collègues d'Amérique, il 
donna à l'espagnol une partie de son temps, mais c'est 
le français surtout qu'il cultiva. D'études sérieuses et 
profondes sur la phonétique historique, il était capable 
de passer, chose rare, à un essai sur le Cinna de Cor- 
neille, sur les sources de la mort de Pompée, ou à une 
édition d'Hernani. On pense bien que l'homme qui 
avait ainsi suivi notre langue et notre littérature dans 
leur développement glorieux mettait à sa place le 
Moyen âge. 

Il l'a prouvé de diverses façons à notre Société en 
devenant son collaborateur direct. Après avoir publié 
en 1899 les Lois de Guillaume le Conquérant, il nous 
a donné une solide et excellente édition de Simund 
de Freine. Il avait, en outre, préparé une édition du 
Chastelain de Couci, qui est presque complètement 
achevée. Tous ceux qui ont connu cet homme excellent 
s'accordent à faire l'éloge de son esprit si fin, de son 
caractère droit et de sa cordialité. 

La Société des Anciens Textes espère non seulement 
que l'édition du Roman du Chastelain de Couci viendra 
bientôt prendre place dans sa collection avec son aînée, 



- 6 4 - 

mais que l'œuvre projetée par J.-E. Matzke s'achèvera. 
Puisse l'histoire du roman d'aventure, dont ses études 
sur la Légende de saint George, sur le Lai d'Eliduc, sur 
Ile et Galeron, étaient des morceaux détachés, trouver 
un continuateur digne de celui qui l'avait commencé. 
Puisse aussi l'Université de Palo Alto appeler à elle 
un professeur capable de le remplacer, qui ait comme 
cet Allemand, en vivant au contact de nos écrivains 
anciens et modernes, appris à comprendre la France et 
à l'aimer ! 

Vous le verrez tout à l'heure, Messieurs, notre situa- 
tion matérielle est restée à peu près identique à ce 
qu'elle était, le nombre de nos adhérents ne s'augmente 
ni ne décroît sensiblement, mais la proportion des 
Français dans l'effectif total diminue, et c'est là un fait 
qui appellerait bien des réflexions. Que la littérature 
de l'ancienne France soit de plus en plus étudiée au 
dehors, nous ne pourrions que nous en féliciter, si nous 
n'étions obligés en même temps de nous demander 
pourquoi le nombre de ses fidèles n'augmente pas 
parmi nos compatriotes. Plusieurs fois déjà vos prési- 
dents ont fait devant vous notre examen de conscience, 
car la période où l'on pouvait croire au succès de la 
propagande est close. Nous ne pouvons compter pour 
grandir que sur l'action. Or agir, pour nous, c'est 
publier. De là diverses questions. Publions-nous assez? 
Publions-nous bien? Publions-nous ce qu'il faudrait 
publier ? 

Ceux qui répondent négativement à ces questions 
jugent un peu vite. Notre collection, aujourd'hui res- 
pectable, n'aurait pu s'accroître plus rapidement que si 



— 65 -- 

nos ressources l'avaient permis ; dans une sorte de so- 
ciété coopérative comme la nôtre, le nombre des vo- 
lumes édités varie en fonction des adhérents. Pour aug- 
menter la distribution, j'allais dire la répartition, dans 
l'état présent des choses, il resterait cependant quelques 
moyens. Peut-être, sans rien ôter à l'élégance de nos 
publications, qui conhne presque au luxe, sans altérer 
leur caractère qui ne pourrait guère changer que si, 
renonçant à l'unité, nous commencions une seconde 
série, — peut-être, dis-je, pourrait-on étudier la réduc- 
tion de certains frais? Une diminution du poids du pa- 
pier qui correspondrait à une augmentation du nombre 
des volumes serait sans doute bien accueillie. Il ne faut 
pas se dissimuler toutefois que la cotisation que nous 
demandons est élevée, si on la compare à celle des so- 
ciétés analogues, et si on la considère relativement à 
nos habitudes et à nos mœurs. Je ne crois pas qu'un 
progrès en ce sens déterminât un grand mouvement de 
sympathie et d'adhésion. 

On a dit aussi que nous ne savions pas publier 
comme il faudrait. Ce n'est pas, bien entendu, qu'on 
discute la valeur scientifique de notre collection, la 
méthode rigoureuse suivie dans l'établissement des 
textes ni les principes admis pour la rédaction des pré- 
faces, et des lexiques. Sans doute, il arrive que l'un y 
trouve — cela est rare — des choses inutiles, pendant 
que l'autre y regrette certaines lacunes. La valeur de 
nos éditions n'en est pas moins incontestée. Mais plu- 
sieurs se sont demandé si ces pages au rez-de-chaussée 
vide et nu, sans une note explicative, étaient bien faites 
pour le public, et si leur austérité n'avait pas rebuté et 

BULLETIN. — 191 O. 3 



— 66 — 

lassé les bonnes dispositions des curieux qui n'ont en 
fait de science que de la bonne volonté. Il est possible 
qu'il y ait eu un peu de présomption de notre part à 
attendre que le public travaillât pour venir à nous sans 
que nous fissions rien pour aller le prendre par la 
main. Mais qui peut dire jusqu'où il eût fallu des- 
cendre? En principe — est-ce parce que je suis profes- 
seur? — je crois qu'il y a lieu de faire de l'explication 
française, de soutenir et de guider le lecteur, mais tan- 
dis que l'explication orale se règle sur les besoins de 
ceux qu'on a devant soi, dont la physionomie même est 
un guide, l'explication écrite qu'est une annotation ne 
peut se doser que d'après une connaissance préalable 
du public, et le nôtre, inconnu, inconnaissable, hétéro- 
gène du reste, ne fournissait aucune donnée aux com- 
mentateurs. 

J'arrive au grief le plus sérieux. Nous n'avons pas 
publié ce qu'il aurait fallu publier. Peut-être. Notre 
regretté G. Paris, quelqu'alfection paternelle qu'il ait 
eue pour notre œuvre, Ta reconnu, il y a longtemps avec 
sa sûreté ordinaire de jugement. Notre collection n'est 
pas la collection des œuvres maîtresses du moyen âge, 
ces œuvres même en sont absentes pour la plupart. A 
quoi bon reprendre l'énumération, que chacun s'est 
laite à soi-même? Il semble qu'on ait voulu parmi 
nous, jouer la difficulté. 

Je voudrais qu'on ne vît dans mes paroles rien qui 
ressemblât à un reproche ou à une critique. Je sais par- 
faitement que les maîtres qui ont fondé et conduit la 
Société se sont rendu compte de toutes les nécessités, 
et qu'ils avaient des idées générales et directrices. Mais 



- 6 7 - 

ils n'ont pas pu les appliquer. On n'a pas voulu, avec 
raison peut-être, publier par siècle, ni par genre ; on 
avait au fond du cœur l'espoir qu'on pourrait tout me- 
ner de front. Diverses causes ont fait le reste. L'équipe 
de travailleurs cohérente, disciplinée, bien en main, sur 
laquelle il eût fallu pouvoir compter pour une œuvre 
systématique et ordonnée a fait défaut, et la Société n'a 
pu grouper que de libres initiatives. Il en est résulté 
que les défrichements ont été indépendants et presque 
isolés. Notre cité ressemble assez à ces villages de mon- 
tagne où des familles se sont établies chacune sur un 
point des collines, près d'une petite fontaine, et culti- 
vent autour d'elles des champs assez maigres, dont 
on a arraché les buissons, et ôté un à un les cailloux. 
Seule la maison commune est au fond, à l'étroit, entre 
les riches pâturages dont d'autres ont fait leur pro- 
priété, à portée de la route et de l'eau. 

Heureusement, Messieurs, aucun droit de propriété 
littéraire ne nous interdit pour l'avenir l'espoir de nous 
établir nous aussi sur les terres fécondes. Il en reste 
d'ailleurs de libres encore, et je voudrais souhaiter que 
la série des chefs-d'œuvre que nous devons publier pût 
s'ouvrir par le livre le plus célèbre peut être du moyen 
âge, ce Roman de la Rose dont les âges classiques eux- 
mêmes n'avaient pas perdu le souvenir : 

De Jehan de Meun s'enfle le cours de Loire. 

Toutefois, Messieurs, je dirai toute ma pensée. Eus- 
sions-nous avec nous les plus connus de nos héros, les 
plus gracieuses de nos héroïnes que notre cause ne 



— 68 — 

serait pas gagnée. Rien n'est plus facile que de faire ad- 
mirer à un public assemblé la vaillance chevaleresque 
de Roland ou la naïveté hardie de Nicolette. Un confé- 
rencier amuse sans peine un public avec quelques-unes 
des farces de notre ancien théâtre, un conteur moderne 
rajeunit à petits frais un vieux fabliau, un dessinateur 
compose un charmant livre d'étrennes avec des frag- 
ments de Renard, un poète comme celui qu'une bonne 
fée asseoit la nuit dans le fauteuil où notre savant con- 
frère, M. Bédier, a travaillé tout le jour, attendrit les 
âmes délicates au récit des infortunes de Tristan, il est 
possible avec de la chaleur de faire applaudir les ré- 
ponses héroïques de Roland et avec de la finesse d'inté- 
resser les dames aux problèmes psychologiques que po- 
saient leurs aïeules aux chevaliers du pur amour. Les 
diatribes antisémites de Gautier de Coinci trouveraient 
facilement des échos et les tirades égalitaires du Roman 
de la Rose des applaudissements. 

En effet dans ce moyen âge si varié, si contradictoire 
même, il y a de tout et pour tous; car les mêmes idées 
ayant été tour à tour exaltées et bafouées, les puis- 
sants, le roi, les seigneurs, les dames, la guerre, Famour, 
la vie de cour et la vie de couvent se trouvant ici idéa- 
lisées et là raillées, s'il ne s'agit que d'extraire des ta- 
bleaux, de montrer des figures et des scènes, de citer des 
traits, la tâche est aisée. Autre chose est de présenter 
des œuvres. On avait la foi. l'imagination, l'esprit, 
toutes les facultés créatrices ; une langue presque homo- 
gène offrait aux artistes les richesses d'un lexique dont 
rien ne limitait la fécondité, une svntaxe libre et 
souple, des sonorités musicales que les étrangers con- 



_ 6o - 

sidéraient comme incomparables ; le sens de la forme a 
manqué. Et les esprits modernes sont ainsi façonnés 
par une culture plusieurs fois séculaire, qu'ils ne peu- 
vent se résigner à admirer des pierres, fussent-elles pré- 
cieuses, si elles sont grossièrement taillées. La poésie 
même apparaît aujourd'hui comme inséparable d'une 
forme poétique. 

On dit que la Révolution a creusé entre notre France 
moderne et la France ancienne un fossé infranchissable. 
Je conviens que les liens ont été coupés, si bien coupés 
que ceux-là même qui ont sans cesse à la bouche les 
mots de restauration ou de conservation n'ont que bien 
rarement gardé le sentiment vrai du passé. Combien, 
par exemple, depuis la mort de M. le duc d'Aumale, 
comptons-nous parmi nous de ceux dont on voit les 
ancêtres mêlés à nos récits? Tradition n'est souvent 
rien de plus en France qu'un mot de combat. 

Mais la Renaissance a contribué infiniment plus que 
la Révolution à faire de la littérature du moyen âge une 
étrangère sur notre sol. Des siècles de culture classique, 
non seulement ont occupé les cerveaux d'autres âges et 
d'autres œuvres, mais leur ont donné un autre idéal 
littéraire. Les qualités que nos vieux auteurs n'ont ja- 
mais connues, une composition serrée et régulière, une 
expression unique, qui traduit la pensée avec tant de 
justesse qu'on ne peut la remplacer par aucune autre, 
apparaissent aujourd'hui non seulement comme une 
forme de l'art, mais comme l'art même. 

Au commencement du xvm e siècle, un abbé qui s'oc- 
cupait avec beaucoup de liberté d'esprit de la réforme 
des études, se demandait si l'on pouvait al! et prier dans 



— 7° — 

une église gothique, et il concluait que oui, si toutefois 
il n'existait pas d'autre édifice. Aujourd'hui, quelques- 
uns de ceux qui voudraient célébrer le culte des aïeux 
se demandent encore s'ils peuvent le faire dans notre 
temple. 

Ajoutez, Messieurs, que le culte s'y fait en langue 
étrangère. Pour revenir des préjugés contre le style go- 
thique, il a suffi de regarder, pour lire les vieux textes 
il faut comprendre. Il faut avec de la bonne volonté, de 
l'étude, une étude à laquelle rien à peu près n'invite ni 
ne prépare les jeunes Français, qui ne figure dans aucun 
programme. M. Sudre vous a dit, il y a quelquesannées, 
au prix de quels efforts nous sommes parvenus à faire 
à l'ancien français une petite place dans les concours 
d'agrégation. Jusqu'à hier on a pu enseigner dans les 
lycées, sans presque savoir traduire un vers de Roland. 
Et le progrès est si lent, la situation de cette discipline 
considérée comme inférieure si précaire, que dans la 
réforme récente de l'agrégation, réforme si discutable 
du reste, si funeste même suivant moi, on avait oublié 
l'ancien français. Des représentations furent faites, et 
on rétablit l'épreuve. 

Depuis, un grand progrès a été réalisé, que je suis 
heureux de vous signaler. Plusieurs Facultés ont mis 
au programme de licence un auteur du moyen âge. 
Leurs étudiants se trouvent donc désormais obligés de 
s'initier à notre vieille langue. C'est le pas le plus déci- 
sif qui ait été fait depuis longtemps, et les Universités 
devenues maîtresses d'elles-mêmes ont rendu à nos 
études un service signalé. 

Les conséquences s'en feront sentir tôt ou tard. Mais 



on ne les verra pleinement que quand l'enseignement 
public sera entré dans une nouvelle voie. Cela ne saurait 
tarder. L'éducation encyclopédique a fait son temps. 
Elle est incompatible avec le développement des con- 
naissances humaines auquel aucun cerveau d'enfant ni 
d'homme ne peut suffire. Quand on consentira à la di- 
vision nécessaire, correspondante à la variété des be- 
soins et des goûts, quand on créera des établissements 
où seront enseignées les humanités françaises, notre 
ancienne langue et notre ancienne littérature y vien- 
dront tout naturellement prendre une place de choix. 
C'est à nous à nous mettre en mesure de fournir à ce 
moment-là ce qui nous sera demandé. L'ambition que 
nous avons eue il y a vingt-cinq, ans ou trente ans, était 
prématurée. Le moment approche où l'on peut espérer 
voir s'établir une forme de culture dont la base sera 
l'étude intégrale de la France à travers les âges. 



Rapport sur les travaux de la Société des Anciens 
Textes français pendant les années igog et igio, 
par M. Paul Meyer, secrétaire. 

Messieurs, 

Le rapport que j'ai à vous présenter aujourd'hui est 
plus court qu'à l'ordinaire. Nous n'avons à traiter que 
de deux publications: le tome I er de Florence de Rome 
qui vous a été annoncé en mars dernier, pour l'année 
1909, et le Jardin de Plaisance dont il a été question 
lors de notre dernière assemblée, et que nous avons 



mis au jour il y a trois mois, pour constituer l'exercice 
de 1910. Notre exercice est donc complet dans Tannée 
même où il a paru, ce qui ne nous est pas arrivé sou- 
vent. Il n'en est malheureusement pas ainsi pour Tannée 
1909. Nous devons encore un livre, et j'ai le regret de 
dire que la faute est mienne. Je suis en effet atteint, 
depuis plusieurs mois, d'une affection dont je ne suis 
pas guéri, et qui rend mes travaux très pénibles. Toute- 
fois mon édition de Doon de la Roche est assez avancée 
et j'espère réussir à la terminer pendant la prochaine 
année. 

L'édition de Florence de Rome est finie. Il eût été 
commode de publier en même temps les deux tomes, 
et de les disposer de telle façon que la première 
rédaction de ce poème fût imprimée dans le tome I er , 
tandis que la seconde rédaction eût pris place dans le 
second. Par suite de circonstances qu'il serait sans 
intérêt d'expliquer, nous avons mis au jour en 
1907 le tome II, qui contient l'ancienne rédaction, 
tandis que le tome .I er , qui contient la seconde rédac- 
tion, a paru, récemment, pour Tannée 1909. Mais 
maintenant que les deux volumes sont en vos mains, 
cette disposition insolite est sans inconvénient. Dans le 
tome I er , vous avez trouvé une introduction très appro- 
fondie sur toutes les questions que soulève la première 
rédaction, tant sur l'établissement du texte que sur 
l'état de la langue. A la suite M.Wallenskold a traité briè- 
vement, mais avec précision, l'histoire «du conte de la 
femme chaste convoitée par son beau-frère », sujet que 
l'auteur avait étudié plus à fond dans un mémoire spé- 
cial (voir mon rapport de 1007, p. 74^. Dans le même 



- 73 - 

tome I est imprimé en suite la rédaction (xiv e siècle) qui 
est d'un bien mauvais style, mais qu'il fallait mettre au 
jour, puisqu'elle appartient au sujet, et qu'elle était 
inédite. La première rédaction n'est pas elle-même très 
ancienne : elle ne peut guère être antérieure au milieu 
environ du xm e siècle, mais il est à peu près certain 
qu'il en a existé un état plus ancien, delà fin du xn' siè- 
cle selon toute apparence, sur laquelle on a certains 
témoignages. Le Roman de Florence de Rome tel 
qu'il se présente, est assurément l'une des plus impor- 
tantes publications que nous ayons reçues depuis long- 
temps. Et ce précieux ouvrage nous rappelle encore 
une fois le nom de Gaston Paris qui avait conseillé à 
M. Wallenskôld de préparer cette édition. 

La reproduction à base photographique du Jardin de 
Plaisance, qui constitue l'exercice actuel, est un livre 
imprimé plus rare que bien des manuscrits. Sans doute 
on en a plusieurs éditions, depuis la première impression 
de Vérard, vers i5oi, jusqu'à celle d'Olivier Arnolet, 
vers i 525. Mais celle de Vérard est la plus complète, 
car dans les autres éditions, certaines pièces manquent. 
L'édition de Vérard est infiniment rare, puisqu'on n'en 
connaît que deux exemplaires, tous deux imparfaits: 
l'un a perdu un feuillet, dans l'autre il manque envi- 
ron trente feuillets. Il nous a été facile, à l'aide de ces 
deux exemplaires, de reconstituer dans notre reproduc- 
tion le texte complet. 

Le Jardin de Plaisance, est un recueil assez mal 
classé, on pourrait dire dépourvu d'ordre. Il se com- 
pose d'un très grand nombre de poésies (ballades, ron- 
deaux, et quelques courts poèmes) qui s'étendent de la 



— 74 — 

fin du xiv e siècle jusque vers la fin du xv e . On y lit des 
pièces d'Eustache Deschamps, de Charles d'Orléans, 
de Villon, de Vaillant, de Jean de Garencière, de Taille- 
vent, de Pierre Michaut, etc. Le texte n'est pas tou- 
jours correct, mais, ce qui est précieux, c'est qu'il y a 
nombre de pièces inconnues ou du moins qui n'ont pas 
encore été identifiées. Bien que le Jardin de Plaisance 
ait été maintefois utilisé par plusieurs de nos confrè- 
res, M. Picot, M. Piaget, M. Raynaud, il reste encore 
bien des recherches à faire. On ne saura probablement 
jamais par qui ce singulier recueil a été formé originai- 
rement, mais on retrouvera les noms de beaucoup des 
auteurs; on saura d'après quels manuscrits ou anciens 
imprimés on a reproduit les textes ; on distinguera 
soigneusement les diverses éditions. Il y a là toute une 
série de recherches que M. Piaget, aidé de M. Picot, 
son commissaire responsable, saura conduire à bonne 
fin, dans le mémoire qu'il doit composer sur le Jardin 
de Plaisance, et que, nous l'espérons, il ne tardera pas 
à terminer. 

Bien que je n'aie pas à annoncer de nouveaux travaux, 
nos collaborateurs n'ont pas été oisifs pendant l'année 
qui s'achève, et nous sommes assurés d'avoir pour 
191 1 plusieurs textes à mettre au jour. Le cinquième 
et dernier tome du Roman de Troie s'imprime régu- 
lièrement. Il contiendra l'introduction, le glossaire 
(qui sera nécessairement assez fort) et la table des noms. 
Nous l'aurons l'an prochain : l'activité bien connue 
de M. Constans en est le garant, et ainsi aura été 
terminée en six ou sept ans. l'une de nos plus utiles et 
les plus difficiles de nos publications. Le tome II de 



- 75 - 

Guillaume de Machaut est très avancé et pourra pro- 
bablement être achevé vers le même temps. D'autre 
part, nous avons mis sous presse deux volumes dont 
l'achèvement est très désirable, car ils compléteront 
deux œuvres dont le commencement date déjà de 
plusieurs années : le tome III des Sotties de M. Picot 
(les premiers volumes sont de 1902 et de 1904), et le 
tome II du Moniage Guillaume (t. I, 1906). Enfin nous 
devons rappeler YEntrée d'Espagne, en deux tomes, 
dont le texte est imprimé depuis plus d'un an. Nous 
avons retardé cette édition non seulement parce que 
M. Thomas a été empêché par d'autres travaux, mais 
aussi parce que nous avons cru devoir faire passer 
les premiers, certains livres particulièrement pressés : 
Guillaume Alexis, le Roman de Troie, Simund de 
Freine. Actuellement M. Thomas a repris son édition. 
Il s'occupe de la préface et du glossaire, qui sera 
singulièrement difficile, le poème étant composé en un 
langage franco-vénitien qui présente des formes sou- 
vent étranges. Nous espérons que YEntrée d'Espa- 
gne pourra paraître en 191 2. 

Comme vous le voyez, Messieurs, ce ne sont pas les 
matériaux qui nous manquent. Nous avons même 
réservé à plus tard divers projets qui seront annoncés 
l'an prochain, lorsque les publications commencées 
seront terminées ou du moins plus, avancées. Mais si 
nous passons en revue les ouvrages que nous avons mis 
au jour depuis quelques années et ceux que nous avons 
en préparation, nous ne pouvons nous défendre d'une 
pénible préoccupation. Nous constatons que le plus 
grand nombre de nos collaborateurs sont étrangers; 



allemands, Scandinaves, américains. Certes, nous som- 
mes heureux de les recevoir parmi nous. Il nous font 
une excellente besogne, et, sans eux, comment pourrions- 
nous conduire notre œuvre à bonne fin ? Mais il serait 
plus correct que la majorité de nos éditeurs appartînt 
à nos compatriotes. Il en était ainsi autrefois, lorsque 
nous avons fondé la Société des Anciens Textes. Si nous 
relevons les noms de nos anciens collaborateurs, depuis 
l'origine jusque vers ces vingt dernières années, nous 
constatons que la plupart de ces noms sont français. 
Quelques uns vivent encore et nous font honneur, 
mais bien peu sont nombreux, peut-être deux ou trois, 
ceux de nos compatriotes qui sont venus prendre place 
dans les rangs éclaircis. Il est pénible de reconnaître 
qu'il se forme chez nous trop peu d'étudiants préparés 
à l'étude de notre langue, surtout à l'étude de notre 
ancienne littérature. Il y a déjà vingt ans G. Paris 
s'affligeait d'avoir si peu de français parmi ses élèves, 
entre lesquels la majorité était composée d'étrangers. 
Il ne semble pas que les études romanes se soient 
depuis relevées chez nous, alors qu'au dehors les 
mêmes études sont florissantes. Jadis, peu de temps 
après 1870, on se plaignait qu'il, n'y eût en France 
aucune chaire pour la philologie romane, en dehors de 
Paris. Mais, depuis bien des années, il n'en est plus 
ainsi. Il y a, dans les facultés de province, plusieurs 
chaires de langues romanes ou de l'ancien français, et 
il y en aurait certainement plus encore si les candidats 
étaient plus nombreux. Le marquis de La Grange 
(-J- 1876), qui fonda à l'Académie des inscriptions un 
prix en faveur de la publication d'une œuvre inédite 



— 11 — 

d'un ancien poète français, ne soupçonnait guère que 
la plupart du temps son prix aurait été attribué à des 
savants étrangers, si, par une disposition spéciale, qui, 
à l'Institut, est très exceptionnelle, il n'avait été réservé 
aux savants français. 

« Espérons », nous disait un jour G. Paris, « que 
« renseignement de la philologie nationale, qui se ré- 
« pand et se fortifie de plus en plus, changera notre 
« cohorte en une armée aussi vaillante que nombreuse, 
« et répandra en même temps plus largement dans le 
« public le goût et l'intelligence de notre vieille litté- 
« rature». Ainsi nous parlait-il en 1895, en rappelant 
les travaux de la Société depuis son origine en 1875. 
Quinze ans se sont écoulés, et cependant nous ne pou- 
vons nous défendre de pensées mélancoliques. Espé- 
rons, comme Paris, que l'avenir sera plus favorable! 



Rapport sur le compte des recettes et des dépenses de la 
Société pendant l'année ipio,par M. Emile Picot, 
trésorier-adjoint. 

Messieurs, 

L'espoir que j'ai depuis longtemps de remettre mes 
fonctions à un successeur plus jeune et plus actil que 
moi n'a pas pu se réaliser jusqu'ici. C'est encore moi 
qui viens vous entretenir de notre situation financière. 
Par bonheur les circonstances facilitent ma tâche, et je 
puis dire que à la fin de l'année 191 o, la Société des 
Anciens Textes est plus prospère qu'elle ne l'a jamais 



été. Diverses causes ont contribué à rétablir l'équilibre 
plusieurs fois menacé. Grâce au zèle de nos confrères 
américains, en particulier de mon excellent ami M. 
Raymond Weeks, nous avons recruté un certain nom- 
bre de membres nouveaux, puis les ventes extraordi- 
naires faites au cours du dernier exercice et de la pré- 
sente année sont venues grossir fort à propos nos 
recettes et nous ont permis d'augmenter enfin nos 
réserves. Après avoir fait cette constatation rassurante, 
j'entre, messieurs, dans le détail des opérations sociales. 
Le rapport que j'ai eu l'honneur de vous présenter le 
23 décembre 1909 laissait un solde actif de 1292 fr. 60. 
A ce solde se sont joints trois groupes de recettes. 
Au compte Capital figurent 12 droits d'entrée, soit 
1 20 fr. ; une souscription de membre fondateur : 5oo fr. 
et les versements de quatre membres perpétuels : 
1000 fr.; ensemble 1620 fr. devant, conformément à 
nos statuts, être capitalisés. Le compte d'intérêts enre- 
gistre une annuité de 835 fr, de rente 3 % perpétuelle et 
une annuité de 60 fr. de rente 3 °/ amortissable, soit 
895 fr. Le compte des souscriptions se décompose 
ainsi: 2 cotisations pour 1907 : 5o fr. ; 12 cotisations 
pour 1908 : 3oo fr. ; 2t cotisations pour 1909 : 525 fr.; 
souscription ministérielle pour cette même année: 
75o fr.; 249 cotisations pour 1910 : 6225 fr. ^cotisa- 
tions pour 191 1: 100 fr. ; ensemble: 7950 fr. Le 
compte des ventes se divise en deux parties. Les ventes 
faites aux conditions ordinaires ont produit 1409 fr.; 
les ventes de collections plus ou mois complètes nous 
ont permis d'encaisser 1674 fr. i5. Vous pourrez voir, 
messieurs, la liste des ouvrages vendus aux conditions 



— 79 — 

ordinaires. Quant aux parties de collections, elles ont 
été cédées avec des rabais exceptionnels, après examen 
par votre administrateur des cas particuliers ; mais le 
contrat qui nous lie à nos libraires ne nous permet pas 
d'aller très loin dans la voie des réductions de prix. 

Le total de nos recettes s'est élevé ainsi à 14840 fr. 
75. Voici maintenant le détail des dépenses que nous 
avons effectuées. Nos frais divers (encaissements, tim- 
bres, impressions, etc.) ont monté à 304 fr. 85 ; les 
frais, malheureusement très lourds, du magasinage et 
de l'assurance, ont absorbé 471 fr. 45 ; soit, pour 
l'ensemble de nos frais généraux, un total de 776 fr. 3o. 
Les remises ou bonifications faites aux libraires ont 
grevé notre budget de 595 fr. Les deux n os du Bulle- 
tinde la Société pour 1909 nous ont coûté 863 fr.; le 
n° 1 de 1910, 359 fr. i5; soit pour le Bulletin une 
dépense de 1222 fr., i5. Bien que Les deux Poèmes de 
la folie de Tristan appartiennent à l'exercice 1907, 
les frais de la publication n'étaient pas encore entière- 
ment payés. Nous avons enfin réglé les honoraires de 
l'éditeur se montant à 170 fr. Pour Simund de Freine, 
qui est de 1909, nous avons eu à verser au relieur un 
supplément de 7 fr. 5o. Le tome I de Florence de 
Rome a entraîné une dépense de 2763 fr. 90, se décom- 
posant comme suit : impression : 1859 fr. i5; carton- 
nage 532 fr. 75; honoraires de l'éditeur : 372 fr. Le 
Jardin de Plaisance, pour lequel nous avions payé 
l'année dernière 7022 fr. 48, nous a entraînés à une 
dépense nouvelle de 4166 fr. 45, savoir : 358 1 fr. 20, 
pour le tirage des clichés et 585 fr. 25, pour le car- 
tonnage. 



— 8o — 

Le coût total de ce beau volume est ainsi de 
1 1. 188 fr., 85. 

Toutes ces dépenses payées, il nous restait en caisse 
5.i39 fr. 4-5- Nous avons pensé qu'il était urgent de 
profiter de cette bonne fortune pour reprendre nos 
placements depuis si longtemps interrompus. Nous 
avons acheté ces jours-ci 1 35 fr. de rente française 3 % 
perpétuelle, qui nous ont coûté 4.370 fr. 29. Il ne 
nous reste ainsi qu'un solde actif de 769 fr. 16; mais 
nous n'avons pas encore touché la souscription minis- 
térielle pour 1910, et nous pouvons espérer que ces 
deux sommes réunies suffiront pour payer le volume 
qui doit être encore affecté à l'exercice 1909. 

Telle est, messieurs, notre situation financière. 
J'espère qu'après avoir examiné le compte que j'ai 
l'honneur de vous soumettre, vous partagerez la satis- 
faction que j'éprouve moi-même en vous le présentant. 



— 8i — 

Liste des ouvrages vendus en librairie 
du l5 décembre 1 908 au 5 decembre iqoq. 

32 N° s divers du Bulletin fr. 24 

» Chansons françaises du XF e siècle 

(épuisées) » 

1 ex. Les plus anciens Monuments de la langue 

française 1 5 

» — Brun de la Montagne » 

» — Miracles de Nostre-Dame, t. I » 

» — — t. II » 

» — — t. III » 

1 — — t. IV 5 

» — — t. V » 

» — — t. VI » 

» — — t. VII » 

2 — — t. VIII i5 

» — Guillaume de Palerne (épuisé sur pap. 

ord.) , » 

» — Sept Sages de Rome (épuisé sur pap. ord.) » 

» — Aiol (épuisé sur papier ordinaire) » 

3 — Débat des hérauts d'armes 1 5 

1 — Œuvres d'Eustache Deschamps, t. I. . . . 6 

1 — — t. II... 6 

1 — — t. III .. 6 

1 — — t. IV... 6 

1 — — t. V.... 6 

1 — — t. VI. . 6 

1 — — t. VIL. 6 

1 — — t. VIII. 6 

1 - — t. IX... 6 

1 — — t. X.... 6 

2 — — t. XI... 12 

» — Voyage à Jérusalem » 

» — Chronique du Mont Saint-Michel, 2 vol. » 

» — Élie de Saint-Gilles » 

1 — Daurel et Béton 

1 3 — Vie de saint Gilles 

2 — L'Amant rendu cordelier 

5 — Raoul de Cambrai 

2 — Dit de la Panthère d'amour 

» — Œuvres de Beaumanoir, 2 vol 

1 — Mort d Aymeri de Narbonne 

» — Evangile de Nicodème 

A reporter fr. ijl 5o 

BULLETIN. — 191O 6 



4 

65 


» 


10 


» 


% 


5o 
» 


» 


1) 


5 


» 


» 


» 



— 82 — 

Report fr. 27350 

» — Vie de saint Thomas de Cantorbety ... . » » 

2 — Œuvres de Christine de Pisan, t. I ... . 10 » 

3 — — t. II ... i5 » 

4 — — t. III . . 20 » 

1 — Roman de Merlin, 2 vol 10 » 

» — Aymeri de Narbonne, 2 vol » » 

» — Mystère de saint Bernard de Menthon.. » s 

1 1 — Les quatre Ages de V homme 38 5o 

» — Couronnement de Louis (épuisé) » » 

6 — Contes de Nicole Bo^on 45 » 

1 — Rondeaux et autres Poésies 4 » 

4 — Roman de Thèbes, 2 vol 60 » 

» — Chansonnier Saint-Germain » » 

26 — Guillaume de Dole i3o » 

5 — UEscoufle 3750 

1 — Guillaume de la Barre 5 » 

» ex. Méliador, t. I » » 

» — — t. II » » 

» — — t. III » » 

2 — Prise de Cordres 10 » 

2 — Œuvres de Guillaume Alexis, t. 1 10 » 

3 — — t. II.... i5 » 
3 — — t. III... i5 » 

» — Art de Chevalerie. » » 

» — Abrejance de l'Ordre de Chevalerie . ... » » 

» — Chirurgie de M e Henri de Mondeville,t. I. » a 

» — — t. II » » 

1 — Les Narbonnais, t. 1 5 » 

1 — — t. II 5 » 

1 — Orson de Beauvais 5 » 

» — Apocalypse, album » » 

1 — — texte 7 5o 

S — Chansons de Gace Brûlé 40 » 

27 — Roman de Tristan, par Thomas, t. I... 162 » 
14 — — — t f II.. 84 » 

3 — Recueil général des Sotties, t. I 1 5 » 

3 - - t. II i5 » 

1 — Roman de Robert le Diable 5 » 

3 — Roman de Tristan, par Béroul (papier 

Whatman) 3o » 



A reporter fr. 1,072 



- 83 — 

Report fr. 1,072 

3 — Roman de Troie, t. I 

2 — — t. II 

2 — — t. III 

5 — — t. IV 

2 — Maistre Pierre Pathelin 

2 — Les Vers de la Mort 

1 1 — Les Cent Ballades 

3 — Le Moniage Guillaume, t. I 

5 — Florence de Rome, t. I 

3 — — t. II 

3 — La Folie Tristan 

12 — Œuvres de Guillaume de Mâchant, t. I. 

5 — Simund de Freine 

» — Jardin de Plaisance 

1 — Mistere du Vieil Testament, t. VI 



Total fr. 1,409 



22 


5o 


i5 


» 


i5 


» 


37 


5o 


6 


» 


6 


» 


55 


» 


22 


5o 


3o 


» 


18 


» 


7 


5o 


7 2 


» 


2 5 


» 


» 


» 


5 


» 



TABLE DES MATIERES 

DU BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ DES ANCIENS TEXTES FRANÇAIS 

POUR L'ANNÉE 19 IO 



Pages. 

Décret reconnaissant la Société comme d'utilité publique. 5 

Statuts 7 

Règlement 1 3 

Liste des membres de la Société au 1" juin 1910 18 

Liste des membres du Conseil d'administration 41 

Procès-verbaux des séances 43, 49 

Ballade adressée à Charles VII contre Arthur de Riche- 
mont, connétable de France, publiée par M.G.Raynaud. 45 

Assemblée générale de la Société 5i 

Discours de M. F. Brunot, président 52 

Rapport de M. Paul Mcyer, secrétaire 71 

Rapport de M. Emile Picot, trésorier-adjoint 77 



Le Puy, imp. R. Marchessou. — Peyrilier, Rouchon et Gamon, succesîeurs. 



y 



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